Adhésion / Cotisation
SPA des Cailloux: et si vous adhériez?
Aimer
les animaux, s'insurger contre les mauvais traitements dont ils sont
souvent victimes, déplorer que les lois ne les protègent pas davantage
et que trop de gens se montrent irresponsables, c'est bien.
Mais affirmer ses convictions en participant, c'est mieux.
Les
adhérents de la Société pour la Défense des animaux reçoivent chaque
année une lettre d'appel des cotisations. Peut-être est-ce le moment de
les rejoindre?
Leur nombre a beaucoup augmenté en 12 ans : la
qualité des soins prodigués aux animaux, la gestion très rigoureuse des
fonds recueillis, les orientations prises par la SDA et la
détermination de l'équipe agissante y sont peut-être pour quelque
chose. Pour que la SDA puisse accroître son oeuvre de protection
animale, gagner en puissance et en efficacité, il est nécessaire que le
nombre de ses adhérents augmente encore.
Les animaux abandonnés
au refuge des Cailloux vivent presque exclusivement de la générosité de
ceux qui pensent à eux. C'est avec l'argent des cotisations et des dons
de ses membres que l'association héberge, nourrit et fait soigner les
bêtes qu'elle recueille. L'union faisant la force, plus l'association
sera représentative et plus grand sera le nombre des animaux sauvés.
Dans le combat qu'il faut mener contre la misère animale, les bons
sentiments ne suffisent pas. L'engagement personnel est indispensable.
Pour devenir membre de la SDA, il suffit d'envoyer un chèque:
-cotisation simple à partir de 19 euros
-membre bienfaiteur à partir de 39 euros
en y
joignant une enveloppe timbrée à l'adresse du donateur, qui recevra peu
de temps après sa carte de membre et le reçu fiscal.
La SDA étant reconnue d'utilité publique, 66% de la somme versée sont déductibles des impôts.
Lettre d'appel des cotisations 2008
Cher adhérent,
En ce début d'année, je viens ici, une fois de plus, faire appel à votre générosité et vous demander de bien vouloir renouveler votre adhésion à notre association. Votre soutien fidèle est pour nous d'un grand réconfort, car il témoigne de la confiance que vous avez en notre gestion. Mais il est surtout la condition même de l'existence du refuge, et par conséquent de la survie des animaux. Souvent je vous ai dit qu'ils vivaient de nos dons. Vous serez peut-être néanmoins surpris par les chiffres : pour 2006, par exemple (les comptes 2007 ne sont pas encore clôturés), les subventions et indemnités ne représentent que 8,49 % de nos recettes, contre 91,51 % pour nos dons et cotisations. Je précise qu'il s'agit là de résultats globaux, incluant le service d'accueil des animaux trouvés. Vous pouvez donc mesurer l'importance primordiale que revêt votre participation. C'est avec vos dons que sont acquittés les honoraires des vétérinaires, les factures d'aliments, les notes d'eau, de gaz, d'électricité, les impôts, les salaires des employés etc...
Vous savez depuis longtemps que nous gérons notre budget de façon très rigoureuse, avec le souci constant de ne pas gaspiller un centime. Pour exemples : nous faisons nous-mêmes les comptes et les feuilles de paie, le recours à un cabinet comptable étant fort onéreux ; nous avons deux employés seulement en C.D.I., l'une effectuant 35 heures par semaine en qualité de chef animalier-conseiller d'adoption-gardienne, l'autre 8 heures par semaine seulement (il s'agit d'un de nos anciens animaliers, aujourd'hui retraité et réembauché un jour par semaine). Les autres employés sont embauchés sous contrat aidé par l'état. Nous sommes donc remboursés d'une partie de leur salaire et dispensés des charges. Ces contrats étant de courte durée, cela implique évidemment, pour nous, la recherche fréquente de candidats, leur formation, des dossiers à monter, des démarches administratives à effectuer etc... et c'est à nous, bénévoles, qu'incombe la majeure partie du travail de secrétariat, qui s'ajoute à notre travail d'administration : Odile Boch et moi-même y consacrons toutes nos matinées, et une bonne partie de nos après-midi. Employer si peu de personnes rétribuées pour l'entretien de 170 animaux en moyenne, et pour toutes les activités liées à la protection animale représente une vraie gageure, et venir à bout de la charge quotidienne de travail relève souvent de l'exploit.
