Appel des cotisations 2017

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Cher adhérent,

 Comme chaque année, je viens ici vous rendre compte, sommairement, de l’activité de notre association en 2016 et faire appel à votre soutien moral et financier pour 2017.

 Le point sur la reconstruction du refuge :

 - Démolition des anciens locaux et construction de bâtiments neufs se poursuivent en même temps. Chaque étape impose aussi que certains groupes d’animaux soient déplacés d’un endroit à un autre, d’abord d’un local ancien à un local provisoire, puis du local provisoire à un local nouvellement construit.

 - Deux des cours destinées aux chiens sont dorénavant construites : les boxes sont de trois tailles différentes, selon qu’ils sont destinés aux grands chiens, aux petits ou aux chiens de taille moyenne. Chaque box possède une courette. Un chauffage par le plafond est installé, mais il ne pourra fonctionner qu’à la fin des travaux, quand le réseau électrique sera mis en fonctionnement. Le sol est carrelé, ce qui supprime les problèmes d’allergie au ciment (certains chiens avaient les coussinets irrités en permanence et les soins étaient compliqués) et facilite grandement le nettoyage. Reste à régler un problème d’acoustique, actuellement à l’étude.

 - Plusieurs boxes d’une troisième cour prévue pour les chiens sont construits, ainsi que le local technique de cette cour et les boxes destinés aux chiens convalescents.

 - Le mur d’enceinte, à l’arrière du refuge, est lui aussi édifié, ainsi que la chatterie qui servira d’abri aux chats encore mal sociabilisés lorsque l’espace qui a été prévu pour eux pourra être clos et aménagé.

 - L’énorme cuve destinée à la récupération des eaux de pluie a été enterrée, deux fois : la première fois, elle est ressortie de terre sous l’action de la pluie, malgré les centaines de litres d’eau qu’elle contenait déjà. Il a fallu créer une dalle en ciment et arrimer la cuve avec des sangles.

 - Les deux anciennes cours des chiens ont été démolies et sur l’emplacement libéré les réseaux souterrains ont pu être mis en place, ce qui n’a pas été une mince affaire. Au milieu de ce vaste emplacement va commencer – dès que possible car au moment où j’écris les travaux sont arrêtés pour une deuxième semaine à cause des intempéries – l’édification du bâtiment qui abritera une dizaine de chatteries. Nous avons pris le parti de créer des chatteries – donnant toutes accès sur une « volière » – plus petites et plus nombreuses, pour le bien-être des chats et pour mieux séparer ceux qui ont des « statuts » différents. Les « volières » permettront aux chats de profiter du plein air sans risque de fugue. Si tout va bien, ce bâtiment devrait être terminé en avril.

 - Nous avons pris du retard, mais c’était nécessaire et tout va bien maintenant. Avec notre nouveau cabinet d’architecture, nous retravaillons tout le projet pour le rendre conforme à nos attentes, à nos besoins, et en modifiant les phases de travaux, car ce qui était prévu aurait mis nos animaux dans des conditions provisoires de vie que nous jugions trop dures. Nous sommes amenés à accepter des suppléments nécessaires : le carrelage dans les boxes par exemple, la pente de 3,5 % dans les boxes chiens, absolument indispensable pour permettre l’écoulement des liquides mais qui avait été oubliée, l’ajout de fenêtres non prévues par le bureau d’études dans les chatteries qui sont sur le point d’être édifiées etc … Mais je sais que je peux compter sur votre générosité à tous, et que nous arriverons au bout de notre projet.

 Un grand merci à tous ceux qui, depuis quelques années, ont augmenté leur participation financière habituelle afin qu’Odile Boch, notre trésorière, puisse alimenter le compte épargne réservé à la reconstruction du refuge.

 Tout cela représente un gros travail. Chaque semaine, avec l’architecte et la conductrice de travaux, nous modifions, pour améliorer ce qui est prévu. Je remercie le cabinet d’architecture ainsi que toutes les entreprises, qui ont accepté de bonne grâce de revoir ce qui était prévu (et signé) en prenant en compte nos vrais besoins. S’ensuit toute une série de modifications, avec moins-value (quelquefois), plus-value (souvent), supplément … Evidemment, je suis tout cela de très près, avec l’aide précieuse, depuis le début, de Pierre Chaillot, membre du bureau de notre SPA, et de Maître Hervé Bruchon, administrateur de la SDA, qui s’est joint à nous récemment.

