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Assemblées générales de la Société pour la Défense des animaux

Chien blancChaque année, les adhérents de la Société pour la Défense des animaux à jour de leur cotisation sont conviés à assister à l’assemblée générale annuelle, qui se tient en l’Hôtel des Sociétés, à Dijon.

Le rapport moral et les comptes correspondant à l’exercice clos sont toujours approuvés à l’unanimité des personnes présentes.

Les administrateurs se voient accorder quitus pour leur gestion, également à l’unanimité.

Elections au Conseil d’administration (renouvellement du tiers sortant) : les administrateurs qui se représentent sont toujours réélus, avec plusieurs centaines de voix chacun. (les statuts n’autorisant pas les pouvoirs, le taux de participation s’avère important).

Cette entente exceptionnelle entre tous les membres de l’association (qui compte 3000 adhérents) s’explique par le fait que tous se sont réunis, dès 1996, autour d’une certaine idée de la protection animale excluant évidemment toute euthanasie libératoire, en fourrière comme au refuge. Depuis cette date, les adhérents soutiennent avec détermination et conviction le Conseil d’administration, qui gère l’association à la satisfaction générale.

Après l’assemblée générale se tient un Conseil d’administration, qui procède à l’élection de son bureau. La Présidente, Nicole Bacqué, est réélue depuis 1996. Le Premier Vice Président est le docteur Cédric Lescure. Les administrateurs renouvellent tous leur engagement et poursuivent leur tâches pendant de longues années.

Tortures infligées aux animaux dans les abattoirs.

Désormais, grâce aux médias, nul ne peut ignorer les pratiques indignes utilisées dans les abattoirs, les souffrances épouvantables et inutiles infligées aux bêtes, les horreurs qui sont perpétrées sur des bêtes suppliciées sans sanction aucune pour leurs auteurs et pour leurs responsables, la façon dont les pouvoirs publics, en se désintéressant de pratiques scandaleuses pourtant dénoncées depuis longtemps par certaines associations de protection animale, ont permis que perdurent des actes d’extrême cruauté qui nous déshonorent.

La SPA de Dijon a souvent attiré l’attention de ses adhérents et sympathisants sur les conditions inacceptables d’élevage et d’abattage des bêtes que l’homme destine à sa consommation.

Une fois de plus, elle recommande une association amie, dont la mission est précisément l’assistance aux bêtes d’abattoirs, et conseille à tous de consulter régulièrement à ce sujet le site www.oaba.fr et de soutenir cette association.

La Société pour la Défense des Animaux de Bourgogne et de Franche-Comté se range aux côtés de l’O.A.B.A., adhère sans réserve aux positions prises par l’O.A.B.A. dans cette affaire et participera à toute action que l’O.A.B.A. jugera bon d’entreprendre.

Nicole Bacqué, le 9 avril 2016

 

A tous ceux qui sont sensibles au sort cruel si souvent réservé aux chats errants…

et particulièrement à la détresse de ceux qui, pour avoir eu la malchance de naître dans la rue d’une chatte abandonnée, ou pour y avoir séjourné trop longtemps avant que quelqu’un s’intéresse à eux, ne sont pas (ou plus) apprivoisés…

Consultez le site internet de « Charlotte et les autres… » www.charlotte-et-les-autres.com , association amie, faisant partie, comme nous, du R.A.P.A.P.P.E.L., (Rassemblement des associations de protection animale ne pratiquant pas l’euthanasie libératoire) et dont l’activité en faveur des chats est complémentaire de la nôtre. Si vous le pouvez, adhérez aussi à cette association, qui a choisi de se consacrer à une des tâches les plus difficiles de la protection animale.

A méditer…

Trois pays européens seulement autorisent l’ignominie que représente la corrida : l’Espagne, le Portugal et la France.

L’Europe a voté l’interdiction de la caudectomie (coupe de la queue, pratiquée pour les chiens). La France s’est octroyée une dérogation, et la caudectomie, dont la barbarie inutile n’est plus à prouver, reste autorisée dans notre pays.

Les « Rencontres Animal et Société »lancées en mars 2008, dont on nous a rebattu les oreilles, et qui devaient permettre, entre autres, de faire entendre la voix des protecteurs des animaux, aboutissent en fait à une stagnation, et même à un recul sur certains points, par rapport aux avancées précédentes, de la protection animale.

Inutile de multiplier les exemples…

Inutile aussi de se lamenter : ça ne sert strictement à rien.