Si nous effectuons toutes les économies possibles en ce qui concerne les dépenses (et c'est indispensable, car malgré nos efforts, notre compte de résultats 2006 présentait un déficit d'exploitation), le maximum, en revanche, est fait pour les animaux, et je puis affirmer, une nouvelle fois, que la ligne de conduite que nous avions, tous ensemble, définie en 1996, est toujours respectée : tous les animaux, quels que soient leur âge, leur race, leur état sanitaire à l'arrivée, leur statut (animal abandonné ou animal trouvé), sont systématiquement soignés, vaccinés contre les maladies courantes de leur espèce, tatoués. Les chats, mâles et femelles, sont stérilisés et testés contre la leucose et le F.I.V. Les chiennes sont stérilisées avant leur sortie du refuge pour adoption. Aucune euthanasie libératoire n'est effectuée ni côté refuge ni côté fourrière, et le fait est assez rare pour être signalé. Tous les animaux entrant dans les bâtiments fourrière -que nous nommons «chenil d'isolation» et «chatterie d'isolation»- en ressortent, après mise en état sanitaire, pour être installés au refuge, en attente d'adoption. (Ce sont les animaux «trouvés» qui doivent obligatoirement être inscrits en fourrière, contrairement à ceux qui sont abandonnés au refuge par leur maître). Nous ne pratiquons que des euthanasies médicales, lorsque la médecine vétérinaire se déclare impuissante à soigner l'animal et à soulager sa souffrance. La plupart des animaux arrivant au refuge n'ayant jamais été montrés à un vétérinaire, leur «mise en état sanitaire» coûte cher, mais elle est absolument indispensable. Et je rappelle que notre S.P.A., qui a une importante activité de fourrière, c'est-à-dire d'accueil des animaux «trouvés», ne reçoit pas d'indemnité des municipalités pour ce service (exception faite pour une petite commune).
Si je réïtère chaque année ces explications, c'est pour informer les nouveaux adhérents de la façon dont nous concevons l'accueil des animaux sans maître, d'une part, et pour que ceux d'entre vous qui étaient déjà adhérents en 1996 sachent que nous continuons à «tenir le cap». Car ce qui nous a tous liés, ce qui continue à nous réunir, ce qui est notre raison d'être et notre particularité, c'est précisément notre refus catégorique de l'euthanasie. Loin de nous l'idée de critiquer ceux qui doivent la pratiquer : il y a beaucoup plus d'abandons que d'adoptions, l'euthanasie sans nécessité médicale est donc, en l'état actuel des choses, dans les fourrières de la plupart des S.P.A., presque inévitable, mais la mise à mort d'animaux en surnombre n'a rien à voir avec la protection animale, aussi avons-nous choisi de nous cantonner à une oeuvre de sauvetage et d'assistance aux animaux. Cette oeuvre, nous la poursuivons hors refuge en ce qui concerne les chats, dans le cadre du Rassemblement des associations de protection animale ne pratiquant pas l'euthanasie libératoire (R.A.P.A.P.P.E.L.). Nous prêtons main-forte à «Charlotte et les autres... », association adhérant, comme nous, à ce groupement, et qui a fait stériliser et tatouer l'année dernière 312 chats, les sauvant ainsi d'une mort certaine, en accueillant au refuge des cailloux les minous qui ne peuvent pas être remis sur leur lieu de vie en raison d'un handicap quelconque.
Ceux d'entre vous qui fréquentent le refuge ont pu constater que d'importants travaux, destinés à améliorer la qualité de la vie au refuge de nos protégés, ont été effectués cette année. C'est grâce, essentiellement, à la générosité de Michèle Pennequin, adhérente, Chevalier de Saint-François d'Assise et également Présidente d'honneur de «Charlotte et les autres... » que ces travaux ont pu être réalisés. Michèle, depuis plusieurs années, joue le rôle de Père Noël pour nos abandonnés, et nous lui en devons beaucoup de reconnaissance.
