Histoires de bêtes - SPA de DIJON

Histoires de bêtes - SPA de DIJON


Elle retrouve son chien... 12 ans après !

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Une dame compatissante arrive au refuge, le 22 mai 2009, avec un chien, visiblement âgé, qu'elle vient de trouver couché sur le trottoir, fatigué et assoiffé, rue Philippe Guignard, à Longvic. Un kyste énorme (sans gravité, dira plus tard le vétérinaire) pend entre les deux postérieurs du chien.

Après l'avoir réconforté, on l'examine et on s'aperçoit qu'il est tatoué, mais le tatouage n'est plus lisible. On utilise les moyens habituels (alcool et lampe électrique derrière l'oreille) pour le déchiffrer. Cette opération terminée, il reste encore un élément illisible, qu'on remplace par un point d'interrogation dans la demande de recherche d'identification qu'on effectue, dans le fichier de la Société Centrale Canine, sur internet, au moyen du code d'accès dont dispose notre S.P.A.. On recueille une longue liste de possibilités, et deux personnes, se relayant dès qu'elles ont une minute libre, s'emploient à téléphoner un peu partout...

Il faudra quatre jours et pas mal d'acharnement pour retrouver la maîtresse de Magnum, 13 ans, retriever labrador sable volé, à l'âge de 8 mois, il y a 12 ans de cela, dans le jardin de sa maison, à Cornas, petit village situé à environ 10 km de Valence. La clôture du jardin avait été découpée avec des tenailles et le tronc d'un arbuste de la haie avait été scié pour permettre le passage du chien.

Comme pour compliquer encore les recherches, après le vol du chien, sa maîtresse avait déménagé pour résider à Chabeuil, et repris son nom de jeune fille après son divorce.

Samedi 30 mai, Florence Garrigues, en pleurs, a repris, en notre refuge, le chien qu'elle n'osait plus espérer retrouver. Après un long moment d'émotion, ils sont repartis tous les deux dans la Drôme, où ils continueront à savourer le bonheur des retrouvailles.

Quant à l'équipe qui oeuvre au refuge, sans jamais ménager ni son temps ni sa peine, elle est heureuse d'avoir pu rendre sa maîtresse à un vieux chien et satisfaite d'avoir vu ses efforts couronnés de succès.

Pour Josse, il était trop tard !

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Trouvé sur la route, entre Pont de Pany et Sainte-Marie-sur-Ouche, cet adorable petit chien est arrivé au refuge dans un état de détresse épouvantable. Peu à peu, réconforté et bien soigné, il a repris confiance. Agé d'environ 10 ans, il avait de l'arthrose et un souffle cardiaque. On procéda à toutes les étapes de la mise en état sanitaire ; bien vacciné, doté d'une prescription médicale efficace et peu contraignante (une dose de métacam tous les matins pour apaiser les douleurs rhumatismales), le charmant petit chien, qui considérait son animalier avec un regard éperdu de reconnaissance sollicitait aussi, avec une confiance teintée d'un reste de timidité, des câlins auprès de tous ceux qui s'approchaient de son box. Il était fin prêt pour une adoption « cas des cailloux ». La présidente avait même écrit l'article qu'on allait envoyer au Bien Public et publier sur le site le lundi suivant. C'est alors que survint la catastrophe : plusieurs jours de canicule en cette fin de juillet ; les conditions de vie au refuge sont rudes, le froid et la chaleur y sont insupportables, particulièrement pour les animaux âgés ou fragiles. Le coeur du petit chien n'a pas tenu... Le vétérinaire n'a rien pu faire, sinon abréger les souffrances de la petite bête, qui est morte apaisée, dans les bras de la gardienne du refuge.

Eprouvera-t-il un peu de honte, celui qui a abandonné ce chien sur la route ?

Serons-nous quelques-uns à songer, par temps de grande froidure ou de canicule, que cette triste histoire pourrait se reproduire, et qu'il aurait fallu si peu, somme toute, pour sauver le petit chien ? Une maison fraîche, et surtout un grand coeur...