Nous sommes en démocratie, et ce sont les nombres qui comptent

Ce qui est utile pour faire avancer les choses, c’est de grossir le nombre des adhérents aux associations de protection animale. Adhérer, c’est faire ce qu’il faut pour que votre opinion soit prise en compte.

Si tous les sympathisants de la cause animale (que l’on présume largement majoritaires en France, chacun de nous le ressent dans son entourage) se décidaient à adhérer, il y a belle lurette que les associations auraient obtenu les progrès que nous souhaitons tous.

Tant d’animaux perdus !

Le nombre des animaux perdus-trouvés est en sensible augmentation depuis des années, et il arrive qu’une bête, pourtant tatouée, ne puisse être rendue à son maître car, si le tatouage est un excellent moyen d’identification, d’ailleurs obligatoire, encore faut-il prendre deux précautions pour qu’il reste efficace :

– s’assurer, au moins une fois par an, qu’il est toujours bien lisible (un bon test : le faire déchiffrer par une personne ne connaissant pas le numéro). Si ce n’est pas le cas, il faut le faire refaire, au dermographe (plus durable et indolore). On peut profiter de l’occasion pour demander au vétérinaire de tatouer l’animal à l’autre oreille aussi, avec le même numéro bien entendu. Ce double tatouage s’est déjà avéré fort utile (après un accident par exemple).

Certains animaux sont identifiés électroniquement : la « puce » présente l’inconvénient de n’être pas visible. Or, si les services spécialisés disposent d’un lecteur de transpondeur et l’utilisent systématiquement, il s’avère que ce sont souvent des particuliers qui trouvent les animaux perdus. Si rien n’attire leur attention, ils peuvent croire que l’animal n’est pas identifié. Il est donc important que les maîtres accrochent au collier de l’animal la médaille prévue à cet effet, au lieu de la laisser, comme on le voit trop souvent, dans le carnet de santé, où elle ne sert à rien.

– vérifier que la carte de tatouage ou d’identification électronique porte bien l’adresse et le numéro de téléphone actuels du maître. Si ce n’est pas le cas (après un déménagement par exemple), le tatouage ou la puce ne servent plus à rien. Il convient donc de signaler au plus vite le changement d’adresse à la Société centrale canine ou au Fichier félin, en utilisant la partie B de la carte, après avoir lu attentivement toutes les indications portées au recto et au verso, les fausses manoeuvres étant fréquentes et lourdes de conséquences. Si la carte a été pliée, il est prudent de ne pas utiliser la franchise postale prévue, et de l’envoyer sous enveloppe. Le fichier félin ou la société centrale canine enverront au maître, gratuitement, une nouvelle carte portant les bonnes coordonnées, et il faudra recommencer cette opération chaque fois que l’on changera de domicile ou de numéro de téléphone.

Les chiffres parlent !

Le total des subventions et indemnités (indemnité d’accueil des animaux des communes, dite indemnité de fourrière comprise) perçues par notre association représente :

  • pour l’année 2006 : 8,49 % de nos recettes
  • pour l’année 2007 : 3,66 % de nos recettes

Ce qui signifie évidemment que nos activités de recueil d’animaux abandonnés, de pension,d’enquêtes pour maltraitance…, sont financées

  • pour 2006 : à 91,51 % par nos adhérents
  • pour 2007 : à 96,34 % par nos adhérents

Chiffres 2015 :

  • Dons et legs de particuliers : 95.40 %
  • Subventions : 3.60 %
  • Dons d’entreprises : 1%

C’est assez dire la détermination des membres de notre association, leur attachement à la cause que nous défendons, leur volonté de voir perdurer notre conception particulière de la protection animale et la confiance qu’ils accordent à leur conseil d’administration.

Information à l’attention des municipalités : Conventions d’accueil des animaux errants

Notre association, qui n’a qu’un seul refuge, situé à Dijon, est habilitée à passer avec les municipalités des conventions d’accueil des animaux errants (chiens et chats). Elle fait partie d’un groupement d’associations, le Rassemblement des associations de protection animale ne pratiquant pas l’euthanasie libératoire (R.A.P.A.P.P.E.L. Maison des Associations Boîte AA7 2 rue des Corroyeurs 21068 Dijon cédex) et collabore, le cas échéant, pour parfaire sa mission d’accueil et pour qu’aucun animal (en particulier les chats errants non apprivoisés) ne soit exclu du service apporté aux municipalités, avec les autres associations faisant partie du R.A.P.A.P.P.E.L., qui sont :

« Charlotte et les autres… » Maison des associations, 2 rue des Corroyeurs Boîte AA6 – 21068 Dijon cédex
(Site internet www.charlotte-et-les-autres.com)

Le Chat libre dijonnais Maison des associations, 2 rue des Corroyeurs Boîte AA9 – 21068 Dijon cédex.

