Histoires de bêtes

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En deuxième page, vous pouvez lire les histoires des « cas des cailloux » qui n’ont pas eu la chance d’être adoptés et sont morts au refuge.

Mais tout d’abord, quelques histoires moins tragiques :

Histoire du chien Loubard

Il avait été retiré par la police à son maître SDF. Le maître s’est suicidé et l’histoire a fait l’objet de nombreux commentaires sur internet. Le chien, très docile et gentil mais habitué à une certaine liberté, avait un peu de mal à se faire aux conditions de vie au refuge. Chance inespérée : un couple, ému par cette histoire, a pris contact avec notre association dans le but d’adopter le chien.

Quelques explications et discussions plus tard, notre brave Loubard, doté par ses nouveaux maîtres d’une accompagnatrice dépêchée à cet effet, prenait le train, avec un billet de première classe, pour le midi de la France.

Il a gentiment dit au-revoir à la chef-animalière qui l’avait accompagné à la gare, après avoir gentiment dit bonjour, au refuge, à l’accompagnatrice qu’on lui avait attribué et qu’il ne connaissait pas.

Voici les photos : Loubard dans le train, sur le quai de la gare de Dijon, sur le quai de sa gare de destination, au café avec son accompagnatrice, avec son maître et sa maîtresse dans leur belle propriété du sud.

Histoire de Déborah et de son chat Cléo

Deborah-et-CleoNos animalières, chargées par les pompiers d’aller chercher un chat errant à Dijon, dans le quartier de Fontaine d’Ouche, reviennent au refuge avec le chat en question. On s’aperçoit aussitôt que le chat est identifié par transpondeur (puce) et on s’empresse de contacter la maîtresse, sans succès : le numéro de téléphone indiqué au fichier félin a été attribué à quelqu’un d’autre et l’adresse n’est plus la bonne : la personne a déménagé. Qu’à cela ne tienne ! Sihame n’est pas femme à renoncer pour si peu. Elle explore Facebook, à tout hasard, découvre une jeune femme portant le même nom que la personne enregistrée au fichier félin, prend contact … C’est la maîtresse du chat Cléo ! Elle habite Metz désormais. Elle a perdu son chat il y a plus d’un an, lorsqu’elle habitait Fleurey-sur-Ouche. Un jour, il est sorti pour se promener et n’est jamais rentré. Il s’appelle Cléo, il est tout noir et il est né en 2007. Comment a-t-il effectué le trajet entre Fleurey-sur-Ouche et Fontaine d’Ouche ? Mystère ? Qui l’a entretenu pendant cette longue année ? Cléo était en pleine forme et bien dodu lorsque nous l’avons recueilli. Probablement quelqu’un de bien intentionné qui, constatant que le chat n’était pas tatoué, a pensé qu’il n’appartenait plus à personne. Déborah, la maîtresse, en a pleuré de joie. Elle va faire tatouer Cléo, car nous lui avons dit que la double identification, par transpondeur et par tatouage, était techniquement possible et légalement admise. Quant à celui qui a si bien pris soin de Cléo, s’il vient à lire ces lignes, qu’il soit ici remercié et rassuré sur le sort de son protégé.

Filou alias Aristide

C’est un chat qui vivait chez un monsieur dans le territoire de Belfort, à Delle. Le monsieur n’avait pas le droit de posséder un chat dans la chambre qu’il occupait. Il laissait le chat dans sa voiture et l’attachait quelquefois avec une ficelle. Il l’emmenait parfois chez sa copine mais elle lui donnait des coups de pieds.

Ne pouvant plus faire face le monsieur a décidé d’emmener le chat chez sa mère, à Dijon, et celle-ci a abandonné le chat dans notre refuge.

Lorsqu’il a appris cela, le monsieur a voulu reprendre le chat (il devait quand même l’aimer un peu son chat). Véronique passait par là. Quand elle a vu le pauvre chat apeuré, tremblant et maigre, elle a proposé de l’adopter, ce que le monsieur a refusé dans un premier temps. Puis il a fini par accepter. C’est comme cela que la vie de Filou (devenue Aristide) a basculé de l’enfer au paradis. Le calvaire de Filou était fini, la vie de pacha d’Aristide commençait.