La triste histoire d'Isabelle


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Le 29 février 2008, rue de l'Ecluse à Longvic, un passant n'en croit pas ses oreilles : il lui semble entendre un faible gémissement provenant... d'un conteneur à ordures. Quelques minutes plus tard -et juste avant le passage des éboueurs !-, il en retire une chatte tremblante, maigre, aveugle, qui avait été déposée -vivante- parmi les déchets.

Arrivée au refuge dans un état pitoyable, la petite bête, âgée d'une dizaine d'années, récupère très vite, malgré les maltraitances passées et un taux d'urée assez élevé. On la soigne si bien et on la chouchoute tellement qu'elle met tout son coeur à surmonter le passé et la maladie. Elle est heureuse, enfin, et ça se voit. On se dit que dans quelques semaines on pourra la proposer à l'adoption, parmi les « cas des cailloux ».

Mais notre refuge est trop petit, il n'y a pas de possibilité d'édifier une infirmerie. Isabelle est donc restée dans la chatterie d'isolation, où l'on place les nouveaux arrivants. Un chat trouvé arrive, atteint de coryza, très contagieux. Malgré toutes les précautions prises, Isabelle l'attrape. Le nouveau s'en remettra, elle, encore fragile, n'y parviendra pas.

Ce dimanche matin 6 avril, la petite Isabelle, blottie dans les bras de son animalière, a été euthanasiée par notre vétérinaire.



Des histoires mal commencées qui finissent bien :


Pour certaines arrivées particulièrement pitoyables, il faut faire très vite. C’est ainsi, par exemple, que nous avons récemment fait procéder, trois fois de suite en fort peu de temps, à l’amputation d’un membre antérieur pour trois chats : ces trois malheureuses bêtes nous ont été apportées avec un membre sectionné ou écrasé. On n’ose imaginer la souffrance subie. L’un d’eux a « traîné » longtemps avant de nous être apporté et ce sont les vers qui infestaient la plaie et la nettoyaient qui, d’après le vétérinaire, ont permis que le chat puisse être sauvé… L’un d’eux a été adopté. Les deux autres, adorables et surmontant fort bien leur handicap, attendent un maître au refuge…

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Balthazard (adopté) Corentin (adopté)


Quelques scènes de la vie quotidienne, choisies au hasard de ma mémoire :

Un homme est arrivé au refuge, il y a quelques mois, en fin d’après-midi, portant, dans un carton, quelque chose qui ressemblait vaguement à un croisement d’o’cédar très sale et de serpillière, mâtiné de boa 1930. Il a fallu presqu'une minute à la secrétaire pour comprendre que la chose informe, puante et inerte déposée dans le carton était un chien, et ensuite elle le crut mort. Erreur : c'était une chienne shitzu, quasiment mourante, âgée, déshydratée, décharnée, aveugle, sans forces, couverte de plaies, que l’homme venait de ramasser sur une route, près de Pontailler… Elle s’appelle Bénédicte, est âgée d’environ 13 ans, et se porte à merveille si on excepte une quasi cécité due à une kératite bilatérale et une petite maladie de peau sous contrôle. Le refuge lui a rendu sa dignité ; maintenant, elle ressemble… à un chien et, gaie comme un pinson, elle attend un bon maître…

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Bénédicte a été adoptée

Une très jeune chatte, jolie et câline, est abandonnée par sa maîtresse, qui prétend l'avoir trouvée, mais la secrétaire n'est pas dupe... La chatte saigne et se gratte. "Pourquoi ne pas la faire soigner, au lieu de nous l'apporter ?". D'avance, la secrétaire connaissait la réponse : « Quoi ? un chat chez le vétérinaire ? Je n'ai pas d'argent pour çà... » Dans ces cas-là, on demande à l'abandonneur de s'engager par écrit à ne pas reprendre d'animal. Mais que valent, dans la société actuelle, la parole et la signature de certains ? Colombe -c'est le nom que nous avons donné à la jeune chatte- est atteinte d'une allergie alimentaire. Une piqûre de cortisone, un antibiotique, un régime spécial (poulet, poisson, thon au naturel et veau) et voilà la petite heureuse et en pleine forme, prête à partir pour une nouvelle vie, mais une vraie vie cette fois, avec une vraie maîtresse…

