Histoires de bêtes page 2

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Ces « Cas des Cailloux » n’ont pas eu la chance d’être adoptés.

Ils sont morts au refuge. Nous reproduisons ici les textes qui les présentaient, ainsi que leur photo.

Un épagneul nommé Ricky

Ricky

Ricky

Abandonné en avril 2013 sous prétexte qu’il aboyait trop souvent, ce qui n’a pas été constaté au refuge, Ricky est un chien des plus agréables. Calme, docile, ne prêtant que peu d’attention à ses congénères et recherchant, sans jamais se montrer insistant, la compagnie humaine, il est doté de bien des qualités. En excellente santé, vacciné, tatoué, cet épagneul blanc et fauve né en octobre 2000 saura s’adapter très vite à un nouveau maître et s’attacher profondément à lui. Ricky participe à l’opération « Chiens doyens » organisée par 30 Millions d’amis.

Décédé au refuge en janvier 2016

 

Elina, un amour de chatte.

La chatte Elina

Elina n’a pas eu la chance d’être adoptée. elle a été euthanasiée le 8.11.2015 à la suite d’un accident vasculaire cérébral.

Née en septembre 2005, dotée d’un joli pelage noir et blanc, Elina est stérilisée, tatouée et vaccinée contre toutes les maladies courantes de son espèce. Le test habituellement pratiqué a révélé qu’elle était positive FIV, ce qui signifie seulement qu’elle est peut-être susceptible de développer -ou non- un jour le virus, qui n’est transmissible ni aux humains ni aux chiens. Il faut par ailleurs noter que le suivi des chats FIV+ adoptés montre qu’ils vivent aussi longtemps que les autres et ne sont pas plus souvent malades qu’eux.

Elina est très câline, gentille, adorable et elle attend avec impatience un maître auquel elle s’attachera de tout son coeur. Nul doute qu’elle saura rendre, au centuple, le bonheur qu’on voudra bien lui offrir.

Désirée dite Eve, 7 ans de refuge

Désirée dite Eve a été trouvée attachée à la porte du refuge en 2006. Ce croisé beauceron-boxer à la belle robe fauve jouit d’une excellente santé. Née en mars 2004, elle est doublement identifiée, par tatouage et par transpondeur, vaccinée contre toutes les maladies courantes de son espèce et stérilisée, ce qui explique son embonpoint actuel, car les conditions de vie au refuge ne lui permettent pas de se dépenser suffisamment. D’abord circonspecte, lorsqu’on la met en présence d’un inconnu, elle parvient assez vite à accorder sa confiance et se montre alors très agréable et docile. Eve aboie peu, juste ce qu’il faut pour prévenir ; elle apprécie la tranquillité et adore les balades. Elle ne demande qu’à s’attacher à la personne qui voudra bien l’accueillir et lui faire oublier sept années de vie au refuge.

Décédée au refuge en janvier 2015

Alfrédo, « perdu » sans collier …

AlfredoTrouvé sans collier à Neuilly-les-Dijon, où il errait, ce gentil griffon blanc gris-marron non identifié n’a jamais été réclamé. Le vétérinaire a estimé qu’il était né en août 2003. Alfrédo est désormais vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce. En bonne santé, si l’on excepte un léger problème cardiaque qui ne nécessite aucun soin particulier, il sera muni d’un transpondeur (puce) lors de son adoption. Sage, docile, calme, ne présentant aucune difficulté particulière, Alfrédo ne demande qu’à s’attacher à une nouvelle famille qui l’aidera à perdre le souvenir de celle qui l’a « oublié » à Neuilly-les-Dijon.

Décédé au refuge en décembre 2014

Paco chien doyen

PacoTrouvé errant à Dijon en juin 2013, ce retriever labrador noir né en 2010 n’a pas été réclamé. Pacifique, adorant les promenades, s’attachant facilement aux personnes qui s’intéressent à lui, Paco a bien des atouts dans son jeu. Il est en bonne santé, vacciné contre les maladies courantes de son espèce et identifié par tatouage. Paco participe à l’opération « chiens doyens » organisée par 30 Millions d’Amis.

Alcandre, un chat paisible

Sa maîtresse entrant en maison de retraite, Alcandre fut déposé au refuge par un voisin. Malgré son âge – il est né en juillet 1993 – le brave matou, qui avait eu l’habitude de vivre la plupart du temps dehors, s’habitua très vite au confort (tout relatif) de la vie en petite chatterie.

Ce chat européen à la robe blanche comportant de jolies taches grises et rousses est dorénavant vacciné contre les maladies courantes de son espèce. En bonne santé, calme et câlin, il apprécie sa tranquillité.

Bien que nous n’ayons pas pris le risque, compte-tenu de son âge, d’une anesthésie pour procéder à sa castration, Alcandre ne cherche querelle à aucun de ses congénères et ignore même les chattes.

Il mène une petite vie paisible et douillette, dort beaucoup, vient quémander quelques caresses de temps en temps ; bref il est très facile à vivre.

Il sera muni d’un transpondeur (puce) lors de son adoption, afin qu’il soit identifié légalement.

Alcandre attend sagement son bienfaiteur, qui ne regrettera pas d’avoir laissé parler son cœur.

Ses oreilles étaient rongées par le cancer, et les médicaments ne faisaient plus effet. Il a été euthanasié par le vétérinaire car nous n’avons pas voulu qu’il continue à souffrir.