Les travaux en question nous permettent de «tenir» dans des installations vétustes, devenues obsolètes depuis longtemps. Le refuge a été conçu, en 1919, pour une cinquantaine de chiens. A l'époque, les chats étaient encore considérés comme des nuisibles... Actuellement, il accueille un grand nombre de chiens, de chats et de N.A.C., mal logés dans des locaux qui ne sont pas aux normes. Le refuge est devenu beaucoup trop petit : infirmerie minuscule, pas de salle d'opération, pas de vestiaire, pas de salle de réunion, pas d'atelier, pas de possibilité de stocker les marchandises, pas de parking, un minuscule bureau d'accueil etc.... Le secrétariat indispensable au fonctionnement de l'association est installé provisoirement, depuis plus de 10 ans, ainsi que les archives, dans un local dijonnais prêté par un administrateur, situation dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'est pas normale. Et cette liste des «manques» est loin d'être exhaustive... Nous sommes dans l'absolue impossibilité de nous mettre en conformité avec les exigences des différentes administrations (Direction des Services Vétérinaires, Environnement, Direction du Travail), ces administrations se montrant d'ailleurs patientes et bienveillantes à notre égard, mais elles ne pourront pas l'être indéfiniment. Il devient urgent que la Ville de Dijon accède à la requête que nous avons présentée il y a de cela quatre ans, requête à laquelle le Maire avait bien voulu répondre favorablement, et attribue à sa S.P.A. un terrain sur lequel pourraient être édifiés des bâtiments fonctionnels.
La justice n'est pas bien sévère avec ceux qui maltraitent les animaux, nous le savons tous. Quant à moi, je l'ai éprouvé par trois fois cette année :
Nous nous étions portés partie civile dans une affaire concernant un homme ayant battu à mort un berger allemand. Il avait avoué, les faits étaient prouvés. Un non lieu a été prononcé, car le délai de prescription était dépassé au jour du procès. Le tribunal a même dû ordonner que cet homme soit défrayé de ses frais d'avocat !
Une deuxième affaire, dans laquelle nous nous étions également portés partie civile, concernait un homme qui devait partir en vacances en Corse, mais qui a pris le temps avant d'attacher son chien à un arbre, dans un bois, et de s'assurer qu'il était mort. Il devait trouver le temps long, car le dossier nous a appris qu'il avait même interrogé sa future ex-femme pour savoir combien de temps pouvait tenir un chien sans manger et sans boire, indice confondant pour les enquêteurs. Le chien est mort de soif et de faim. Revenu de vacances, l'homme en question est allé récupérer le collier et la laisse, pour son prochain chien probablement... Notre avocat, Maître Anne, a brillamment plaidé ce dossier. L'homme a été condamné, sur le plan civil, à 200 € d'amende et 350 € au titre de l'article 475-1 (frais de représentation par avocat). Sur le plan pénal, il a été condamné à deux mois de prison avec sursis. Ce n'est vraiment pas cher payé pour ce que ce pauvre chien a enduré. L'homme en question n'avait même pas daigné se présenter à l'audience...
Depuis juin 2004, je galère pour essayer de faire punir une de nos adoptantes, gendarme de profession, qui a fait mettre à mort un de nos chiens, jeune, gentil et en parfaite santé, suite à un accident provoqué en fait par l'incompétence et le manque de jugement de la dame. Dossier épais, recueil de témoignages, visites aux responsables hiérarchiques de la jeune dame, plainte auprès du Procureur de la république etc... Des dizaines de démarches, des dizaines d'heures de travail... Le Procureur a finalement ordonné en 2007 une médiation pénale, à laquelle Maître Anne a bien voulu m'accompagner et à l'issue de laquelle j'ai accepté les propositions du médiateur, que la dame s'est permis, elle, de refuser... Finalement, le Procureur de la république a décidé de procéder à un classement sans suite... Le conseil d'administration n'entendant pas en rester là, nous envisageons maintenant une procédure civile.
Comme vous pouvez le constater, il est très difficile d'obtenir réparation des préjudices et de faire respecter les droits des animaux. La plupart du temps, on ne recueille que déboires et déceptions, ce qui n'est pas, d'ailleurs, une raison pour renoncer.
A vous qui soutenez si fidèlement notre cause mais êtes éloignés de la vie quotidienne de l'association, je voudrais raconter, à titre d'exemples, quelques-unes des petites histoires, tristes ou heureuses, parfois cocasses, qui émaillent ou pimentent nos journées.