Tatiana souffrait d’une hernie

TatianaCe petit chiot femelle fait partie d’une portée née le 31 mars 2011 et abandonnée avec la mère. Alors que ses frères et soeurs dévoraient à longueur de journée et grandissaient très vite, Tatiana avait très peu d’appétit, se développait peu et restait très mince.

Après avoir éliminé nombre de causes auxquelles on avait pensé, on finit par découvrir le pot-aux-roses : la pauvre petite bête avait une hernie inguinale ; une partie des intestins se trouvait au niveau du pli de l’aisne, et elle ne mangeait guère parce qu’elle souffrait.

Opérée en urgence, elle resta hospitalisée 4 jours, et lorsqu’elle put retrouver sa fratrie au refuge, elle était gaie comme un pinson et elle se précipita sur la nourriture.

Aujourd’hui tout est oublié : dodue, en pleine forme, joueuse, douce et câline, Tatiana fait plaisir à voir et il ne lui manque plus qu’un maître bienveillant.

Histoire du chat Antounin dit Pompon

Il est arrivé au refuge pantelant et quasiment inanimé, apporté par une dijonnaise qui avait vu l’accident : heurté par une voiture dont le conducteur n’avait pas jugé utile de s’arrêter, le chat gisait sur le sol, au milieu de la rue.

Aussitôt transporté chez le vétérinaire, le chat passa plusieurs jours dans le coma, sous perfusion. Quand il eut repris conscience, il fallut encore attendre que le stress qu’il éprouvait s’atténue et qu’il recouvre des forces afin que l’opération nécessaire puisse être programmée.

Outre de nombreuses blessures peu graves, il avait une luxation des deux hanches, et si la hanche droite pouvait être remise en place sans opération, il n’en était pas de même pour la gauche, pour laquelle il fallut pratiquer une exérèse de la tête et du col du fémur. S’ensuivit la convalescence, au terme de laquelle le chat fut rapatrié au refuge. On avait profité de sa longue hospitalisation pour le tatouer, parce qu’il n’était pas identifié.

Les vaccinations suivirent, ainsi que les tests et tout ce qu’il fallait pour que le chat, dorénavant baptisé Antounin, puisse être quelque temps plus tard transféré en chatterie et proposé à l’adoption.

Un début de coryza retarda un peu ce transfert, et une surprise – heureuse – se produisit alors : une famille dans tous ses états se présenta au refuge. Depuis plus d’un mois, ils cherchaient partout leur chat, et désespéraient de le retrouver.

Ils venaient, par le plus grand des hasards, de découvrir dans une boulangerie une petite annonce déposée par la dijonnaise qui nous avait apporté le chat, annonce dans laquelle elle expliquait qu’elle avait déposé le chat au refuge des cailloux. Et, par chance, la boulangère avait omis d’enlever cette annonce déjà bien ancienne.

C’est ainsi qu’Antounin, qui s’appelle en réalité Pompon et qui est âgé de 10 ans, a retrouvé ses maîtres. Moment d’émotion intense… La maîtresse pleurait de joie et on voyait bien que le maître se retenait pour ne pas faire de même. Quant au chat, il manifestait à sa manière le contentement extrême qu’il éprouvait.

Moralité (elle est double) :

  1. Il est indispensable de faire identifier son animal,
  2. Si on le perd, la première chose à faire est d’avertir les refuges de la région (qui sont aussi des fourrières pour animaux trouvés).