On explique à cet homme qu'il serait cruel d'abandonner -en plein hiver de surcroît, alors que nos boxes ne sont pas chauffés- son berger allemand âgé de 10 ans et très attaché à son maître. L'homme prend prétexte d'un déménagement. On tente de lui expliquer que le chien le suivra sans problème, qu’il s’adaptera à n’importe quel logement et que l’essentiel, pour lui, est de rester avec son maître. L'homme demande alors à ce que nous prenions son chien en pension, le temps pour lui d'effectuer le déménagement. Cette chanson-là aussi, nous la connaissons bien, et dès cet instant nous avons su que l'homme ne reviendrait pas... Le chien aussi savait : cela se lisait dans son regard, et son attitude résignée fendait le cœur…

Je viens d’évoquer pour vous quelques histoires de bêtes, afin que vous puissiez prendre la mesure de la détresse et de la misère animales mais aussi de l’importance du rôle de chacun d’entre nous lorsqu’il s’agit de les combattre. Cependant, il ne faut pas oublier qu’à côté de ces animaux particulièrement malchanceux, vivent au refuge, en attente d’adoptants, des cohortes de bêtes jeunes, jolies, câlines, en pleine santé…

La malchance d'Imré

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Ce gentil setter noir et feu, trouvé à Quémigny Poisot le 11 février 2008, est arrivé au refuge en piteux état ; probablement avait-il erré longtemps avant que quelqu'un s'intéresse à lui. Age estimé : 12 ans. Ni tatouage, ni transpondeur, ni collier ; personne ne l'a réclamé. Bilan vétérinaire : malnutrition, cataracte, souffle au coeur, jetage narine droite, tartre, diarrhée chronique etc... Après plusieurs semaines de soins intensifs et quelques jours d'hospitalisation, le joli setter, baptisé Imré et cajolé par les bénévoles et les employés, avait repris goût à la vie et se portait fort bien, moyennant quelques comprimés quotidiens.

10 avril 2008 : soudainement, Imré tombe, sans raison apparente. Accident vasculaire cérébral grave. « On ne peut plus rien faire » dit le vétérinaire. Rien, sauf une euthanasie pour abréger ses souffrances, la tête du chien posée sur les genoux de son animalière...

Nous avons tous pensé que si ce pauvre chien avait connu auparavant une vie meilleure, s'il avait erré moins longtemps, peut-être n'aurait-il pas fini ainsi...

Ces "Cas des Cailloux" n'ont pas eu la chance d'être adoptés. Ils sont morts au refuge. Nous reproduisons ici les textes qui les présentaient, ainsi que leur photo.


Serge, le chien « oublié »

Serge s'est éteint au refuge, avec l'aide du vétérinaire, un matin où il n'avait plus la force de se lever.

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Il explorait tous les recoins de la Place Centrale, à QUETIGNY, un jour de grand froid, cherchant manifestement un endroit tranquille et abrité . Une passante, intriguée par son manège et constatant qu'il était seul et sans collier, le fit monter dans sa voiture et le confia au refuge.

Le chien, croisé berger allemand et sibérian husky, doté d'un épais pelage noir et blanc, était tatoué ; on prit donc rapidement contact avec ses maîtres, qu'on supposait inquiets, et on leur demanda de venir le chercher. Déception : ils se souvenaient avoir eu, il y a longtemps, un chien de ce genre, mais ils pensaient qu'il était mort et ne souhaitaient plus s'encombrer d'un animal ! Bref, ils l'avaient oublié..... C'est ainsi que Serge intégra la troupe des chiens abandonnés.