Je pense à ce jeudi après-midi (jour de fermeture du refuge) où j'ai dû, en l'espace d'une heure, et toutes affaires cessantes, rappeler un employé en congé et trouver deux bénévoles pour sortir de la chambre froide, inutilisée depuis longtemps, les piles de couvertures et les palettes de nourriture (700 kg chacune) qui y étaient entreposées, pendant que le fils de la gardienne, appelé lui aussi à la rescousse, réparait le système électrique permettant de faire le froid, afin de pouvoir accueillir, comme si de rien n'était, un camion qui venait, sous bonne escorte de motards, nous livrer 380 poulets prêts à cuire saisis par les douanes le matin même, car le camion était en infraction avec la loi. Si nous n'avions pas pu prendre ces poulets, ils auraient fini à l'équarissage. Il avait fallu réagir très vite, comme souvent, mais nos chiens ont fait la fête pendant plus d'une semaine !
Ramassé
à Genlis, presque inerte, un chat arrive au refuge, pantelant,
borgne, la gorge déchirée, un énorme trou béant
sous le cou d'où s'écoule un mélange de sang et
de pus. Aussitôt conduit chez le vétérinaire,
opéré d'urgence, il s'est remis très vite :
manifestement il voulait survivre et avait beaucoup lutté pour
cela. Notre Harold, aujourd'hui tatoué, vacciné et
castré, vigoureux et confiant, attend avec impatience celui
qui voudra bien lui offrir une nouvelle vie, heureuse cette fois.

Harold
Une adhérente, membre bienfaiteur, se présente au refuge ; elle vient de prendre sa retraite et fête l'événement en venant adopter un vieux chien. C'est difficile, pour une bonne âme, d'en choisir un, car cela signifie que les autres vieux toutous vont rester au refuge. Elle repart avec Jumpy, 13 ans, après avoir fait un chèque d'un montant très largement supérieur à la participation demandée pour une adoption, et s'étonne même lorsque je la remercie chaleureusement d'avoir choisi un chien âgé : pour elle, cette démarche est naturelle, évidente. Nous leur souhaitons, à elle et à Jumpy, tout le bonheur qu'ils méritent.
A propos d'animaux âgés, je ne saurais trop vous inciter à consulter, sur notre site internet, une nouvelle rubrique que nous venons de créer : «les cas des cailloux». Nous y présenterons, à l'aide d'un texte et d'une photo, les animaux qui ont le moins de chances d'être adoptés, en raison de leur âge, d'un handicap, d'un trait de caractère particulier ou d'un séjour trop long au refuge. Si certains d'entre nous pouvaient suivre l'exemple donné par la maîtresse de Jumpy, ce serait bien réconfortant.
Quelquefois,
on serait tenté de penser que les animaux en détresse
savent que leur salut se trouve au refuge des Cailloux : je pense au
chien Lorenz, qui attendait sagement, à cinq heures du matin,
tranquillement assis devant le refuge, que la gardienne lui ouvre la
porte ; ou encore, plus récemment, au chien Gilbert, qui a
profité de l'ouverture du portillon, à midi, lors de la
sortie des animaliers, pour entrer dans la cour du refuge et aller
dire bonjour à tout le monde, en attendant qu'on lui attribue
un box. Il a eu moins de chance que beaucoup d'autres : nous avons
fait pour lui tout ce qu'il fallait, réconfort, mise en état
sanitaire etc... Nous l'avons équipé d'une petite
botte, puis d'une chaussette spéciale, en attendant que sa
patte malade guérisse. Puis, un matin, son ventre a enflé
brusquement : hémorragie interne, cancer de la rate, fin de
l'histoire. Le vétérinaire l'a euthanasié après
tranquillisation et anesthésie générale. Son
animalière l'a accompagné jusqu'au bout, comme nous
avons coutume de le faire dans ces cas-là.

Le chat
Freddy passait beaucoup de temps dehors, recherchant les endroits
ensoleillés. Or l'abus de soleil provoque fréquemment
des «chancres» (cancers) des oreilles ou du nez chez les
chats blancs. C'est ce qui est arrivé à Freddy, dont
les deux oreilles étaient blanches... Une opération
s'avérait nécessaire, car le chat souffrait beaucoup et
se grattait au point que ses oreilles étaient déchiquetées
et en permanence ensanglantées. Les maîtres de Freddy
ont préféré l'abandonner, après avoir
vécu 14 ans en sa compagnie. La S.D.A., qui soigne
systématiquement tous les animaux qu'elle recueille, a tenté
l'opération, qui a très bien réussi. Evidemment,
notre pauvre vieux Freddy n'a plus d'oreilles, mais il a supporté
vaillamment les soins post-opératoires et combattu avec succès
un glaucome et le coryza.