Lyna, une chatte très douce

LynaTrouvée à Dijon, dans un état pitoyable, la petite chatte a été apportée au refuge par un particulier ému par la détresse dans laquelle elle se trouvait. Bien soignée, bien nourrie et souvent câlinée, Lyna a retrouvé toutes ses forces et sa joie de vivre.

Testée contre la leucose et le FIV, déclarée indemne de tout virus, en bonne santé, vaccinée, tatouée et stérilisée, la petite chatte, née fin 2004, dotée d’un joli pelage blanc et tigré, est fin prête pour un nouveau départ, heureux cette fois, dans la vie.

Elle n’a que des qualités : douce, tranquille, discrète, câline, elle saura vite se faire apprécier par celui qui voudra bien lui donner un foyer.

Très fatiguée, elle n’avait plus goût à la vie et le vétérinaire ne pouvait plus rien pour elle. Elle a été euthanasiée par le vétérinaire en décembre 2012, blottie dans les bras de son animalière.

Princesse, séparée de son maître

PrincesseUne de nos animalières est allée la chercher, ainsi qu’un autre chien, au domicile de son maître qui venait d’être hospitalisé sans espoir de retour à la maison.

Princesse, croisé husky à la robe noire, est stérilisée, tatouée et vaccinée contre les maladies courantes de son espèce. En bonne santé, douce, docile, gentille et affectueuse, elle mériterait de retrouver bien vite un foyer accueillant.

Née en 2001, elle participe à l’opération « chiens doyens » organisée par 30 Millions d’Amis.

PRINCESSE est morte en décembre 2012, d’un retournement d’estomac. L’opération n’a pas pu être tentée, car cela s’est produit pendant la nuit.

Janetoun, le retour à la vie

JanetounDécouverte mourante sous un buisson, dans un espace vert dijonnais, incapable de se mouvoir et n’ayant probablement rien mangé depuis des jours ou des semaines, cette chatte âgée (le vétérinaire suppose qu’elle est née en 1997) a séjourné plus de quinze jours à la clinique avant de pouvoir être accueillie au refuge.

D’une extrême gentillesse, émerveillée de se sentir protégée et d’avoir à sa disposition tout ce dont elle a besoin, Janetoun poursuit sa convalescence et le dérangement intestinal dont elle souffre encore, conséquence de l’enfer qu’elle a vécu, est en passe de guérison.

Pour parfaire la belle histoire de ce retour à la vie, il ne manque à Janetoun que l’essentiel : une maîtresse attentive qui déciderait de la choyer pendant les quelques mois qu’il lui reste à vivre.

Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas pu garder Janetoun plus longtemps, sa santé s’étant considérablement aggravée, elle a été euthanasiée par le vétérinaire pour abréger ses souffrances

Un jardin pour Oti !

OtiCe beau chien croisé labrador-berger allemand, tout noir, né en septembre 1998, attend sa chance depuis plusieurs années au refuge. Il a appartenu pendant 5 ans à une dame âgée qui, attendrie par les facéties du chiot, l’a trop choyé sans oser lui imposer des limites ; devenu adulte et d’une taille imposante, il s’est mis à dominer sa maîtresse qui ne parvenait plus à en faire façon, et a dû se résoudre à l’abandonner. Des années après, elle s’inquiète toujours au sujet de son ancien compagnon, et demande régulièrement des nouvelles, espérant qu’on va enfin lui dire qu’il a été adopté.

Nos animaliers ont rééduqué le chien, mais il est resté un peu brusque. Joueur, il saute volontiers sur les gens, posant ses antérieurs sur les épaules de celui qui lui lance la balle, aussi serait-il préférable qu’il soit accueilli dans un foyer sans enfants en bas âge. Il lui faudrait une maison avec un jardin dans lequel il pourrait s’ébattre. Il pourrait faire un excellent gardien. Oti participe à l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’Amis.

Oti n’a pas été adopté. Nous avons dû nous résoudre à le faire euthanasier pendant l’été 2012 parce que le vétérinaire ne pouvait plus rien pour le soulager.

Britannicus, un bien brave chien

BritannicusCe gentil chien a été trouvé errant dans les rues ; on ne connaît donc rien de son passé, mais on peut raisonnablement penser qu’il n’a pas été très heureux, son maître n’ayant même pas pris la peine de le faire identifier.

Ce croisé épagneul noir et blanc, probablement né en décembre 2001, est doté d’une vitalité étonnante pour son âge : il adore jouer et se promener ; il se dépense sans compter dès qu’on le sollicite. Le petit souffle au cœur décelé par le vétérinaire ne le gêne pas le moins du monde. Il apprécie beaucoup la compagnie et se montre gourmand, mais il n’est pas difficile.

Britannicus a été vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce. Il recevra un transpondeur (puce électronique) avant son départ du refuge.

Il participe à l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’Amis.

Britannicus a été euthanasié en mars 2012, un A.V.C. lui ayant laissé des séquelles si lourdes qu’il n’aurait pas été humain de le laisser vivre dans cet état.

Laïla craint ses congénères

LalilaAbandonnée parce que son maître partait s’installer à Londres et estimait ne pas pouvoir s’encombrer d’un chat, Laïla se trouva dans l’obligation d’assumer à la fois le chagrin que lui causait la séparation d’avec un maître qui l’avait beaucoup choyée et l’adaptation aux conditions de vie au refuge, forcément moins luxueuses que celles qu’elle avait connues pendant des années.