Antounin dit Pompon a eu beaucoup de chance d’être apporté en notre refuge. Voici pourquoi :

Ce qu’il faut savoir : les animaux trouvés et ceux qui sont capturés sur la voie publique (c’est à dire tous ceux qui ne sont pas abandonnés légalement par leur maître) relèvent du régime de la fourrière. La loi prévoit que la fourrière qui les accueille doit les garder pendant 8 jours ouvrés, le temps que leur maître se révèle et vienne les chercher. Passé ce délai, la fourrière (qui se trouve généralement dans l’enceinte du refuge) devient propriétaire de l’animal et peut décider de le faire euthanasier ou de le mettre en état sanitaire et légal pour le proposer à l’adoption. Dans notre SPA, tous les animaux qui arrivent en fourrière (comme notre brave Pompon), sans exception aucune, se retrouvent plus tard proposés à l’adoption s’ils ne sont pas repris par leur maître. C’est loin d’être le cas partout, c’est pourquoi nous insistons sur la « moralité » de l’histoire de Pompon dit Antounin le bienheureux…

Un cheval dans le potager !

Le mardi 16 août, dans l’après-midi, le maire de Renève, bien ennuyé, téléphone au refuge pour savoir si on peut lui venir en aide : le matin même, un couple a découvert avec stupeur un cheval bai, blessé, dans son potager. Les démarches pour retrouver le propriétaire sont restées vaines ; un vétérinaire, appelé à la rescousse, a constaté l’absence de transpondeur (puce) : le cheval n’est pas identifié.

La secrétaire de l’association, habituée à gérer toutes sortes de difficultés liées aux chiens, aux chats et aux nouveaux animaux de compagnie, ne sachant que faire en ce cas précis, appelle à l’aide notre présidente.

A partir de ce moment-là, le maire et la présidente vont se concerter régulièrement, pendant 2 jours, et coopérer pour gérer au mieux cette situation peu banale.

L’urgence absolue, c’est évidemment de s’occuper du cheval. Celui-ci est âgé (on saura plus tard qu’il a 29 ans), faible, fatigué, et il a, près du garrot, une blessure très profonde.

Les propriétaires du potager attachent le cheval à un arbre, lui donnent à boire et le nourrissent. Ils acceptent très gentiment de s’en occuper en attendant qu’une solution soit trouvée.

Notre présidente demande à un vétérinaire de se rendre sur place et de donner au cheval tous les soins nécessaires. Aussitôt dit, aussitôt fait, et bien fait : Claire, la jeune femme, passe plus de deux heures auprès du cheval : la blessure est très vilaine, très profonde (le scalpel et son manche entrent en entier dedans) et elle date d’environ une semaine : les asticots pullulent dans la blessure et tout autour, la crinière en est pleine. Le cheval, très gentil, se laisse faire, en présence du maire et des propriétaires du potager, qui admirent le sérieux et la compétence de Claire.

Dans le même temps, tout a été fait pour retrouver le propriétaire. Le maire a contacté les clubs hippiques et toutes les personnes des environs qui sont connues pour posséder des chevaux.

Il va falloir héberger le cheval quelque part, mais où ? Véritable casse-tête pour le maire et la présidente.

Et voilà qu’un propriétaire se révèle : le premier jour, contacté, il avait cru qu’aucun de ses chevaux ne manquait à l’appel, mais il venait de se rendre compte qu’il n’avait pas bien compté. Le cheval venait d’Oisilly, où il est reparti. Mais notre vétérinaire a poursuivi les soins le lendemain, et laissé au propriétaire les médicaments nécessaires pour les jours suivants.

Encore un exemple de situation délicate gérée au mieux. La loi est donc bien faite, qui préconise, en matière d’animaux errants, la coopération entre une municipalité et une association de protection animale.

Le Bien Public de 18 août 2011

Le Bien Public de 18 août 2011

La chute d’Archibald

ArchibaldTrois heures du matin. La gardienne du refuge entend un hurlement de douleur. Un chien vient d’être jeté par-dessus le mur. Parce qu’un irresponsable, indifférent aux conséquences de ses actes, n’a pas voulu attendre l’ouverture du refuge, la pauvre bête s’est cassé le fémur en tombant, et un déplacement important de l’os nécessite une ostéosynthèse et la pose d’une plaque.