Freddy
Un brave chien, Titi, est abandonné par ses maîtres, qui répondent tranquillement aux questions qu'on leur pose pour essayer de mieux connaître l'animal. «Ah oui, il boite, c'est parce qu'il est tombé du premier étage, il y a trois mois... Non, on ne l'a pas emmené chez un vétérinaire, ça ne saignait pas. Il a beaucoup pleuré pendant quinze jours, il avait beaucoup maigri aussi, mais maintenant ça va...» Diagnostic de notre vétérinaire, d'après la radio que nous avons fait pratiquer : fracture du fémur avec déplacement de l'os. On imagine la souffrance du chien, qui n'a même pas eu droit à un antalgique alors qu'il aurait fallu l'opérer d'urgence. L'histoire, cette fois, finit bien : Titi a été adopté par des gens charmants, prenant ainsi sa revanche sur un passé injuste.
Je pourrais
aussi vous parler du chien Snoopy, découvert allongé
auprès de sa maîtresse morte depuis trois jours, du chat
Guillaume arrivé au refuge à l'état de
squelette, et qu'il fallut alimenter avec précaution pour
qu'enfin, au bout de quatre mois, il retrouve une corpulence à
peu près normale, du petit chien Hégisippe, arrivé
couvert de croûtes provoquées par une gale démodécique
ancienne et jamais soignée, et qu'on plonge chaque matin dans
un seau rempli de désinfectant pour hâter sa guérison...

Et puis il y a tous les autres : les jeunes, les vieux, les bêtes de race et les croisés, ceux qui ont été maltraités, ceux qui ont été dorlotés et se retrouvent au refuge à la suite d'un mauvais coup du destin, ceux qui arrivent agressifs et qu'on amadoue, ceux qui arrivent tremblants et qu'on réconforte, les malades, les blessés, les bien-portants, les chiens, les chats, les furets, les lapins, les oiseaux, les hamsters, les gerbilles, les «trouvés», les «abandonnés» au refuge, les «jetés par-dessus la grille», les «découverts dans la benne par les éboueurs», les «attachés à la poignée de la porte» parce qu'ils ont la teigne ou qu'ils ne savent pas chasser le hérisson, bref tout un peuple à quatre pattes que nous pouvons sauver grâce à vous, et dont tous les membres sont traités avec une exacte justice.
Alors, en leur nom à tous, je vous remercie bien sincèrement pour vos cotisations et pour vos dons, et je vous prie de bien vouloir agréer, cher adhérent, l'expression de mes meilleurs sentiments.
Le Président,
Nicole Bacqué
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
Ne tenez pas compte de cet appel si vous avez déjà réglé votre cotisation, et par conséquent reçu votre carte 2008.
Cotisation simple à partir de 19 €
Cotisation membre bienfaiteur à partir de 39 €
Merci de nous adresser, avec votre cotisation, une enveloppe timbrée à vos nom et adresse, qui servira à vous envoyer votre carte d'adhérent ainsi que le reçu fiscal. La S.D.A. étant reconnue d'utilité publique, vous pouvez bénéficier d'une réduction d'impôts de 66 % sur vos dons dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. La cotisation est considérée comme un don. Elle est donc déductible. Si votre don dépasse 20 %, l'avantage fiscal peut être reporté sur 5 ans. Pour les entreprises, une réduction d'impôts de 60 % de vos dons est permise, dans la limite de 5% du chiffre d'affaires. L'étalement sur 5 ans est possible.
L'Assemblée générale de la S.D.A. se tiendra au mois d'avril. Comme d'habitude, chaque adhérent à jour de sa cotisation 2008 sera convoqué par lettre.
N'oubliez pas que vous pouvez établir un testament en faveur de notre association, qui est reconnue d'utilité publique et par conséquent exonérée de droits de mutation. Il existe différentes possibilités. N'hésitez pas à nous demander des modèles de testaments ou à les chercher sur notre site internet, rubrique «dons et legs/testaments».