Laïla, née en 2001, est une jolie chatte tricolore, stérilisée, tatouée et munie d’un transpondeur, vaccinée contre toutes les maladies courantes de son espèce. Elle a été testée contre la leucose et le F.I.V. et déclarée indemne de tout virus. Elle est douce et câline, mais la présence d’autres chats la perturbe beaucoup : elle a eu l’habitude de vivre en la seule compagnie de son maître, et l’idéal serait qu’elle puisse être accueillie dans un foyer calme, sans autres animaux.

Laïla n’a pas perdu espoir, mais elle trouve le temps bien long…

Laïla est morte brusquement, au refuge, d’une crise cardiaque.

Henry, un chien attachant

HenryCe joli yorkshire blue et tan, après avoir vécu durant de longues années avec ses maîtres, a été brusquement abandonné, en mai 2010, à la naissance d’un bébé : le couple a estimé n’avoir plus le temps de s’occuper du chien.

Un traitement médical s’est avéré nécessaire, car la brave bête avait été négligée depuis un certain temps. Dorénavant débarrassé d’une pyodermite qui provoquait de désagréables démangeaisons, détartré, tatoué, ses vaccinations ayant été remises à jour, Henry attend avec impatience un nouveau départ dans la vie. Très facile à vivre, aimant les promenades et davantage encore les câlins, l’adorable petit chien saura montrer sa reconnaissance à la personne bienveillante qui voudra bien l’accueillir. Né en 2000, Henry participe à l’opération « chiens doyens » organisée par 30 Millions d’Amis.

Henry est mort au refuge, en juillet 2011, à la suite d’un AVC dont il n’a pas réussi à se remettre.

Satine implore votre aide

SatineOn aurait pu la croire née sous les meilleurs auspices : pendant huit ans, la vie de Satine se déroula sans souci majeur, auprès d’un couple qui veillait sur elle. Puis le cours de son existence se trouva perturbé par deux événements incompatibles : l’exérèse de deux mamelles, en 2009, pour éradiquer un cancer, la petite chatte ayant besoin de calme pour se remettre, et un bébé qui, en grandissant, sollicitait à chaque instant la minette, qu’il considérait comme un jouet.

La jolie petite chatte se retrouva donc au refuge, d’abord inquiète et sur la défensive, puis rassérénée dès qu’elle eut compris qu’elle serait traitée avec douceur. Il fallut procéder à l’ablation d’une troisième mamelle, mais tout va bien désormais, et la radio, bien rassurante, montre qu’il n’y a pas de métastases pulmonaires. Né en octobre 2001, dotée d’une jolie robe brown tabby et blanc, stérilisée, tatouée, vaccinée contre le typhus et le coryza, elle a encore besoin de reprendre confiance en elle. Il lui faut du calme et de la douceur.

Sur la photo, elle a l’air d’implorer notre aide, avec ses grands yeux et son petit air penché… Et Satine, il est vrai, aurait bien besoin d’un maître bienveillant et d’un foyer accueillant. Satine, blottie dans les bras de son animalière, a été euthanasiée par le vétérinaire en novembre 2011, car ses tumeurs avaient brusquement grossi. Une autre opération n’était pas possible.

Pour Josse, il était trop tard…

JosseJosseTrouvé sur la route, entre Pont de Pany et Sainte-Marie-sur-Ouche, cet adorable petit chien est arrivé au refuge dans un état de détresse épouvantable. Peu à peu, réconforté et bien soigné, il a repris confiance. Agé d’environ 10 ans, il avait de l’arthrose et un souffle cardiaque. On procéda à toutes les étapes de la mise en état sanitaire ; bien vacciné, doté d’une prescription médicale efficace et peu contraignante (une dose de métacam tous les matins pour apaiser les douleurs rhumatismales), le charmant petit chien, qui considérait son animalier avec un regard éperdu de reconnaissance sollicitait aussi, avec une confiance teintée d’un reste de timidité, des câlins auprès de tous ceux qui s’approchaient de son box. Il était fin prêt pour une adoption « cas des cailloux ». La présidente avait même écrit l’article qu’on allait envoyer au Bien Public et publier sur le site le lundi suivant. C’est alors que survint la catastrophe : plusieurs jours de canicule en cette fin de juillet ; les conditions de vie au refuge sont rudes, le froid et la chaleur y sont insupportables, particulièrement pour les animaux âgés ou fragiles. Le coeur du petit chien n’a pas tenu… Le vétérinaire n’a rien pu faire, sinon abréger les souffrances de la petite bête, qui est morte apaisée, dans les bras de la gardienne du refuge.

Eprouvera-t-il un peu de honte, celui qui a abandonné ce chien sur la route ?

Serons-nous quelques-uns à songer, par temps de grande froidure ou de canicule, que cette triste histoire pourrait se reproduire, et qu’il aurait fallu si peu, somme toute, pour sauver le petit chien ? Une maison fraîche, et surtout un grand coeur…

La triste histoire d’Isabelle

IsabelleLe 29 février 2008, rue de l’Ecluse à Longvic, un passant n’en croit pas ses oreilles : il lui semble entendre un faible gémissement provenant… d’un conteneur à ordures. Quelques minutes plus tard -et juste avant le passage des éboueurs !-, il en retire une chatte tremblante, maigre, aveugle, qui avait été déposée -vivante- parmi les déchets.

Arrivée au refuge dans un état pitoyable, la petite bête, âgée d’une dizaine d’années, récupère très vite, malgré les maltraitances passées et un taux d’urée assez élevé. On la soigne si bien et on la chouchoute tellement qu’elle met tout son coeur à surmonter le passé et la maladie. Elle est heureuse, enfin, et ça se voit. On se dit que dans quelques semaines on pourra la proposer à l’adoption, parmi les « cas des cailloux ».