Dorénavant vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, vermifugé et déparasité, Serge est en excellente santé. Docile, calme, il s'intéresse à tout et se montre agréable en toutes circonstances. Heureux lorsqu'il est lâché dans la cour, il rend de petites visites de politesse à ses congénères ainsi qu'aux employés et bénévoles, sans s'imposer, puis continue son tour. Il n'existe pas de chien plus facile à vivre. Il a un bon appétit et, comme tous les chiens d'âge, dort beaucoup. Il rêve d'un maître bienveillant qui voudrait bien lui offrir une fin de vie heureuse. Né en 1994, Serge participe à l'opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d'Amis, opération destinée à faciliter l'adoption des chiens âgés en accordant une aide financière, pour les frais vétérinaires, à ceux qui ont la gentillesse de les accueillir.

Melkior a besoin de compagnie

Melkior est mort à la clinique, en octobre 2009, des suites d'un retournement d'estomac.

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Melkior, croisé berger allemand-malamute à la robe gris et crème est un beau chien, né en juillet 1997, arrivé au refuge en 2002 : il avait été trouvé errant mais en bon état, et on a supposé qu'il venait de fausser compagnie à son maître. Il n'a pas été réclamé. Son long séjour au refuge a permis de bien le connaître : il est obéissant, aime beaucoup les promenades (mais, comme tous les malamutes, il faut le tenir en laisse), se montre calme en voiture et n'aboie pas, ne présente aucune difficulté particulière et il est plus affectueux que la plupart des chiens de sa race.

Adopté en 2007, il est cependant revenu assez vite au refuge, et on a appris à cette occasion qu'il ne supportait pas de rester seul : probablement a-t-il vécu ses premières années dans la compagnie constante de ses maîtres. Ses adoptants, qui travaillaient tous les deux, ont dû se résoudre à nous le ramener, à leur grand regret.

Melkior est en bonne santé, tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce. Il peut vivre en appartement, ne fait pas de mal aux chats mais il faudrait soit qu'il puisse suivre partout son maître, soit qu'un membre de la famille reste souvent à la maison.

Ce chien fait partie de l'opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d'amis.


Un minou nommé Nérée

Nérée est mort à la clinique, pendant l'été 2009, d'une crise d'urémie.

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Le fait est assez rare pour être signalé : ce chat est arrivé tout seul au refuge, par les toits. Famélique, le poil terne, l'air hagard, il faisait vraiment peine à voir et il est certain qu'il a beaucoup souffert avant de découvrir l'endroit où l'on pourrait lui venir en aide.

Pendant plusieurs semaines, on s'inquiéta beaucoup car il ne prenait pas de poids malgré les grandes quantités de nourriture qu'il engouffrait, l'air radieux. On soupçonna même une hyperthyroïdie, mais le test s'avéra négatif. En l'espace de trois mois, tout rentra dans l'ordre et notre Nérée, castré, tatoué, vacciné contre les maladies de son espèce, testé contre la leucose et le F.I.V. et déclaré indemne de tout virus, en pleine forme, ne songe plus qu'à folâtrer gaiement et à faire de grands câlins à qui veut bien s'occuper de lui.

Le vétérinaire avait estimé, lors de l'arrivée de Nérée au refuge, qu'il était né en 2001, mais on le croit maintenant un peu plus jeune : sa maigreur avait induit tout le monde en erreur.

La photo n'est pas très récente : Nérée est presque dodu maintenant, son poil est devenu beau, mais ce gentil chat a gardé ce regard attendrissant qui fait fondre les bénévoles, et qu'une lueur d'espoir anime désormais.


L'espoir de Sam

Sam est mort au refuge, en août 2009, d'une crise cardiaque provoquée par la canicule du mois d'août, insupportable dans les boxes dont le toit est en tôle ondulée.

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Le cours du destin de Sam s'est inversé durant l'été 2009. Après avoir été choyé durant de longues années, il s'est brusquement retrouvé au refuge, abandonné par des maîtres qui divorçaient, chacun d'eux entamant une vie nouvelle dans laquelle le petit chien n'avait pas sa place.

Ce croisé fox bichon à la robe blanche et au poil frisé, né en mai 1999, a surmonté courageusement ce méchant coup du sort. Dynamique, plein de vie, très joueur -il est capable de s'amuser tout seul avec un jouet-, gentil et affectueux, faisant la fête à tout le monde, il est doté de bien des qualités.

Tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, en excellente santé si l'on veut bien excepter un léger souffle au coeur pour lequel il suffit de lui donner un comprimé quotidien, qu'il prend avec la meilleure grâce du monde, Sam espère retrouver très vite un bon maître qu'il aimera de tout son coeur.

Ce petit chien participe à l'opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d'Amis.


Oliver, Braque allemand

Oliver est mort à la clinique en juillet 2009, des suites d'un retournement d'estomac. On ne peut pas s'empêcher de penser que cet accident ne se serait pas produit s'il avait eu la chance d'être adopté. En effet, c'est parce qu'il s'est énervé dans son box, après le repas, en voyant des petits chiens gambader dans la cour avec leur adoptant que ce retournement a eu lieu.

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Oliver est un superbe braque allemand marron, de pure race, né en mai 1998. Son maître, qui l'avait acheté dans un élevage, a souhaité s'en séparer en juin 2007, après l'avoir utilisé comme chien de chasse.

Oliver est tatoué, vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce, en excellente santé. Très vigoureux, il tire un peu sur sa laisse en promenade et ne peut donc être promené par un jeune enfant.

Très gentil avec les humains, capable de mener une vie harmonieuse avec une famille, il n'apprécie guère ses congénères et n'aime pas les chats. L'idéal, pour lui, serait donc de devenir l'unique compagnon à quatre pattes de son adoptant. Il est calme, sage et obéissant, ne présente aucune difficulté particulière, n'aboie qu'en de rares occasions. Après avoir été remercié par un abandon de ses années de chien d'utilité, il mériterait d'être accueilli comme chien de compagnie, et il ne fait pas de doute qu'il saurait manifester sa reconnaissance à son nouveau maître.

Oliver fait partie de l'opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d'Amis.


Le « mauvais oeil » de Denis

Denis est mort à la clinique, en mai 2009, d'un retournement d'estomac. Cet accident arrive aux chiens de grande taille qui mangent trop vite ou s'énervent après le repas. Les chances de les sauver sont faibles.

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Deux chiens affamés, tous deux croisés colley, âgés d'environ 1 an, erraient ensemble à Messigny, promenade de Jouvence. Amenés en notre refuge par la personne qui les avait trouvés, ils s'adaptèrent très vite et on put rapidement procéder aux soins, à l'identification et aux vaccinations nécessaires. L'un des deux fut très vite adopté, mais le second attend sa chance depuis longtemps : Denis, âgé de 3 ans et demi maintenant, doté d'une jolie robe fauve et crème et d'un bon caractère, docile et affectueux, est affligé d'une microphtalmie de l'oeil gauche et ne voit plus de cet oeil, ce qui ne l'empêche pas de vivre tout-à-fait normalement sa vie de chien. Il ne souffre pas, il n'y a aucun médicament à administrer, aucun soin à donner si on excepte un peu de pommade dans l'oeil lorsque le soleil darde trop fort, sinon il risquerait une uvéïte, et il jouit d'une excellente santé. Le petit handicap de Denis semble faire obstacle à son adoption, et c'est pourquoi nous avons recours au journal, espérant lui donner ainsi une chance de trouver un bon maître, auquel il saura manifester sa reconnaissance et donner entière satisfaction.

Manon la timide

Manon est morte au refuge, d'une cause inconnue, aussi discrètement qu'elle a vécu, en avril 2009.

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Elle a longtemps vécu, avec d'autres chats, dans les jardins familiaux de Dijon. Chaque jour, à bicyclette, une dame venait cultiver son jardin et nourrir les chats, qui s'abritaient, par gros temps, dans la cabane à outils. Mais il advint un jour que la dame, pour des raisons de santé, dut renoncer à son équipée quotidienne. Désespérée, elle eut l'idée de faire appel à nous. C'est ainsi que Manon fit son entrée au refuge.