Françoise Chameroy intègre le conseil d’administration

Françoise Chameroy au conseil d'administration

Lors de la séance du 20 février 2008, les membres du conseil d’administration de la S.P.A. de Dijon ont coopté, à l’unanimité, Françoise Chameroy. Nul doute que l’assemblée générale, qui se tiendra en avril prochain, ratifiera, par un vote, ainsi que le prévoient les statuts, cette cooptation.

C’est en tant que présidente du Lion’s Club de Reims que Françoise Chameroy, lors d’une visite du refuge d’Ormes, en 1988, découvre la détresse des animaux abandonnés.

D’abord bénévole auprès des chats pendant quelques années, dans ce refuge géré par la S.P.A. de Reims, elle est élue à la présidence en 1992 et n’a de cesse d’organiser et de développer la S.P.A. de Reims. Pour son action à la tête de cette association, elle se voit décerner la médaille de la ville de Reims en 2002 puis elle est nommée chevalier du mérite agricole quelques années plus tard. Fin 2007, fatiguée, elle donne sa démission.

Revigorée après une grande année sabbatique, elle s’aperçoit que la protection animale lui manque et c’est à la S.P.A. des Cailloux qu’elle souhaite s’investir dorénavant, en épaulant son amie Nicole Bacqué, présidente de l’association.

Françoise Chameroy rejoint donc avec enthousiasme une équipe motivée et efficace, qui accueille avec joie cette femme de coeur et d’expérience.

Depuis 2008, Françoise a toujours été réélue à son poste d’administrateur, qu’elle occupe toujours à ce jour.

La SPA des Cailloux pour le bien des animaux

Les cas des Cailloux

Novembre 2016

De par la volonté de ses adhérents, consultés individuellement il y a de cela plus de vingt ans, au moment où notre équipe venait de prendre en mains la gestion de l’association, la Société pour la Défense des Animaux de Bourgogne et de Franche-Comté ne pratique pas l’euthanasie dite « libératoire », c’est-à-dire l’élimination des animaux en surnombre et de ceux dont l’âge, l’aspect physique ou l’état de santé semblent indiquer que personne ne s’intéressera à eux. Elle n’a recours, rarement d’ailleurs, qu’à l’euthanasie médicale, et assistée, dans le seul but d’abréger les souffrances d’un animal condamné pour lequel la médecine vétérinaire se déclare impuissante.

Tous les animaux, quels que soient leur âge, leur race, leur état sanitaire à l’arrivée, leur statut (animal abandonné ou animal trouvé) sont traités avec une exacte justice : ils sont systématiquement soignés, vaccinés contre les maladies courantes de leur espèce, tatoués, stérilisés. Tous ceux qui, parce qu’ils ont été trouvés errant, doivent être isolés dans les bâtiments de la fourrière en ressortent, après mise en état sanitaire, pour être installés au refuge, en attente d’adoption.

Les nombreux visiteurs qui viennent d’eux-mêmes au refuge en repartent presque toujours avec un animal jeune, en excellente santé, choisi parmi les nombreux chiens, chats et N.A.C. (nouveaux animaux de compagnie) qui attendent un maître. Ils sont aujourd’hui 250, souvent davantage. Les animaux âgés, handicapés ou présentant une difficulté particulière restent. Au fil des jours, on a même l’impression qu’ils deviennent transparents. Or, une S.P.A. n’est pas une maison de retraite, mais un lieu de passage et d’attente. Il faut éviter de garder au refuge, jusqu’à leur mort, les bêtes qui semblent avoir peu de chances d’être adoptées : c’est dans un foyer qu’un animal peut être vraiment heureux, non au refuge, et ce quelles que soient les dispositions prises pour adoucir son sort. Par ailleurs, il convient d’accueillir un maximum de bêtes abandonnées ou trouvées et il faut bien, pour cela, libérer les boxes.