Aussitôt décidée, la longue opération est pratiquée dans la journée. Pour le chien, beaucoup de souffrance, une collerette pendant 15 jours, des bandages et une immobilisation forcée durant un mois. Pour l’association, des frais importants dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils auraient pu être évités mais aussi, une fois de plus, la satisfaction d’avoir sauvé une bête en détresse.

Archibald, dorénavant guéri, tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, est jeune – le vétérinaire l’a déclaré né à la mi-mai 2010 -, en bonne santé et adorable. Ce croisé braque allemand truité noir est facile à vivre, gentil et affectueux. II a oublié les mauvais traitements subis, et il est prêt à repartir d’un bon pied dans la vie, avec un vrai maître cette fois.

La cagnotte des sauvetages chirurgicaux est presque vide. Merci à ceux qui voudront bien la renflouer.

Les acrobaties d’Aubane

Comme elle est intrépide et qu’elle adore grimper, on a supposé, à postériori, qu’elle était tombée d’un balcon. Trouvée dans la rue, alors qu’elle se traînait sur trois pattes, puis déposée chez un vétérinaire de Fontaine-les-Dijon, cette jeune chatte, encore chaton, nous fut confiée par ce vétérinaire. Elle souffrait d’une fracture de l’humérus gauche, avec déplacement de l’os, et cette blessure nécessitait une opération et la pose d’une broche. L’intervention se déroula sans le moindre souci, mais la convalescence nous causa quelque inquiétude : ignorant la prescription médicale de repos absolu, notre petite coquine tentait des acrobaties, faisait des pirouettes, grimpait partout, même sur la tête de son animalière lorsque celle-ci nettoyait la cage. Finalement, la jeune chatte fut déclarée guérie par le vétérinaire. Elle a été adoptée en novembre 2010. Encore une qui a eu bien de la chance de se retrouver au refuge des Cailloux !

Elle retrouve son chien… 12 ans après !

Une dame compatissante arrive au refuge, le 22 mai 2009, avec un chien, visiblement âgé, qu’elle vient de trouver couché sur le trottoir, fatigué et assoiffé, rue Philippe Guignard, à Longvic. Un kyste énorme (sans gravité, dira plus tard le vétérinaire) pend entre les deux postérieurs du chien.

Après l’avoir réconforté, on l’examine et on s’aperçoit qu’il est tatoué, mais le tatouage n’est plus lisible. On utilise les moyens habituels (alcool et lampe électrique derrière l’oreille) pour le déchiffrer. Cette opération terminée, il reste encore un élément illisible, qu’on remplace par un point d’interrogation dans la demande de recherche d’identification qu’on effectue, dans le fichier de la Société Centrale Canine, sur internet, au moyen du code d’accès dont dispose notre S.P.A.. On recueille une longue liste de possibilités, et deux personnes, se relayant dès qu’elles ont une minute libre, s’emploient à téléphoner un peu partout…

Il faudra quatre jours et pas mal d’acharnement pour retrouver la maîtresse de Magnum, 13 ans, retriever labrador sable volé, à l’âge de 8 mois, il y a 12 ans de cela, dans le jardin de sa maison, à Cornas, petit village situé à environ 10 km de Valence. La clôture du jardin avait été découpée avec des tenailles et le tronc d’un arbuste de la haie avait été scié pour permettre le passage du chien.

Comme pour compliquer encore les recherches, après le vol du chien, sa maîtresse avait déménagé pour résider à Chabeuil, et repris son nom de jeune fille après son divorce.

Samedi 30 mai, Florence Garrigues, en pleurs, a repris, en notre refuge, le chien qu’elle n’osait plus espérer retrouver. Après un long moment d’émotion, ils sont repartis tous les deux dans la Drôme, où ils continueront à savourer le bonheur des retrouvailles.

Quant à l’équipe qui oeuvre au refuge, sans jamais ménager ni son temps ni sa peine, elle est heureuse d’avoir pu rendre sa maîtresse à un vieux chien et satisfaite d’avoir vu ses efforts couronnés de succès.