Difficile, au début, lorsqu'on a l'habitude de la liberté, de se retrouver cloîtrée avec vingt-cinq autres chats dont la compagnie est imposée et non choisie. Mais Manon s'habitua très vite, en constatant qu'elle ne manquait jamais de rien.

La petite chatte à la robe noir et blanc, née en 1994, est stérilisée, tatouée, vaccinée, testée contre la leucose et le F.I.V. et déclarée indemne de tout virus. Elle aspire à une vie calme et protégée, et il lui faudrait une maîtresse douce et patiente : en effet, elle est encore très timide ; on peut lui prodiguer quelques caresses, en opérant avec douceur, et elle les apprécie beaucoup, mais il n'est pas encore possible de la prendre dans les bras. Il faudra lui laisser le temps de prendre confiance en elle, d'oser croire à son nouveau bonheur. Nous recherchons pour elle une place de chat d'intérieur, car elle est restée craintive : si elle avait l'occasion de se retrouver dehors, elle prendrait peur et s'enfuirait sans pouvoir revenir.

La petite Manon attend au refuge celle qui voudra bien faire son bonheur.

L'espoir de May

May n'a pas eu la chance d'être adoptée. Elle est morte au refuge, le 16 mars 2009, d'un accident vasculaire cérébral foudroyant.

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En septembre 2002, elle a été trouvée par un promeneur, un soir, dans la forêt de Chevigny-Saint-Sauveur. Née en février 2002 (âge estimé par le vétérinaire), on a émis l'hypothèse d'une fugue provoquée par les premières chaleurs de la jeune chienne. Mais elle n'était pas identifiée et personne ne l'a réclamée.

Croisée berger allemand à la robe noir et feu, bien portante, tatouée, stérilisée, vaccinée contre toutes les maladies courantes de son espèce, May est une excellente gardienne. Probablement est-ce la raison pour laquelle elle est au refuge depuis si longtemps : lâchée la nuit pour monter la garde dans les cours, elle devait se reposer la journée dans sa niche sans se montrer aux visiteurs.

Cette gentille chienne, calme, obéïssante dotée d'un bon caractère, n'aime pas les longues promenades. Casanière, elle apprécierait de pouvoir demeurer tranquillement dans une cour ou un jardin qu'elle saurait interdire à d'éventuels intrus. Elle n'est pas compliquée, aspire à une vie calme et paisible et à l'affection d'un bon maître auquel elle aurait tôt fait de s'attacher profondément.

Les tribulations d'Hippolyte

Malheureusement, Hippolyte n'a pas été adopté; il est mort au refuge en juin 2008
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Hippolyte après son opération

Trouvé à Bèze en janvier 2008, il est arrivé au refuge hagard, tremblant, tenant à peine sur ses pattes, avec un peu partout sur le corps des excroissances de chair, dont une, énorme, sur le sommet de la tête. C'est un beagle tricolore, né en 1996 (âge déterminé par le vétérinaire), chien de chasse devenu inutile qu'on a probablement lâché dans ce village pour qu'il aille mourir ailleurs...

Mais il avait envie de vivre, notre brave Hippolyte, et il a très vite repris des forces et manifesté une humeur charmante. Il a supporté avec courage l'ablation de la grosse verrue qu'il avait sur la tête, le port de la collerette, tous les soins nécessaires à sa remise en état. Il est vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce. Notre vétérinaire lui mettra un transpondeur (puce) juste avant sa sortie du refuge, car nous n'avons pas voulu courir le risque d'une anesthésie générale pour tatouage, étant donné son âge.

Qui prendra en pitié ce chien paisible et facile à vivre, qui rêve d'un bon coussin pour dormir, d'une écuelle bien garnie et surtout d'un maître ne ressemblant en rien à celui auquel il a eu le malheur d'appartenir ?

Ce chien, qui devient très beau lorsqu'on le voit avec le coeur, participe à l'opération chien doyen organisée par 30 Millions d'Amis.


Nounours, chien martyr

Nounours est décédé à la clinique, des suites d'une piroplasmose détectée un peu trop tard.