Mais notre refuge est trop petit, il n’y a pas de possibilité d’édifier une infirmerie. Isabelle est donc restée dans la chatterie d’isolation, où l’on place les nouveaux arrivants. Un chat trouvé arrive, atteint de coryza, très contagieux. Malgré toutes les précautions prises, Isabelle l’attrape. Le nouveau s’en remettra, elle, encore fragile, n’y parviendra pas.

Ce dimanche matin 6 avril, la petite Isabelle, blottie dans les bras de son animalière, a été euthanasiée par notre vétérinaire.

La malchance d’Imré

IrméCe gentil setter noir et feu, trouvé à Quémigny Poisot le 11 février 2008, est arrivé au refuge en piteux état ; probablement avait-il erré longtemps avant que quelqu’un s’intéresse à lui. Age estimé : 12 ans. Ni tatouage, ni transpondeur, ni collier ; personne ne l’a réclamé. Bilan vétérinaire : malnutrition, cataracte, souffle au coeur, jetage narine droite, tartre, diarrhée chronique etc… Après plusieurs semaines de soins intensifs et quelques jours d’hospitalisation, le joli setter, baptisé Imré et cajolé par les bénévoles et les employés, avait repris goût à la vie et se portait fort bien, moyennant quelques comprimés quotidiens.

10 avril 2008 : soudainement, Imré tombe, sans raison apparente. Accident vasculaire cérébral grave. « On ne peut plus rien faire » dit le vétérinaire. Rien, sauf une euthanasie pour abréger ses souffrances, la tête du chien posée sur les genoux de son animalière…

Nous avons tous pensé que si ce pauvre chien avait connu auparavant une vie meilleure, s’il avait erré moins longtemps, peut-être n’aurait-il pas fini ainsi…

L’arthrose de Murphy

L’état de santé de Murphy s’est aggravé, il a fallu lui administrer un traitement de plus en plus fort. Lorsque le maximum possible n’a plus suffi à le soulager, le vétérinaire a euthanasié Murphy, que son animalière avait pris dans ses bras pour le câliner jusqu’au dernier moment.

MurphySes maîtres, quittant leur maison dijonnaise pour aller vivre dans un appartement parisien, ont jugé que le chien devenait encombrant et Murphy, âgé de 8 ans, n’a plus pour domicile, depuis mars 2011, qu’une niche au refuge.

Affectueux, docile, appréciant beaucoup les promenades, jouant volontiers avec les enfants, acceptant sans rechigner les visiteurs mais néanmoins bon gardien, ce berger allemand noir et feu a fière allure. Né en mars 2003, tatoué, vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, Murphy souffre d’arthrose à la hanche. Jusqu’à aujourd’hui (été 2011) cela n’a posé aucun problème et le vétérinaire n’a pas ordonné le moindre médicament. .

Mais nous craignons pour ce chien les rigueurs hivernales : les boxes ne sont pas chauffés. Il faudrait que Murphy retrouve bien vite des conditions de vie normales et soit accueilli par un maître bienveillant dont le logement ne présente pas de marches à monter.

Pastaga, un chien pour connaisseurs

Pastaga a été euthanasié en mars 2011, parce qu’il souffrait d’un cancer des mâchoires que le vétérinaire ne pouvait plus ralentir. Les antalgiques étaient devenus insuffisants. Il n’aura malheureusement pas connu le bonheur de retrouver un maître.

PastagaSes anciens maîtres ont trop joué avec Pastaga, et ignoraient tout de la façon de se comporter avec un chien. Du coup, notre Pastaga ne pourra pas être confié à une famille comme premier chien. Il lui faut un maître ayant quelques notions de comportement canin. Pour vivre avec lui en parfaite harmonie, il suffit d’avoir l’habitude des chiens, d’adopter une conduite constante et de savoir être à la fois doux et ferme. Ce petit effort une fois fourni, Pastaga sait se montrer obéissant, charmant et très câlin.

Il n’aime pas rester seul et l’idéal serait qu’il puisse suivre son maître partout, ou disposer d’un jardin bien clos où l’attendre, car son abandon lui fait craindre d’être de nouveau laissé pour compte.

Ce superbe flat coated croisé braque, à la robe noir et blanc, né en août 1999, est tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce ; jouissant d’une excellente santé, il participe à l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’Amis.

Plaidoyer pour Léon

Léon n’a pas eu la chance d’être adopté. Il est mort au refuge, le 26 février 2011, d’une crise cardiaque. On peut toutefois se consoler un peu en se disant que les années que ce pauvre chien a passées au refuge ont été les meilleures de sa vie.

LéonIl n’est pas né sous les meilleurs auspices : appartenant à un chasseur qui le considérait comme un outil lui permettant de se livrer à son passe-temps favori, il a vécu pendant 7 ans dans un enclos, quasiment oublié la plupart du temps. La situation s’aggrava encore après le décès du chasseur, car son épouse n’aimait pas les chiens et en avait peur. Ce parcours de solitude et d’abandon s’acheva par une entrée remarquée au refuge: le pauvre chien avait si peu d’importance, aux yeux de ses maîtres, qu’il n’avait même pas de nom.