Des histoires mal commencées qui finissent bien :

Pour certaines arrivées particulièrement pitoyables, il faut faire très vite. C’est ainsi, par exemple, que nous avons récemment fait procéder, trois fois de suite en fort peu de temps, à l’amputation d’un membre antérieur pour trois chats : ces trois malheureuses bêtes nous ont été apportées avec un membre sectionné ou écrasé. On n’ose imaginer la souffrance subie. L’un d’eux a « traîné » longtemps avant de nous être apporté et ce sont les vers qui infestaient la plaie et la nettoyaient qui, d’après le vétérinaire, ont permis que le chat puisse être sauvé… L’un d’eux a été adopté. Les deux autres, adorables et surmontant fort bien leur handicap, attendent un maître au refuge…

Quelques scènes de la vie quotidienne, choisies au hasard de ma mémoire :

Un homme est arrivé au refuge, il y a quelques mois, en fin d’après-midi, portant, dans un carton, quelque chose qui ressemblait vaguement à un croisement d’o’cédar très sale et de serpillière, mâtiné de boa 1930. Il a fallu presqu’une minute à la secrétaire pour comprendre que la chose informe, puante et inerte déposée dans le carton était un chien, et ensuite elle le crut mort. Erreur : c’était une chienne shitzu, quasiment mourante, âgée, déshydratée, décharnée, aveugle, sans forces, couverte de plaies, que l’homme venait de ramasser sur une route, près de Pontailler… Elle s’appelle Bénédicte, est âgée d’environ 13 ans, et se porte à merveille si on excepte une quasi cécité due à une kératite bilatérale et une petite maladie de peau sous contrôle. Le refuge lui a rendu sa dignité ; maintenant, elle ressemble… à un chien et, gaie comme un pinson, elle attend un bon maître…

Bénédicte a été adoptée

Bénédicte a été adoptée

Une très jeune chatte, jolie et câline, est abandonnée par sa maîtresse, qui prétend l’avoir trouvée, mais la secrétaire n’est pas dupe… La chatte saigne et se gratte. « Pourquoi ne pas la faire soigner, au lieu de nous l’apporter ? ». D’avance, la secrétaire connaissait la réponse : « Quoi ? un chat chez le vétérinaire ? Je n’ai pas d’argent pour çà… » Dans ces cas-là, on demande à l’abandonneur de s’engager par écrit à ne pas reprendre d’animal. Mais que valent, dans la société actuelle, la parole et la signature de certains ? Colombe -c’est le nom que nous avons donné à la jeune chatte- est atteinte d’une allergie alimentaire. Une piqûre de cortisone, un antibiotique, un régime spécial (poulet, poisson, thon au naturel et veau) et voilà la petite heureuse et en pleine forme, prête à partir pour une nouvelle vie, mais une vraie vie cette fois, avec une vraie maîtresse…

On explique à cet homme qu’il serait cruel d’abandonner -en plein hiver de surcroît, alors que nos boxes ne sont pas chauffés- son berger allemand âgé de 10 ans et très attaché à son maître. L’homme prend prétexte d’un déménagement. On tente de lui expliquer que le chien le suivra sans problème, qu’il s’adaptera à n’importe quel logement et que l’essentiel, pour lui, est de rester avec son maître. L’homme demande alors à ce que nous prenions son chien en pension, le temps pour lui d’effectuer le déménagement. Cette chanson-là aussi, nous la connaissons bien, et dès cet instant nous avons su que l’homme ne reviendrait pas… Le chien aussi savait : cela se lisait dans son regard, et son attitude résignée fendait le cœur…

Je viens d’évoquer pour vous quelques histoires de bêtes, afin que vous puissiez prendre la mesure de la détresse et de la misère animales mais aussi de l’importance du rôle de chacun d’entre nous lorsqu’il s’agit de les combattre. Cependant, il ne faut pas oublier qu’à côté de ces animaux particulièrement malchanceux, vivent au refuge, en attente d’adoptants, des cohortes de bêtes jeunes, jolies, câlines, en pleine santé…

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