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La secrétaire en était restée bouche bée : un chien arrivait au refuge, enfermé dans une remorque en métal hermétiquement close, dans laquelle il avait été précipité avec le collier de fer, la chaîne de métal et le piquet auquel il était attaché, dehors, sans jamais avoir été libéré, depuis sa naissance. Il avait huit ans, et était né de la chienne de ceux qui l'abandonnaient, et qui en avaient peur au point de ne pas vouloir l'extraire eux-mêmes de la remorque.

Pendant dix jours, l'animalier le plus expérimenté ne put entrer dans le box : il ne pouvait que nourrir la pauvre bête, en faisant descendre le récipient dans la courette du box au moyen d'une corde... Il fallut plusieurs mois pour parvenir à débarrasser le chien du collier de fer qu'on dût cisailler, et de la chaîne que l'animal traînait derrière lui. Anesthésie générale obligatoire -risquée et acrobatique- pour de simples injections d'antibiotiques. Souvent, on faillit renoncer et se résoudre à l'euthanasie. On aurait eu tort : au bout de dix-huit mois d'efforts journaliers fournis par son animalier et de subterfuges imaginés par le vétérinaire pour soigner le fauve, le chowchow croisé griffon a compris que les gens qui s'occupaient de lui ne lui voulaient que du bien, et il a commencé à oublier l'enfer vécu pendant huit ans. A partir de ce moment, il a appris plus vite qu'un chiot, avec une bonne volonté touchante, tout ce qu'un chien doit savoir : obéir, marcher en laisse, être propre...

Devenu le plus câlin des chiens, facile à vivre et sans souci, Nounours fait la fête à tous ceux qu'il connaît bien. On aimerait tant que ce chien martyr connaisse enfin une vie heureuse, auprès d'un maître responsable...

Maintenant tatoué et vacciné, en très bonne santé, Nounours n'a qu'un défaut : il n'aime vraiment pas les autres chiens, aussi faut-il bien le tenir en laisse en promenade, et éviter ses congénères.

Ce chien, né en 1999, fait partie de l'opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d'Amis.

Vif, le doyen du refuge

Il n'aura malheureusement pas connu l'affection d'un maître et la douceur d'un foyer. Ses problèmes cardiaques ayant brusquement empiré et le vétérinaire ne parvenant plus à le soulager, il a fallu se résoudre à l'euthanasier fin avril 2008.

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Abandonné à l'âge de quatre ans par un chasseur, Vif a eu de surcroît la malchance d'être la victime d'une « mauvaise » adoption. Choisi pour sa douceur et sa gentillesse avec les enfants, pour lesquels il est un compagnon idéal, il fut ramené au refuge deux ans plus tard parce qu'il fuguait. Considérant l'état de maigreur assez effrayant du chien, on ne s'interrogea pas longtemps sur la raison des fugues : il cherchait de la nourriture. Sa maîtresse accepta volontiers d'évoquer la ration journalière : elle n'aurait pas suffi pour un chien de manchon. Le chien n'avait pas été maltraité, bien au contraire. Simplement, les maîtres, obsédés par l'idée qu'un animal mange toujours trop, et trouvant l'extrême minceur plus esthétique, sousestimaient les besoins réels du chien. Finalement, Vif manifesta sa joie en retrouvant son box, et surtout sa gamelle. En peu de temps, il reprit sa corpulence habituelle.

Vif est non seulement le doyen du refuge (il est né en 1994), mais il est aussi celui qui y a effectué le plus long séjour : huit ans au total. Cet anglo-français tricolore, qui mériterait de connaître enfin un sort meilleur, est doté de nombreuses qualités. Facile à vivre, affectueux, il jouit d'une excellente santé ; un léger souffle au coeur ne l'empêche pas d'être très vigoureux et d'adorer les promenades. Il est tatoué et vacciné contre toutes les maladies courantes de son espèce. Il pourrait faire la joie de ses maîtres pendant de longues années encore, pour peu qu'on lui accorde sa chance. Et il serait si heureux d'avoir enfin quelqu'un à aimer !

Ce chien fait partie de l'opération « chien doyen » organisée par 30 Millions d'amis.