La seule solution acceptable est donc de faire adopter le chien de dix-sept ans, la chienne aveugle, le chat à demi sauvage, la chatte diabétique etc… Le projet pouvait paraître utopique, et sans doute l’était-il. Pourtant, avec le recul, on sait que l’essai, tenté honnêtement, avec l’aide précieuse du journal Le Bien Public et en mettant tout notre coeur dans l’entreprise, s’est avéré un franc succès : le neuf cent trentième « cas des Cailloux » vient d’être adopté. Le nombre des « cas » présents au refuge étant depuis quelques mois en sérieuse augmentation (ils sont plus de trente, et d’autres vont arriver, évidemment), il nous a semblé judicieux de solliciter, de nouveau, l’aide du journal : un petit article, une photo, et la pauvre bête dont l’adoption pouvait sembler compromise trouve enfin un maître. La rubrique « cas des cailloux » de notre site s’avère elle aussi une aide précieuse.

D’avance, merci à tous les lecteurs au grand coeur qui, en répondant à nos appels et en offrant le bonheur à des bêtes qui ont connu un sort injuste et cruel, nous permettront de poursuivre notre mission de sauvegarde et de respect de la vie animale.

Menus objets au profit de la « SPA »

Soutenez votre SPA locale

La fin d’année est propice aux quêtes en tous genres, mais aussi aux abus. Qu’il s’agisse d’étrennes ou d’appels à la solidarité, la vigilance s’impose. Ainsi, actuellement et depuis 2008 se vendent, par le biais de commerçants, de menus objets au profit de «la S.P.A.».

Cette quête est censée assurer le couvert aux animaux accueillis dans les refuges. Tout le monde en déduit que les bénéfices de cette vente profiteront aux animaux abandonnés accueillis dans le ou les refuge(s) S.P.A. de chaque département. Or, il n’en est rien ! Cette quête ne profitera qu’à une minorité de refuges de la seule S.P.A. dont le siège est à Paris, alors qu’il existe en France près de 300 S.P.A. indépendantes, réparties sur tout le territoire français. Il est totalement faux de penser qu’il existe une S.P.A. nationale qui aurait la bonté de partager ses dons avec les S.P.A. de province. Chaque association est compétente sur son territoire. Nombreux sont les départements français où l’association parisienne n’a pas de refuge exemples : la Côte d’Or, l’Isère, le Rhône etc… Ce qui n’empêche nullement la S.P.A. dont le siège est à Paris de collecter des dons dans ces départements, dont le nôtre, où elle n’accueille pas les animaux abandonnés !

Au quotidien, les S.P.A. de province doivent faire face à la lâcheté de nombreux propriétaires d’animaux, mais aussi parfois au désintérêt des pouvoirs publics. Elles souffrent d’un manque chronique de moyens, ne disposent souvent pas de personnel suffisant pour assumer les lourdes tâches qui leur incombent : la quasi totalité de ces S.P.A. ne subsistent que grâce au bénévolat, à une gestion drastique et à la générosité de leurs sympathisants. Le détournement de leurs recettes est ressenti avec d’autant plus d’amertume que celles-ci proviennent en grande partie de personnes âgées qui n’ont pas conscience d’être ainsi abusées.

Chien du refuge avec la gale

Ce chien, arrivé au refuge avec une gale démodécique qu’on a aussitôt soignée, est maintenant parfaitement guéri.
Est-il acceptable que certains de ses congénères, une fois la loi adoptée, n’aient pas la même chance ?

Le Conseil d’Etat punit des refuges

Chien à la patte blesséeLa plupart des refuges fourrières où exerce un vétérinaire salarié ont été informés d’une interdiction, à compter du 1er octobre 2007, de se fournir auprès des centrales d’achats de médicaments vétérinaires (cela en application d’une décision du Conseil d’Etat du 24 janvier 2007).

Ainsi, les S.P.A., par l’intermédiaire de leurs vétérinaires salariés, ne peuvent plus acheter les médicaments vétérinaires soumis à prescription.Compte tenu des frais supplémentaires énormes que cela va entraîner, les animaux des refuges risquent d’être moins bien soignés, ou de ne plus l’être du tout.

Depuis plus de 15 ans, certaines S.P.A. emploient des vétérinaires salariés à la satisfaction générale. Dans ces refuges fourrières, la qualité des soins est unanimement reconnue.

Cette entrave à l’exercice, si elle était maintenue, conduirait nécessairement à des licenciements de vétérinaires salariés et à des fermetures de refuges.

Et pourtant, ces vétérinaires salariés ont fait les mêmes études et ont obtenu le même diplôme que les autres : ce ne sont pas des « sous vétérinaires ».

Cette nouvelle brimade contre les S.P.A. est la goutte qui fait déborder le vase. Cette décision injuste et catastrophique pour les animaux doit être annulée. Une fois encore, les S.P.A. sont considérées comme quantité négligeable.