Né en août 2000, Léon est un fox à poil dur, tricolore, dorénavant tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, en excellente santé. Il progresse régulièrement depuis son arrivée au refuge, et s’efforce d’apprendre tout ce qu’un chien doit savoir et dont on ne lui a pas donné l’habitude dans sa jeunesse. Il adore les promenades mais il n’est pas encore très facile de le mettre en laisse. N’ayant pas eu l’occasion, pendant des années, de rencontrer d’autres chiens, il craint ses congénères et ne les aime pas beaucoup. Il défend sa gamelle comme s’il craignait de manquer de nourriture et il est encore un peu sur la défensive lorsque se présente une situation inconnue de lui. Bref, les traces de son triste passé ne sont pas toutes effacées, et il faudra que son nouveau maître fasse preuve de patience et de douceur pour mener à bien un apprentissage que Léon a entamé avec beaucoup de bonne volonté.

Léon a manqué de tout, et par dessus tout d’affection. Il mériterait que quelqu’un, enfin, s’intéresse à lui, lui consacre le temps dont il a besoin et lui fasse peu à peu oublier sa misérable solitude.

Léon participe à l’opération « chiens doyens » organisée par 30 Millions d’Amis.

SOS pour Uriel

Nous avons retrouvé Uriel, paralysé, un matin de grand froid. Le vétérinaire, appelé aussitôt, n’a rien pu faire et nous avons dû nous résoudre à l’euthanasie.

UrielCe beau braque allemand à la robe truitée a été trouvé, épuisé, à Curley. Il n’était pas identifié et personne ne l’a réclamé. A partir de l’examen des dents et de divers autres détails morphologiques, le vétérinaire a estimé qu’il devait être né en janvier 2002.

Uriel est vraiment facile à vivre : il mange de bon appétit, se promène avec joie, dort tranquillement dans sa niche. Adorable, affectueux, docile, il fait l’unanimité.

Depuis le début de l’hiver, une de ses pattes était douloureuse : un peu d’arthrose, combattue grâce à un comprimé quotidien. Mais, avec le froid rigoureux, qu’Uriel supporte très mal, la situation s’est aggravée. Le vétérinaire a diagnostiqué un déficit proprioceptif et de l’arthrose dans le dos, avec des « becs de perroquet ». Mais la principale explication aux difficultés actuelles de locomotion éprouvées par Uriel reste le fait de vivre dans le froid en permanence.

Tout irait beaucoup mieux – et le problème pourrait fort bien se limiter rapidement à l’absorption d’un comprimé le matin – si Uriel pouvait quitter son box non chauffé pour un appartement ou une maison. Sa fragilité actuelle tient beaucoup à la rigueur hivernale : Uriel ne supporte vraiment pas d’être exposé au froid jour et nuit.

L’othématome de Valéry

Personne n’a pris en pitié ce chat si câlin. Il est mort à la clinique, d’une insuffisance rénale que les soins attentifs du vétérinaire n’ont pas pu endiguer.

ValéryAprès le décès de sa maîtresse, il a erré quelques mois dans le quartier avant qu’un voisin le prenne en pitié et l’apporte au refuge. Pendant le temps de son errance, il avait attrapé une gale auriculaire, parasite qui, s’il n’est pas éradiqué rapidement, finit par provoquer un othématome. Voilà pourquoi, l’oreille droite de Valéry étant définitivement fripée, il a fallu placer le tatouage dans l’autre oreille.

Cet adorable chat, tigré roux clair, est vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, castré, et il a été déclaré indemne de tout virus après avoir été testé contre la leucose et le FIV.

Né en avril 2000, jouissant d’une excellente santé, débarrassé depuis longtemps du parasite qui l’a fait beaucoup souffrir, Valéry est fin prêt pour une nouvelle vie. Il a hâte de retrouver un foyer, d’autant plus que, bien qu’il soit très sociable, il est quelquefois un peu lassé par les jeux et l’activité incessante de tous les jeunes chats avec lesquels il doit cohabiter dans notre refuge surpeuplé.

Valéry, doux, calme et câlin, saura remercier par un attachement sans faille la personne qui voudra bien lui faire une petite place dans sa vie.

Serge, le chien « oublié »

Serge s’est éteint au refuge, avec l’aide du vétérinaire, un matin où il n’avait plus la force de se lever.

SergeIl explorait tous les recoins de la Place Centrale, à QUETIGNY, un jour de grand froid, cherchant manifestement un endroit tranquille et abrité . Une passante, intriguée par son manège et constatant qu’il était seul et sans collier, le fit monter dans sa voiture et le confia au refuge.

Le chien, croisé berger allemand et sibérian husky, doté d’un épais pelage noir et blanc, était tatoué ; on prit donc rapidement contact avec ses maîtres, qu’on supposait inquiets, et on leur demanda de venir le chercher. Déception : ils se souvenaient avoir eu, il y a longtemps, un chien de ce genre, mais ils pensaient qu’il était mort et ne souhaitaient plus s’encombrer d’un animal ! Bref, ils l’avaient oublié….. C’est ainsi que Serge intégra la troupe des chiens abandonnés.

Dorénavant vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, vermifugé et déparasité, Serge est en excellente santé. Docile, calme, il s’intéresse à tout et se montre agréable en toutes circonstances. Heureux lorsqu’il est lâché dans la cour, il rend de petites visites de politesse à ses congénères ainsi qu’aux employés et bénévoles, sans s’imposer, puis continue son tour. Il n’existe pas de chien plus facile à vivre. Il a un bon appétit et, comme tous les chiens d’âge, dort beaucoup. Il rêve d’un maître bienveillant qui voudrait bien lui offrir une fin de vie heureuse. Né en 1994, Serge participe à l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’Amis, opération destinée à faciliter l’adoption des chiens âgés en accordant une aide financière, pour les frais vétérinaires, à ceux qui ont la gentillesse de les accueillir.