Il est également possible de souscrire une assurance-vie au profit de l'association. Dans les deux cas (testament ou assurance-vie), il est indispensable de bien préciser la dénomination en entier : Société pour la Défense des Animaux de Bourgogne et de Franche-Comté, et l'adresse exacte du refuge : 5, rue Django Reinhardt à Dijon.
Grâce à Arnaud Métral et à la société Evonux, www.evonux.com, la S.D.A. dispose d'un outil très performant, son site internet www.spa-des-cailloux.com. Tout au long de l'année, nous avons pu constater que le site faisait connaître notre association, attirait des adoptants au refuge, était à l'origine d'agréables surprises. Pour notre S.P.A., c'est un progrès considérable, pour lequel il convient de dire de nouveau notre reconnaissance à Arnaud Métral.
Il nous faut aussi remercier Jean Coron, notre web-master, qui vient chaque semaine au secrétariat pour mettre à jour le site, ainsi que les bénévoles qui prennent les photos numériques, avec une mention spéciale pour Colette Descaves.
Il s'avère que notre site rencontre un très vif succès (plus de 1000 visites par mois, avec un excellent indice de popularité « PageRank google » à 5/10). Nous recherchons donc des « sponsors » et nos adhérents sont particulièrement bien placés pour nous aider dans cette tâche. Nous pouvons proposer, en échange d'une aide à l'association, cette aide pouvant être financière ou en nature, un partenariat publicitaire sous différentes formes : hébergement de la publicité de notre sponsor sur notre site, avec pose de « liens en dur » sur les pages de sponsoring ou installation de panneaux publicitaires sur les murs du refuge ou dans nos locaux. D'avance, merci à ceux d'entre vous qui, à l'aide des éléments évoqués ci-dessus, nous proposeront des partenaires.
N'oubliez pas d'apporter régulièrement au refuge les couvertures, pulls, tissus chauds dont nous garnissons les niches pour garantir les animaux du froid ; des draps pour l'été ; de la nourriture (boîtes, croquettes, légumes frais ou en boîtes, pâtes, riz...).
Si vous disposez d'un peu de temps et voulez bien nous aider, de nombreuses activités peuvent vous être proposées, qui seraient fort utiles à l'association : visites de courtoisie post-adoption (nous n'avons pas assez de visiteurs, surtout pour les chats), collecte des remèdes chez les vétérinaires, bricolage et maintenance, travail administratif, caresses et coups de brosse aux chats, pour lesquels nous manquons de bénévoles réguliers, promenades et sorties dans les cours des chiens etc...
L'organisation de collectes de nourriture est une activité supplémentaire que nous ne sommes pas toujours en mesure d'assumer (manque de temps, de bénévoles...) Si le coeur vous en dit, si vous pouvez en organiser une, merci de prendre contact. C'est d'autant plus important que la banque alimentaire nous donne beaucoup moins de nourriture qu'avant : nous n'y allons plus que deux jours par semaine, et on ne nous donne plus que ce que les « restos du coeur » ont refusé. Avant que la banque alimentaire ne soit créée, nous allions tous les jours recueillir à Carrefour – Quétigny les invendus périmés, et cela nous permettait de confectionner d'excellentes soupes pour les chiens.
Sont en vente au refuge : des auto-collants, des stylos lumineux, des aimants représentant des animaux, des bijoux de téléphone portable, des peluches, os en buffle, porte-clefs, mallettes de transport pour chats, laisses et colliers, jouets pour animaux, les revues de la Confédération, les calendriers 2008, et de nombreux nouveaux objets de propagande.
La Société pour la Défense des Animaux, « Charlotte et les autres... » et Le Chat libre dijonnais coopèrent au sein du R.A.P.A.P.P.E.L. (Rassemblement des associations de protection animale ne pratiquant pas l'euthanasie libératoire). Le R.A.P.A.P.P.E.L. a fait stériliser et tatouer, en 2007, un très grand nombre de chats des rues, dans toute la Côte d'Or, les sauvant ainsi de la fourrière et de l'euthanasie.
45 vétérinaires ont signé le protocole d'accord du R.A.P.A.P.P.E.L. Ces praticiens, disséminés dans toute la Côte d'Or, nous consentent des tarifs de faveur pour la stérilisation et le tatouage des chats errants qui sont nourris sur leur lieu de vie par des bénévoles.