Une solution a finalement été trouvée par la confédération en s’adressant aux pharmaciens. Notre S.P.A peut continuer à se procurer des remèdes à prix réduit, en se fournissant dans une pharmacie située… dans l’Indre !

Collecte d’aliments

Chaque année, la S.D.A. organise des collectes d’aliments pour les animaux du refuge. L’association remercie d’avance tous ceux qui voudront bien apporter au refuge des Cailloux, l’après-midi entre 14 h et 18 h, de la nourriture pour chiens et chats (boîtes et croquettes). Ce pourrait être l’occasion d’apporter aussi des couvertures, très précieuses en cette saison, utilisées pour garnir les niches afin que les animaux puissent se protéger un peu des rigueurs hivernales, et des remèdes, même entamés ou légèrement périmés.

Yvain, ambassadeur du refugeAu nom des 7nombreux animaux sans maître actuellement hébergés rue Django Reinhardt, le chien Yvain, ambassadeur des Cailloux pour l’occasion, remercie vivement les lecteurs pour leur participation généreuse à cette collecte permanente.

Message aux particuliers

Depuis quelques années, la plupart des chattes trouvées ou abandonnées qui sont recueillies au refuge sont gestantes ; l’association procède rapidement à leur stérilisation, pour ne pas aggraver la surpopulation féline.

Bientôt, ce sont les chatons qui arriveront par portées entières, certaines personnes, trop nombreuses, ne s’estimant pas responsables des petits de leur chatte, ou imaginant à tort qu’il sera facile de les placer.

Il y a beaucoup plus de chats que de personnes sérieuses désirant accueillir un chat et bien s’en occuper. Pour s’en convaincre, il suffit de venir voir tous les adorables minets qui attendent, au refuge, d’être adoptés.
Laisser venir au monde des portées supplémentaires revient à accroître la surpopulation, et par conséquent la misère animale.

Au contraire, faire stériliser sa chatte, c’est rendre service à toute la gent féline. Cette opération de convenance, fort bien maîtrisée par les vétérinaires, ne nécessite qu’une journée d’hospitalisation. Le lendemain matin, la chatte est en pleine forme, et les soucis définitivement éliminés.
Par la même occasion, on aura supprimé les miaulements peu agréables qui signalent l’époque des chaleurs, et réduit considérablement les risques de fugue et d’accident.

Evidemment, la castration des mâles s’impose aussi. L’opération est tout aussi courante, ne présente pas de risque et a l’avantage de mettre fin aux odeurs nauséabondes qui incommodent souvent les voisins… et les maîtres eux-mêmes!

Message aux apprentis éleveurs :

Chien qui courtOn a peine à l’imaginer, mais notre S.P.A recueille aussi des chiots : ils arrivent par portées entières, apportés par des personnes tenant toutes à peu près le même discours : « J’ai voulu que ma chienne fasse des chiots, mais je n’arrive pas à les vendre » ou encore « Je ne savais pas que le tatouage et la visite vétérinaire étaient obligatoires avant de les placer ; ça me coûterait trop cher » et puis aussi : « Les gens qui les voulaient les prenaient pour des jouets ; je n’ai pas pu ».

En effet, il faut savoir que :

La loi du 6 janvier 1999, qui porte protection des animaux, en réglementant le transfert de propriété des chiens – et ce, quelle que soit la nature de la cession (onéreuse ou gratuite) – impose, dans l’intérêt même des bêtes, des obligations que beaucoup de particuliers ignorent encore ;

Les placements sans contrat et sans possibilité légale de suivi, à long terme, de l’animal, lorsqu’ils sont effectués auprès de personnes qu’on ne connaît pas très bien, sont devenus très risqués, depuis l’apparition, entre autres horreurs, des combats de chiens, assortis de l’entraînement des molosses sur des bêtes d’avance sacrifiées par leurs acquéreurs ;

Un phénomène de société actuel fait que certains prennent un chiot sur un coup de coeur, sans réfléchir, et s’en débarrassent tout aussi allégrement quelques mois plus tard. (la plupart des animaux recueillis par la SDA ont été vendus ou donnés de particulier à particulier, les autres proviennent d’animaleries).

Il serait naïf de croire que les animaux de pure race, ou vendus très cher, échappent à l’abandon: il n’en est rien.

Le nombre des chiens déjà nés est de beaucoup supérieur à celui des gens responsables souhaitant avoir un chien, et toute portée supplémentaire aggrave la surpopulation et la misère canine.