Melkior a besoin de compagnie

Melkior est mort à la clinique, en octobre 2009, des suites d’un retournement d’estomac.

MelkiorMelkiorMelkior, croisé berger allemand-malamute à la robe gris et crème est un beau chien, né en juillet 1997, arrivé au refuge en 2002 : il avait été trouvé errant mais en bon état, et on a supposé qu’il venait de fausser compagnie à son maître. Il n’a pas été réclamé. Son long séjour au refuge a permis de bien le connaître : il est obéissant, aime beaucoup les promenades (mais, comme tous les malamutes, il faut le tenir en laisse), se montre calme en voiture et n’aboie pas, ne présente aucune difficulté particulière et il est plus affectueux que la plupart des chiens de sa race.

Adopté en 2007, il est cependant revenu assez vite au refuge, et on a appris à cette occasion qu’il ne supportait pas de rester seul : probablement a-t-il vécu ses premières années dans la compagnie constante de ses maîtres. Ses adoptants, qui travaillaient tous les deux, ont dû se résoudre à nous le ramener, à leur grand regret.

Melkior est en bonne santé, tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce. Il peut vivre en appartement, ne fait pas de mal aux chats mais il faudrait soit qu’il puisse suivre partout son maître, soit qu’un membre de la famille reste souvent à la maison.

Ce chien fait partie de l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’amis.

Un minou nommé Nérée

Nérée est mort à la clinique, pendant l’été 2009, d’une crise d’urémie.

NéréeLe fait est assez rare pour être signalé : ce chat est arrivé tout seul au refuge, par les toits. Famélique, le poil terne, l’air hagard, il faisait vraiment peine à voir et il est certain qu’il a beaucoup souffert avant de découvrir l’endroit où l’on pourrait lui venir en aide.

Pendant plusieurs semaines, on s’inquiéta beaucoup car il ne prenait pas de poids malgré les grandes quantités de nourriture qu’il engouffrait, l’air radieux. On soupçonna même une hyperthyroïdie, mais le test s’avéra négatif. En l’espace de trois mois, tout rentra dans l’ordre et notre Nérée, castré, tatoué, vacciné contre les maladies de son espèce, testé contre la leucose et le F.I.V. et déclaré indemne de tout virus, en pleine forme, ne songe plus qu’à folâtrer gaiement et à faire de grands câlins à qui veut bien s’occuper de lui.

Le vétérinaire avait estimé, lors de l’arrivée de Nérée au refuge, qu’il était né en 2001, mais on le croit maintenant un peu plus jeune : sa maigreur avait induit tout le monde en erreur.

La photo n’est pas très récente : Nérée est presque dodu maintenant, son poil est devenu beau, mais ce gentil chat a gardé ce regard attendrissant qui fait fondre les bénévoles, et qu’une lueur d’espoir anime désormais.

L’espoir de Sam

Sam est mort au refuge, en août 2009, d’une crise cardiaque provoquée par la canicule du mois d’août, insupportable dans les boxes dont le toit est en tôle ondulée.

SamLe cours du destin de Sam s’est inversé durant l’été 2009. Après avoir été choyé durant de longues années, il s’est brusquement retrouvé au refuge, abandonné par des maîtres qui divorçaient, chacun d’eux entamant une vie nouvelle dans laquelle le petit chien n’avait pas sa place.

Ce croisé fox bichon à la robe blanche et au poil frisé, né en mai 1999, a surmonté courageusement ce méchant coup du sort. Dynamique, plein de vie, très joueur -il est capable de s’amuser tout seul avec un jouet-, gentil et affectueux, faisant la fête à tout le monde, il est doté de bien des qualités.

Tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, en excellente santé si l’on veut bien excepter un léger souffle au coeur pour lequel il suffit de lui donner un comprimé quotidien, qu’il prend avec la meilleure grâce du monde, Sam espère retrouver très vite un bon maître qu’il aimera de tout son coeur.

Ce petit chien participe à l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’Amis.

Oliver, Braque allemand

Oliver est mort à la clinique en juillet 2009, des suites d’un retournement d’estomac. On ne peut pas s’empêcher de penser que cet accident ne se serait pas produit s’il avait eu la chance d’être adopté. En effet, c’est parce qu’il s’est énervé dans son box, après le repas, en voyant des petits chiens gambader dans la cour avec leur adoptant que ce retournement a eu lieu.

OliverOliver est un superbe braque allemand marron, de pure race, né en mai 1998. Son maître, qui l’avait acheté dans un élevage, a souhaité s’en séparer en juin 2007, après l’avoir utilisé comme chien de chasse.

Oliver est tatoué, vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, en excellente santé. Très vigoureux, il tire un peu sur sa laisse en promenade et ne peut donc être promené par un jeune enfant.

Très gentil avec les humains, capable de mener une vie harmonieuse avec une famille, il n’apprécie guère ses congénères et n’aime pas les chats. L’idéal, pour lui, serait donc de devenir l’unique compagnon à quatre pattes de son adoptant. Il est calme, sage et obéissant, ne présente aucune difficulté particulière, n’aboie qu’en de rares occasions. Après avoir été remercié par un abandon de ses années de chien d’utilité, il mériterait d’être accueilli comme chien de compagnie, et il ne fait pas de doute qu’il saurait manifester sa reconnaissance à son nouveau maître.

Oliver fait partie de l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’Amis.

Le « mauvais œil » de Denis

Denis est mort à la clinique, en mai 2009, d’un retournement d’estomac. Cet accident arrive aux chiens de grande taille qui mangent trop vite ou s’énervent après le repas. Les chances de les sauver sont faibles.