La Confédération des S.P.A. de France fédère plus de 250 associations régionales, dont la nôtre. Chacune de ces associations est bénévole, autonome, indépendante et gère un budget qu'elle ne doit qu'à elle-même. Contrairement à une idée largement répandue, il n'existe pas de S.P.A. nationale regroupant et aidant toutes les S.P.A. de France. La SPA des Cailloux n'a aucun lien avec la SPA de Paris, qui ne fait pas partie de la Confédération des SPA de France.
Une nouvelle fois cette année, la SPA de Paris a envoyé dans notre département (et probablement dans toute la France), un appel aux dons, alors que l'accueil des animaux abandonnés et trouvés, la stérilisation massive des chats errants et le secours aux animaux maltraités sont assurés, dans notre région, par des associations confédérées à Lyon, comme la nôtre. Certains Côte d'Oriens envoient leur contribution à Paris, en pensant nous aider, et convaincus que leur participation nous sera reversée, alors qu'il n'en est rien, évidemment. Il ne se passe pas de semaine sans que nous recevions au moins une lettre (demande d'aide ou d'enquête) dans une enveloppe au dos de laquelle trône une des fameuses vignettes largement distribuées par la SPA de Paris. Le rédacteur de la lettre (qui n'est pas adhérent de notre SPA, mais croit cependant l'être) est persuadé qu'il s'adresse à « sa » SPA. Il arrive même assez souvent qu'il fasse état du don qu'il a versé à Paris avant de présenter sa demande ! De surcroît, cette année, une vente de porte-clefs a été organisée chez une cinquantaine de commerçants. Certains nous ont dit avoir cru qu'ils les vendaient à notre profit. Et nous avons même reçu des lettres d'enfants convaincus qu'ils avaient offert des repas à nos animaux !
Si vous le pouvez, adhérez aussi, même symboliquement (pas de montant minimum) à l'Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs – 10, place Léon Blum. 75011 Paris. La souffrance que l'homme inflige aux animaux qu'il destine à sa consommation est si intolérable qu'il devient difficile, voire impossible, de manger de la viande lorsqu'on sait comment sont traités et abattus les animaux de boucherie. Cette oeuvre courageuse est présidée par le Docteur Jean-Pierre Kieffer. (Nicole Bacqué est sa suppléante au Conseil Départemental de la santé et de la protection animales).
La Fondation 30 Millions d'Amis aide les refuges. En 2007, elle a acquitté une de nos factures d'aliments pour un montant de 1000 € et une de nos notes d'honoraires vétérinaires pour un montant de 1500 €.
61 vétérinaires ont signé le protocole d'accord de la SDA. Ces praticiens offrent une visite gratuite à nos adoptants et des tarifs de faveur à notre SPA, pour la stérilisation et le tatouage des chats qui ont été confiés lorsqu'ils étaient chatons. La liste de ces vétérinaires est communiquée aux adoptants.
Pour mémoire, sont « Chevaliers de Saint-François d'Assise » (titre rare décerné aux personnes ayant considérablement aidé l'association au cours d'une longue période) :
Jean-Claude Jeannin
André Desvignes
Docteur Stéphane Cadorel (Direction des Services Vétérinaires)
Jean-Luc Rémy
Claude Gaudeaux
Marius Estivalet
Docteur Franck Capotosto
Michèle Pennequin (qui est aussi Présidente d'honneur de « Charlotte et les autres... »)
André Guyot
Maître Sandrine Anne
Docteur Dominique Métral
Depuis quelques années, nous avons pris l'habitude de décerner un « Caillou d'or » (symbolisé par une petite statuette représentant un chat) à un vétérinaire praticien, pour son esprit protection animale, sa bienveillance à l'égard de notre association et l'accueil chaleureux qu'il réserve à nos adoptants.