Une chienne n’a pas besoin d’avoir des petits pour être heureuse et la stérilisation, pratiquée après les premières chaleurs, est un gage de meilleure santé pour l’avenir: cette opération de routine, parfaitement maîtrisée par les vétérinaires, ne nécessite qu’une journée d’hospitalisation.

C’est la solution raisonnable, si l’on veut éviter déboires et soucis, et si l’on accepte, dans l’intérêt général des bêtes, de considérer la question dans son contexte actuel. Il va sans dire que les remarques ci-dessus sont tout aussi valables pour les chats.

Des maîtres responsables :

Autre chien qui courtLa ville de Dijon a lancé une campagne « Trottoirs Propres », idée à laquelle la SDA adhère sans réserve, et ce dans l’intérêt même des chiens. En effet, aimer son chien c’est d’abord l’assurer parfaitement, c’est-à-dire le traiter correctement, le faire soigner et vacciner, lui donner – pour toujours – une place dans la famille, tenir compte de ses besoins et sa sensibilité; mais c’est aussi faire en sorte que les autres l’acceptent de bon coeur, et donc veiller à ce qu’il n’importune personne et réparer soi-même les petites nuisances qu’il commet bien involontairement.

Tenir son chien en laisse , en ville, n’est pas une brimade, mais un geste aussi sage que celui qui consiste à tenir un enfant par la main.
C’est l’attitude responsable de celui qui réfléchit et sait bien qu’un accident est toujours possible. Enlever soi-même les excréments à l’aide de la petite pelle ou du sac est un geste tout simple mais qui signale aussitôt le bon maître.

Rares sont les gens qui n’acceptent pas la présence d’animaux. Ceux que leurs petites nuisances agacent, à juste titre, sont plus nombreux.

Or, ces désagréments sont imputables non à l’animal mais à l’insouciance du maître, et cette insouciance nuit à la cause animale. Respecter les autres, respecter les équipements collectifs, c’est le meilleur moyen de bien faire accepter l’idée que nos compagnons à quatre pattes ont droit de cité.

Soyons des maîtres responsables, assumons parfaitement nos chiens et la ville entière aimera les chiens!

La SDA invite tous ses adhérents et adoptants (et les autres) à prendre les bonnes habitudes qui sont dans l’intérêt général.

N’abandonnez pas à la sauvette :

Parfois,le refuge est à saturation: impossible, jusqu’à des jours meilleurs, d’accueillir un réfugié de plus. Il est demandé aux personnes qui désirent abandonner leur animal de patienter un peu. Certaines ne s’y résolvent pas, et abandonnent à la porte du refuge, pendant les heures de fermeture. En ouvrant, le gardien découvre un chien attaché à la poignée de la grille, ou un chat dans un carton.

Mais, deux fois sur trois, le carton est vide, la laisse ou la ficelle pendent: les animaux ont disparu. Les suppositions que l’on peut faire sont forcément alarmantes: ceux qui sont capables de venir s’emparer d’une pauvre bête déposée devant un refuge se sont pas animés d’intentions charitables.
Vers quel destin horrible l’animal est-il parti?

Il ne faut pas oublier que le refuge, hâvre de paix et de clémence, est situé dans un environnement à risque où règne la violence. A l’extérieur du refuge, quelques minutes suffisent pour que soit commis un acte de vandalisme ou de cruauté.

D’autres fois, les précautions les plus élémentaires n’ont pas été prises. C’est ainsi qu’une chatte, déposée avec ses petits dans un carton, s’est échappée lorsque la grille s’est ouverte. Elle a aussitôt été écrasée par une voiture. Les chatons, âgés de deux semaines à peine, n’ont pas survécu, malgré l’achat de lait maternisé et les soins attentifs du vétérinaire et d’une animalière. Un chat, enfermé dans une mallette de transport, a été découvert en état de déshydratation: il avait passé plusieurs heures en plein soleil, dans sa boite en plastique, un jour de canicule…

La SDA rappelle que les abandons doivent se faire par accord entre l’association et la personne concernée. Les abandons sauvages, à la sauvette, mettent les animaux dans les pires conditions possibles. Si l’on estime devoir abandonner son compagnon, au moins faut-il le faire légalement, sans lui faire courir de risque supplémentaire, et en respectant le petit délai d’attente parfois imposé par une surpopulation inquiétante.

Un autre message aux particuliers :

Un chiot de 3 mois découvert sur les poubelles du refuge, lacéré et agonisant… Naguère, c’étaient deux sacs contenant chacun une demi-douzaine de chats, tous morts et quasiment déchiquetés.