 La vie quotidienne sur le site : Elle est très difficile en ce moment, puisqu’il faut poursuivre toutes nos activités en nous adaptant aux différentes phases des travaux et en accomplissant le travail supplémentaire résultant des transferts d’animaux. Il faut aussi se débrouiller avec un refuge provisoire installé sur le terrain dont nous avons fait l’acquisition et sur lequel seront édifiés les locaux administratifs, terrain qui est éloigné de notre base habituelle et oblige à des transports difficiles de nourriture et de litière. Les rigueurs de l’hiver s’ajoutent à ces difficultés. Il faut deux fois par jour casser la glace dans les récipients destinés à l’abreuvement, vérifier les couvertures etc…

 Doubler le nombre des animaliers a été nécessaire : Emeline et Mylène sont mes interlocutrices ; grâce à elles peuvent être résolues les petites difficultés quotidiennes non prévisibles qui surviennent dans leurs propres services ou les services effectués par Marion, Michèle, Marjorie, Vérité, Laurine, Claude, Laurène, Catherine. Olivier, normalement affecté à la maintenance, vient en renfort auprès des animaliers presque en permanence.

 Laurence fait de son mieux, l’après-midi, pour renseigner visiteurs et adoptants sur les nouveaux parcours à effectuer pour accéder aux animaux, et pour indiquer aux bénévoles les modifications de consignes à chaque étape des travaux.

 Car les bénévoles ont vu, eux aussi, leur tâche se compliquer : les risques de fugues sont importants, il faut faire très attention. Sortir les chiens du refuge pour aller les promener oblige à passer par le chantier, en se méfiant des tranchées et en surveillant la trajectoire des engins. Les bénévoles auprès des chats ne sont pas mieux lotis, dans les locaux de fortune très éloignés de la « base » du refuge.

 Quelques chiffres concernant l’année 2016 :

 Frais vétérinaires : 33 560 €

 Tous les animaux arrivant au refuge, quels que soient leur âge, leur statut (abandon légal ou fourrière) etc… sont traités de la même manière, selon l’espèce à laquelle ils appartiennent : les chats sont stérilisés, tatoués, vaccinés, testés contre la leucose et le FIV. Les chiens sont tatoués et vaccinés. Les chiennes sont stérilisées avant leur adoption. Les animaux reçoivent tous les soins nécessaires et bénéficient des opérations dont ils peuvent avoir besoin. D’où la somme dépensée, qui peut paraître très importante et qui en fait est très inférieure à ce qu’elle serait si nos deux cliniques vétérinaires ne pratiquaient pas, pour nous, de véritables prix d’amis. Car il n’est pas question d’honoraires, mais du simple remboursement des frais que nos vétérinaires engagent pour soigner nos animaux.

 Frais d’alimentation : 22 743 €

 Les animaux recueillis reçoivent une alimentation de bonne qualité, ce qui permet à ceux qui nous arrivent en triste état de récupérer rapidement, et à tous de bien supporter les conditions de vie au refuge qui sont assez rudes, surtout l’hiver.

 Chiots et chatons ont droit à la nourriture spécifique leur permettant d’effectuer au mieux leur croissance.

 Salaires : 205 498 € dont 73 695 € de charges sociales.

 Fort heureusement, 12 employés sur 14 sont embauchés en contrat aidé par l’état. Ces contrats, pour lesquels l’état prend en charge une grande partie du salaire, et auxquels notre reconnaissance d’utilité publique nous donne droit, nous sont évidemment d’un grand secours.

