Santé

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Grippe aviaire, pas d’affolement

Texte du communiqué publié par la C.N.S.P.A. (Confédération Nationale des S.P.A. de France)

Après l’annonce par les médias de la mort en Allemagne d’un chat atteint de la grippe aviaire, de nombreux propriétaires de chats se posent des questions, certains envisagent même, par précaution, de se séparer de leur animal. Il n’y a aucune raison de s’affoler.

Le Directeur de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), lors d’une interview donnée au journal Le Figaro, a rappelé quelques principes :

  • le chat, comme l’homme, est peu exposé au virus, contrairement aux oiseaux qui y sont très sensibles. Pour qu’un chat soit atteint, il faut qu’il ait été en contact de façon prolongée avec des oiseaux infectés. C’est le cas du chat mort en Allemagne, qui vivait sur une île où de nombreux oiseaux morts de grippe aviaire ont été recencés.

  • Il n’y a pas de risque de transmission du chat à l’homme, car la quantité de virus excrétée dans l’air par un chat contaminé serait beaucoup trop faible.

  • Tous les cas humains concernaient des gens qui vivaient en contact étroit avec un grand nombre de volailles infectées.

Le Premier Ministre a recommandé de limiter la divagation des chats dans les secteurs infectés non pas pour empêcher la contamination des humains, mais pour éviter que les chats transmettent le virus à des élevages par l’intermédiaire des fientes d’oiseaux malades qu’ils pourraient transporter sous leurs pattes.

En l’état actuel des choses, il n’y a donc pas lieu de céder à la panique. Les chats ne font courir aucun risque à leurs maîtres et rien ne justifie leur abandon.

 

Collecte de médicaments

La SDA, qui soigne systématiquement tous les animaux qu’elle recueille, fait pratiquer toutes les opérations nécessaires, les tatouages, les vaccinations, consomme une énorme quantité de médicaments. Pour diminuer ses frais de pharmacie, elle organise régulièrement des collectes de remèdes de toutes sortes. Ceux-ci sont triés, répertoriés et rangés par un bénévole, qui gère, dans un petit hangar réservé à cet effet, et pompeusement nommé « pharmacie », un nombre impressionnant de cagettes empilées et juxtaposées, qui se vident encore plus vite qu’elles ne se remplissent, au gré des maladies diverses et des arrivées pitoyables, la plupart des animaux recueillis entrant au refuge non vaccinés, non tatoués, non soignés, et souvent blessés ou malades, faute d’avoir reçu les soins les plus élémentaires.

Aussi la SDA remercie-t-elle à l’avance tous les internautes qui voudront bien apporter au refuge des médicaments vétérinaires, même entamés ou légèrement périmés, et ceux qui voudront bien en faire l’achat chez leur vétérinaire ou leur pharmacien. L’association a besoin en permanence de vermifuges pour chiens et chats, chiots et chatons, de pansements de toutes sortes (compresses, bandes, rouleaux d’élastoplaste : il en faut plusieurs dizaines de mètres par jour), de produits anti-puces et anti-tiques, d’antibiotiques, d’antalgiques (anti-douleurs) etc …

Le chat Erwan profite de l’occasion pour remercier vivement ceux qui lui permettent de recevoir la nourriture spéciale dont il a besoin, et tous ses compagnons d’infortune, chiens et chats, disent leur reconnaissance aux personnes généreuses qui nous permettent de les gâter.

 

Une information nécessaire sur la toxoplasmose

Assez régulièrement, et récemment trois fois au cours de la même semaine, des chats sont abandonnés par leur maîtresse enceinte qui craint la toxoplasmose.

Cette maladie préjudiciable au bébé peut effectivement être transmise, par l’intermédiaire du chat, mais seulement si celui-ci est porteur du parasite, à sa maîtresse, dans le cas où celle-ci n’est pas naturellement immunisée.

La solution du problème réside dans une information exacte, et non dans la décision drastique d’abandon en cas de grossesse.

Des précautions simples peuvent être prises, ménageant l’intérêt de tous: la transmission s’effectuant par l’urine et les excréments, la femme enceinte s’abstiendra de s’occuper de la litière du chat pendant la durée de sa grossesse, laissant ce soin à son mari ou à ses enfants, ou alors elle portera des gants pour nettoyer la caisse et évitera de faire trop de poussière afin de ne pas en inhaler. Le chat, d’ailleurs, n’est pas forcément porteur.

En cas d’inquiétude, on peut faire effectuer deux prises de sang par le vétérinaire, à 15 jours d’intervalle, pour des sérologies toxoplasmose. Il conviendra ensuite de garder le chat à la maison jusqu’à la naissance du bébé, afin qu’il n’aille pas batifoler dans les légumes du potager voisin, risquant ainsi de compromettre les résultats de l’analyse sérologique. Et s’il s’avère que le chat est porteur, on aura impérativement recours aux précautions citées plus haut.

Au lieu de s’affoler, mieux vaut s’informer et éventuellement consulter un vétérinaire, dans l’intérêt de tout le monde. On peut aussi se rassurer tout simplement en constatant que les femmes vétérinaires, qui manipulent des chats à longueur de journée, n’interrompent pas leur activité pour cause de grossesse : elles se contentent de déléguer le nettoyage des cages des chats hospitalisés.

chat en balade

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