Une dame éperdue, arrivant aux Cailloux avec une chienne adulte de petite taille qu’elle venait d’arracher, dans un sous-sol, à un groupe de jeunes gens qui s’apprêtaient à lâcher sur elle un pitbull pour l’entraîner… Le tatouage de la chienne permit de reconstituer l’histoire : elle avait été vendue, la veille, « pour des enfants ».

Les mauvais placements d’animaux, ça n’arrive pas qu’aux autres…Les combats de chiens, les cruautés inventées par les maîtres dangereux de molosses, les tortures gratuites et sadiques, ça n’arrive pas qu’ailleurs…

La SPA des Cailloux l’a dit souvent déjà, il n’est pas judicieux, pour un particulier, de faire reproduire son animal: une chienne, une chatte stérilisées se portent mieux, développent moins que les autres, en vieillissant, les terribles tumeurs mammaires.
Et la surpopulation animale est flagrante : pourquoi faire venir au monde de nouvelles vies alors que tant de bêtes déjà sont laissées pour compte ?

Donner contre bons soins ou vendre, voilà belle lurette que ce débat est devenu obsolète. Sans doute peut-on confier un chiot à un parent ou un chaton à un ami. Mais tous les autres placements sont risqués.

Toutes les précautions prises verbalement sont vaines et le fait de s’assurer de l’identité du receveur ne confère ni le droit de surveillance ou de visite ni la possibilité d’un quelconque recours futur. Un contrat bien réfléchi, écrit et signé, est nécessaire. A lui seul, il n’est d’ailleurs pas suffisant pour s’assurer de la qualité du placement.

S’abstenir de faire reproduire et renoncer à placer les petits est encore la meilleure façon de faire, pour un particulier, s’il veut pouvoir garder l’esprit en paix.

Attention au tatouage :

ChatonLe nombre des animaux perdus-trouvés est en sensible augmentation, et il arrive qu’une bête, pourtant tatouée, ne puisse être rendue à son maître, car si le tatouage est un excellent moyen d’identification, l’identification étant obligatoire, encore faut-il prendre deux précautions pour qu’il reste efficace:

S’assurer, au moins une fois par an, qu’il est toujours bien lisible (un bon test: le faire déchiffrer par une personne ne connaissant pas le numéro).

Si ce n’est pas le cas, il faut le faire refaire au dermographe (plus durable et indolore). On peut profiter de l’occasion pour demander au vétérinaire de tatouer l’animal à l’autre oreille aussi, avec le même numéro bien entendu. Ce double tatouage s’est déjà avéré fort utile (après un accident par exemple).

Vérifier que la carte de tatouage porte bien l’adresse et le numéro de téléphone actuels du maître. Si ce n’est pas le cas (après un déménagement par exemple), le tatouage ne sert plus à rien. Il convient donc de signaler au plus vite le changement d’adresse à ICAD.

ICAD enverra au maître, gratuitement, une nouvelle carte portant les bonnes coordonnées, et il faudra recommencer cette opération chaque fois que l’on changera de domicile ou de numéro de téléphone.

L’identification électronique

L’arrêté du 2 juillet 2001 relatif à l’identification par radio-fréquence des carnivores domestiques (notamment les chiens, les chats et les furets) a fait de l’identification par transpondeur (puce électronique) l’équivalent du tatouage. Les deux systèmes coexistent dorénavant

Les maîtres, auxquels la loi fait depuis longtemps déjà obligation de faire immatriculer leur compagnon, ont donc le choix entre la puce et le tatouage. Beaucoup sont tentés, problablement, par cette puce: attrait de la nouveauté, du modernisme, considérations esthétiques aussi (aucune marque extérieure sur l’animal).

Sans contester ce nouveau procédé d’identification, la SPA des Cailloux tient cependant à attirer l’attention des lecteurs sur les points suivants:

– l’expérience montre que beaucoup d’animaux fugueurs sont rendus à leur maître directement par ceux qui les ont trouvés, la plupart des gens sachant repérer un tatouage et retrouver le maître à partir de ce tatouage. Pour les particuliers, il n’y aura désormais aucune différence entre un animal identifié par transpondeur et un animal non identifié, d’où le risque de le croire abandonné (surtout s’il a erré longtemps)… et de le garder.
Seuls les vétérinaires, les SPA, les pompiers etc… peuvent détecter et lire les puces, à l’aide d’un lecteur spécial, d’ailleurs onéreux.