DenisDeux chiens affamés, tous deux croisés colley, âgés d’environ 1 an, erraient ensemble à Messigny, promenade de Jouvence. Amenés en notre refuge par la personne qui les avait trouvés, ils s’adaptèrent très vite et on put rapidement procéder aux soins, à l’identification et aux vaccinations nécessaires. L’un des deux fut très vite adopté, mais le second attend sa chance depuis longtemps : Denis, âgé de 3 ans et demi maintenant, doté d’une jolie robe fauve et crème et d’un bon caractère, docile et affectueux, est affligé d’une microphtalmie de l’œil gauche et ne voit plus de cet œil, ce qui ne l’empêche pas de vivre tout-à-fait normalement sa vie de chien. Il ne souffre pas, il n’y a aucun médicament à administrer, aucun soin à donner si on excepte un peu de pommade dans l’œil lorsque le soleil darde trop fort, sinon il risquerait une uvéïte, et il jouit d’une excellente santé. Le petit handicap de Denis semble faire obstacle à son adoption, et c’est pourquoi nous avons recours au journal, espérant lui donner ainsi une chance de trouver un bon maître, auquel il saura manifester sa reconnaissance et donner entière satisfaction.

Manon la timide

Manon est morte au refuge, d’une cause inconnue, aussi discrètement qu’elle a vécu, en avril 2009.

ManonManonElle a longtemps vécu, avec d’autres chats, dans les jardins familiaux de Dijon. Chaque jour, à bicyclette, une dame venait cultiver son jardin et nourrir les chats, qui s’abritaient, par gros temps, dans la cabane à outils. Mais il advint un jour que la dame, pour des raisons de santé, dut renoncer à son équipée quotidienne. Désespérée, elle eut l’idée de faire appel à nous. C’est ainsi que Manon fit son entrée au refuge.

Difficile, au début, lorsqu’on a l’habitude de la liberté, de se retrouver cloîtrée avec vingt-cinq autres chats dont la compagnie est imposée et non choisie. Mais Manon s’habitua très vite, en constatant qu’elle ne manquait jamais de rien.

La petite chatte à la robe noir et blanc, née en 1994, est stérilisée, tatouée, vaccinée, testée contre la leucose et le F.I.V. et déclarée indemne de tout virus. Elle aspire à une vie calme et protégée, et il lui faudrait une maîtresse douce et patiente : en effet, elle est encore très timide ; on peut lui prodiguer quelques caresses, en opérant avec douceur, et elle les apprécie beaucoup, mais il n’est pas encore possible de la prendre dans les bras. Il faudra lui laisser le temps de prendre confiance en elle, d’oser croire à son nouveau bonheur. Nous recherchons pour elle une place de chat d’intérieur, car elle est restée craintive : si elle avait l’occasion de se retrouver dehors, elle prendrait peur et s’enfuirait sans pouvoir revenir.

La petite Manon attend au refuge celle qui voudra bien faire son bonheur.

L’espoir de May

May n’a pas eu la chance d’être adoptée. Elle est morte au refuge, le 16 mars 2009, d’un accident vasculaire cérébral foudroyant.

MayEn septembre 2002, elle a été trouvée par un promeneur, un soir, dans la forêt de Chevigny-Saint-Sauveur. Née en février 2002 (âge estimé par le vétérinaire), on a émis l’hypothèse d’une fugue provoquée par les premières chaleurs de la jeune chienne. Mais elle n’était pas identifiée et personne ne l’a réclamée.

Croisée berger allemand à la robe noir et feu, bien portante, tatouée, stérilisée, vaccinée contre toutes les maladies courantes de son espèce, May est une excellente gardienne. Probablement est-ce la raison pour laquelle elle est au refuge depuis si longtemps : lâchée la nuit pour monter la garde dans les cours, elle devait se reposer la journée dans sa niche sans se montrer aux visiteurs.

Cette gentille chienne, calme, obéïssante dotée d’un bon caractère, n’aime pas les longues promenades. Casanière, elle apprécierait de pouvoir demeurer tranquillement dans une cour ou un jardin qu’elle saurait interdire à d’éventuels intrus. Elle n’est pas compliquée, aspire à une vie calme et paisible et à l’affection d’un bon maître auquel elle aurait tôt fait de s’attacher profondément.

Les tribulations d’Hippolyte

Malheureusement, Hippolyte n’a pas été adopté; il est mort au refuge en juin 2008

Hippolyte

Hippolyte après son opération

Hippolyte après son opération

Trouvé à Bèze en janvier 2008, il est arrivé au refuge hagard, tremblant, tenant à peine sur ses pattes, avec un peu partout sur le corps des excroissances de chair, dont une, énorme, sur le sommet de la tête. C’est un beagle tricolore, né en 1996 (âge déterminé par le vétérinaire), chien de chasse devenu inutile qu’on a probablement lâché dans ce village pour qu’il aille mourir ailleurs…

Mais il avait envie de vivre, notre brave Hippolyte, et il a très vite repris des forces et manifesté une humeur charmante. Il a supporté avec courage l’ablation de la grosse verrue qu’il avait sur la tête, le port de la collerette, tous les soins nécessaires à sa remise en état. Il est vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce. Notre vétérinaire lui mettra un transpondeur (puce) juste avant sa sortie du refuge, car nous n’avons pas voulu courir le risque d’une anesthésie générale pour tatouage, étant donné son âge.