 Subventions reçues :

Subventions de fonctionnement :

 Ville de Dijon : 7 000 €

 Conseil départemental : 4 500 €

 Subventions pour la reconstruction du refuge :

 Grand Dijon : 500 000 €

 Conseil départemental : 50 000 €

 Rappel : Le coût total du nouveau refuge, estimé naguère à 3 millions d’euros, correspondait au projet de financement suivant :

 Société pour la Défense des animaux : 1 350 000 €

 Grand Dijon : 1 500 000 €

 Conseil départemental : 150 000 €

 Les modifications du projet qui se sont avérées indispensables et qui impliquent de nombreux suppléments ont pour conséquence une augmentation considérable de la part que nous devrons acquitter. Elle ne peut être encore chiffrée, car à chaque étape de la construction nous découvrons des erreurs à rectifier ou des manques à combler. Il nous faut donc rester très vigilants, et continuer à provisionner le maximum d’argent possible pour les travaux. Mais nous ne sommes pas inquiets, car la mobilisation des adhérents de notre SPA et des sympathisants est tout-à-fait exceptionnelle, et force le respect.

 Les animaux :  Le nombre des bêtes hébergées varie chaque jour, en fonction des arrivées et des adoptions. Cependant, en moyenne, ce nombre se situe toujours entre 220 et 250, toutes espèces confondues (chiens, chats, NAC).

 - Entrés en fourrière (c’est-à-dire trouvés errant ou capturés sur le domaine public)

 Chiens : 290, dont 206 ayant pu être rendus à leur maître. On peut penser que les 84 chiens qui sont restés au refuge avaient fait l’objet d’un abandon sauvage dans la nature ou dans la cité.

 Chats : 427, dont 28 seulement repris par leur maître. C’est particulièrement inquiétant. L’analyse de cette situation, ainsi que l’expérience, conduisent à penser que le chat est encore considéré comme un objet par de nombreuses personnes. Parmi les chats non repris, beaucoup relèvent d’un abandon déguisé. Sont nombreux également ceux dont les maîtres n’ont pas pris la précaution de les faire identifier et ne se sont pas donné la peine d’alerter le refuge, estimant que le chat allait revenir tout seul.

 Nouveaux animaux de compagnie : 7, dont 1 seulement repris par son maître.

 -Abandonnés légalement (c’est-à-dire apportés au refuge par leur maître) :

 Chiens : 66 ; chats : 38 ; NAC : 6

 Le nombre des abandons légaux diminue régulièrement depuis une bonne dizaine d’années. Cela ne veut pas dire qu’il y a moins de personnes n’hésitant pas à abandonner, mais seulement – triste constat – que de plus en plus de gens choisissent de « perdre » leur animal sur le domaine public, ce qui, pour la pauvre bête, est bien pire encore qu’un abandon normal. Cette diminution du nombre d’abandons légaux, loin d’être une bonne nouvelle, montre au contraire que la démarche d’abandon est conduite de façon de plus en plus irresponsable par un nombre croissant de personnes.

 - Animaux décédés sur le domaine public (la plupart du temps heurtés par un véhicule) et ramassés par nos équipes :

 Chiens : 10 ; chats : 138 ; NAC : 21

 Lorsqu’ils sont identifiés, leurs maîtres sont aussitôt prévenus.

 - Adoptés : chiens : 132 ; chats : 246 ; NAC : 15.

 - Chats stérilisés et tatoués puis remis sur leur lieu de vie sous la surveillance d’un protecteur qui prend à sa charge la pitance quotidienne :

 par « Charlotte et les autres… » : 267

 par le RAPAPPEL : 213

 Pour conclure, je ne peux que me réjouir du chemin parcouru depuis 1996, et vous en remercier. Nous nous sommes rassemblés sur deux objectifs : n’effectuer aucune euthanasie libératoire, et cette mesure a pris effet dès mars 1996, le jour même où notre équipe a pris la responsabilité de l’association ; obtenir, pour remplacer notre refuge vétuste et trop petit, un refuge moderne, pratique, respectant les normes en vigueur, aussi confortable que possible pour les animaux et pour les personnes qui s’en occupent, d’accès facile et agréable pour les adoptants et autres visiteurs. Ce sera fait bientôt. C’est notre détermination à tous, notre persévérance, notre fidélité à la cause que nous défendons, la stabilité de l’équipe dirigeante depuis 21 ans et la confiance que vous lui accordez qui ont permis la réussite de notre projet commun.

 Je vous remercie pour tout cela et je vous prie de bien vouloir agréer, Cher adhérent, l’expression de mes meilleurs sentiments.

 La Présidente

 Nicole Bacqué

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