– Un tatouage bien fait, au dermographe et sous anesthésie générale (et non à la pince) reste lisible, bien souvent, jusqu’à la fin de la vie de l’animal. S’il s’avère qu’il faut le refaire, on se contente de reproduire la même chose (anesthésie + tatouage) ; si c’est le tranpondeur qui devient illisible, il faut d’abord procéder à son exérèse chirurgicale avant d’effectuer un nouvel insert, et une radiographie préalable peut être nécessaire pour localiser le tranpondeur défectueux, d’où soucis et frais supplémentaires.

La SPA des Cailloux, quant à elle, s’est dotée de lecteurs, absolument nécessaires à son activité. Mais les animaux qu’elle recueille continueront à être identifiés par tatouage, au dermographe exclusivement.

Elle conseille vivement aux lecteurs qui décideront de faire implanter un transpondeur à leur animal de ne pas renoncer pour autant au tatouage, l’identification par les deux procédés étant techniquement possible et légalement admise.

Fourrure : un petit progrès

Quand la protection animale progresse, c’est toujours à pas comptés… Les mentalités n’évoluent pas vite en ce domaine, et il faudra probablement encore beaucoup de temps avant que nous parvenions à sortir de la barbarie.

On voudrait que les fourrures -toutes les fourrures- soient désormais interdites. Quelle que soit l’espèce à laquelle appartient la bête que l’on torture pour obtenir sa peau, quelle que soit la condition de l’animal qu’on veut dépouiller (qu’il soit domestique, sauvage ou élevé dans ce but), la souffrance épouvantable qui lui est infligée et sa mort inutile sont inacceptables et révoltantes.

Il faut néanmoins se réjouir du moindre petit progrès : un arrêté du 13 janvier 2006, émanant du Ministère de l’Agriculture et de la pêche, prohibe l’introduction, l’importation et la commercialisation en France de peaux brutes ou traitées de chiens et de chats et des produits qui en sont issus. Car les peaux des chiens et des chats massacrés de façon particulièrement atroce en Asie sont vendues en Europe, sous d’autres noms, afin de tromper le chaland : cette veste en loup, par exemple, c’est un chien qu’on a pendu…

Voici donc le texte de loi qui permettra le petit progrès que j’évoquais plus haut. Il abroge l’arrêté de novembre 2003 qui était facilement détourné.

Article 1er. – L’introduction, l’importation et la commercialisation en France de peaux, brutes ou traitées, de chiens et de chats, et de produits qui en sont issus, sont interdites.

Article 2. – L’arrêté du 5 novembre 2003 prohibant l’introduction en France de peaux brutes ou traitées de chiens et de chats et des produits qui en sont issus est abrogé.

Article 3. – La directrice générale de l’alimentation, le directeur général des douanes et droits indirects et le directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fort bien. N’oublions pas, toutefois, que le pouvoir du consommateur est plus fort que celui du législateur. La loi, répétaient jadis les professeurs de droit, n’est qu’un garde-fou : elle borne les limites en-dessous desquelles il n’est pas admis de descendre. On peut décider de faire mieux que ce qu’elle prescrit : refusons tout achat de peau de bête et le carnage cessera… faute de clients pour les dépouilles.

Un auto-collant contre la misère animale

Près d’un foyer sur deux possède un animal. C’est probablement trop, puisque le nombre d’animaux abandonnés n’a jamais atteint un seuil aussi élevé. Trop de personnes se procurent un animal sans réflexion préalable, et s’aperçoivent ensuite que leurs conditions de vie ne leur permettent pas de l’assumer. Le refuge des Cailloux se trouve en permanence au bord de l’asphyxie. Trop d’abandons, trop peu d’adoptions… La capacité maximale d’accueil du refuge est souvent atteinte, et dès qu’une place se libère, elle est aussitôt occupée par un nouvel arrivant.

Chaque année, les SPA de la France entière mènent campagne pour inciter les maîtres à ne pas abandonner leur animal.

Campagne contre les abandonsCet autocollant (ainsi que ceux des campagnes précédentes et suivantes) est en vente à la Boutique

Le visuel de la campagne est disponible chaque année sous forme d’autocollant. On peut acheter cet auto-collant, qui représente une journée de nourriture pour un animal abandonné, au refuge des Cailloux. Il est également possible de se le procurer contre un don de 2 € minimum adressé à : S.D.A., B.P. 42737 – 21027 Dijon cédex et accompagné d’une enveloppe timbrée aux nom et adresse du destinataire.

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