Qui prendra en pitié ce chien paisible et facile à vivre, qui rêve d’un bon coussin pour dormir, d’une écuelle bien garnie et surtout d’un maître ne ressemblant en rien à celui auquel il a eu le malheur d’appartenir ?

Ce chien, qui devient très beau lorsqu’on le voit avec le coeur, participe à l’opération chien doyen organisée par 30 Millions d’Amis.

Nounours, chien martyr

Nounours est décédé à la clinique, des suites d’une piroplasmose détectée un peu trop tard.

NounoursNounoursLa secrétaire en était restée bouche bée : un chien arrivait au refuge, enfermé dans une remorque en métal hermétiquement close, dans laquelle il avait été précipité avec le collier de fer, la chaîne de métal et le piquet auquel il était attaché, dehors, sans jamais avoir été libéré, depuis sa naissance. Il avait huit ans, et était né de la chienne de ceux qui l’abandonnaient, et qui en avaient peur au point de ne pas vouloir l’extraire eux-mêmes de la remorque.

Pendant dix jours, l’animalier le plus expérimenté ne put entrer dans le box : il ne pouvait que nourrir la pauvre bête, en faisant descendre le récipient dans la courette du box au moyen d’une corde… Il fallut plusieurs mois pour parvenir à débarrasser le chien du collier de fer qu’on dût cisailler, et de la chaîne que l’animal traînait derrière lui. Anesthésie générale obligatoire -risquée et acrobatique- pour de simples injections d’antibiotiques. Souvent, on faillit renoncer et se résoudre à l’euthanasie. On aurait eu tort : au bout de dix-huit mois d’efforts journaliers fournis par son animalier et de subterfuges imaginés par le vétérinaire pour soigner le fauve, le chowchow croisé griffon a compris que les gens qui s’occupaient de lui ne lui voulaient que du bien, et il a commencé à oublier l’enfer vécu pendant huit ans. A partir de ce moment, il a appris plus vite qu’un chiot, avec une bonne volonté touchante, tout ce qu’un chien doit savoir : obéir, marcher en laisse, être propre…

Devenu le plus câlin des chiens, facile à vivre et sans souci, Nounours fait la fête à tous ceux qu’il connaît bien. On aimerait tant que ce chien martyr connaisse enfin une vie heureuse, auprès d’un maître responsable…

Maintenant tatoué et vacciné, en très bonne santé, Nounours n’a qu’un défaut : il n’aime vraiment pas les autres chiens, aussi faut-il bien le tenir en laisse en promenade, et éviter ses congénères.

Ce chien, né en 1999, fait partie de l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’Amis.

Vif, le doyen du refuge

Il n’aura malheureusement pas connu l’affection d’un maître et la douceur d’un foyer. Ses problèmes cardiaques ayant brusquement empiré et le vétérinaire ne parvenant plus à le soulager, il a fallu se résoudre à l’euthanasier fin avril 2008.

VifVifAbandonné à l’âge de quatre ans par un chasseur, Vif a eu de surcroît la malchance d’être la victime d’une « mauvaise » adoption. Choisi pour sa douceur et sa gentillesse avec les enfants, pour lesquels il est un compagnon idéal, il fut ramené au refuge deux ans plus tard parce qu’il fuguait. Considérant l’état de maigreur assez effrayant du chien, on ne s’interrogea pas longtemps sur la raison des fugues : il cherchait de la nourriture. Sa maîtresse accepta volontiers d’évoquer la ration journalière : elle n’aurait pas suffi pour un chien de manchon. Le chien n’avait pas été maltraité, bien au contraire. Simplement, les maîtres, obsédés par l’idée qu’un animal mange toujours trop, et trouvant l’extrême minceur plus esthétique, sousestimaient les besoins réels du chien. Finalement, Vif manifesta sa joie en retrouvant son box, et surtout sa gamelle. En peu de temps, il reprit sa corpulence habituelle.

Vif est non seulement le doyen du refuge (il est né en 1994), mais il est aussi celui qui y a effectué le plus long séjour : huit ans au total. Cet anglo-français tricolore, qui mériterait de connaître enfin un sort meilleur, est doté de nombreuses qualités. Facile à vivre, affectueux, il jouit d’une excellente santé ; un léger souffle au cœur ne l’empêche pas d’être très vigoureux et d’adorer les promenades. Il est tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce. Il pourrait faire la joie de ses maîtres pendant de longues années encore, pour peu qu’on lui accorde sa chance. Et il serait si heureux d’avoir enfin quelqu’un à aimer !

Ce chien fait partie de l’opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d’amis.

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Plaidoyer pour Elina.

Elina - Adoptée en avril 2012

Elina – Adoptée en avril 2012

Cette jolie chatte noir et blanc a été trouvée, gestante, à Chenôve, en 2006. Personne ne l’a réclamée. Elle a donc été stérilisée, tatouée, vaccinée contre les maladies courantes de son espèce, le typhus, le coryza et la chlamydiose. Un résultat positif au test F.I.V. a motivé son placement dans la petite chatterie réservée aux chats F.I.V. +. En revanche, le test l’a déclarée indemne du virus de la leucose. Deux années de séjour au refuge ont permis de très bien connaître la petite chatte, née en 2005. Facile à vivre, elle n’a jamais été malade, s’entend à merveille avec ses congénères, recherche les câlins et fait des amabilités à tous les visiteurs de la chatterie. Bénévoles et employés s’accordent à la trouver adorable. Il ne lui manque que l’essentiel : un vrai maître, et une bonne place de chat d’intérieur.

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