Pour mémoire : Caillou d'Or 2000 : Docteur Philippe Behiels
Caillou d'Or 2001 : Docteur Isabelle Molli-Mougeot
Caillou d'Or 2002 : Docteur Gabriel Grée
Caillou d'Or 2003 : Docteur Franck Capotosto
Caillou d'Or 2004 : Docteur Cédric Lescure
Caillou d'Or 2006 : Docteur Stéphane Cadorel
Lettre d'appel des cotisations 2007
Cher adhérent,
Comme d'habitude, je viens ici, en ce premier mois de l'année, tenter d'établir pour vous un compte-rendu sommaire de l'année écoulée, avant de faire appel, une fois de plus, à votre générosité et à votre soutien, afin qu'ensemble nous poursuivions, en 2007, notre action en faveur de toutes ces bêtes oubliées, abandonnées, maltraitées, perdues, malheureuses, qui dépendent de nous et n'ont que nous au monde, et pour lesquelles notre refuge représente la dernière chance -et bien souvent la seule-.
L'année, une fois de plus, a été éprouvante, et j'ai fini par me faire à l'idée qu'il ne pouvait pas en être autrement : s'il s'agissait seulement de recueillir de pauvres bêtes, de les soigner, de les réconforter, de leur redonner confiance puis de les faire adopter, la tâche serait déjà, vous pouvez aisément l'imaginer, stressante et difficile. Mais, pour pouvoir effectuer auprès des animaux cette mission essentielle qui nous incombe -et qui est notre seul but à tous- il nous faut gérer le refuge et l'association comme une entreprise, avec tous les soucis administratifs, matériels et financiers que cela implique. A deux différences près cependant : la première, c'est que les "patrons" sont bénévoles ; et la seconde, c'est que nous n'avons à vendre, pour assurer notre financement, ni produit attrayant, ni service dont on ne peut se passer, mais seulement un petit morceau de bristol -la carte d'adhérent- qui témoigne de notre engagement et de nos sentiments à tous.
Parmi
beaucoup d'autres, voici quelques-unes des difficultés qu'il a
fallu résoudre : à l'automne, notre petite Renault
Express, seul véhicule de l'association, s'est fendue en deux,
après avoir transporté, pendant treize années,
quelques milliers d'animaux et des tonnes de nourriture et de
matériaux divers. Il a fallu la remplacer de toute urgence,
car il ne se passe pas de jour sans qu'on doive emmener à la
clinique une ou plusieurs bêtes. C'est une Kangoo neuve et
spécialement aménagée qui a pris le relais, mais
nous n'avions pas prévu cette dépense pour 2006,
pensant que la petite Express, que nous chouchoutions, allait durer
encore un an ou deux.
La nouvelle voiture
Il
a fallu se pencher sur un souci de chauffage : dans toutes les
chatteries, les radiateurs électriques, très anciens,
véritables « grille-pain », procuraient
très peu de chaleur tout en consommant beaucoup. Les mêmes
« grille-pain » équipaient la maison de
la gardienne, et deux d'entre eux seulement fonctionnaient encore.
Après avoir consulté des entreprises spécialisées,
en espérant changer pour une énergie moins chère
que l'électricité, il a fallu se résoudre, rien
d'autre ne s'avérant possible, à procéder à
l'installation de nouveaux radiateurs électriques radiants et
nettement plus efficaces que les anciens, et ces travaux sont presque
terminés. Dès qu'ils seront achevés, il faudra
passer à des travaux de maçonnerie, pour lesquels j'ai
accepté le devis, car le bâtiment dans lequel se
trouvent les nouveaux animaux de compagnie (lapins, furets, gerbilles
etc...) ainsi que la buanderie et le grenier s'est lui aussi fendu en
deux (comme la voiture !) sur toute sa hauteur, et la fente mesure
plusieurs centimètres de large, si bien que nous nous sommes
trouvés dans l'obligation d'héberger dans notre
minuscule bureau la perruche récemment abandonnée, cet
oiseau craignant le froid.

La perruche Cocotte
Il a fallu également gérer un gros souci informatique : nos logiciels, complètement obsolètes, ne permettaient pas que soient « récupérés » nos documents et fichiers (ils sont au nombre de 3000 environ) et nous avons craint pendant plusieurs mois de devoir tout « ressaisir ». Le pire a pu être évité, nous nous remettons « à flots » progressivement, mais l'informaticien, Odile Boch et Agnès ont vécu d'effroyables semaines...
Le plafond du local baptisé pompeusement « pharmacie », où nous entreposons nos réserves de médicaments, vient de s'effondrer (8 janvier 2007)... Le bénévole qui trie et range les remèdes a réussi à les «sauver», mais il va falloir débourser 3800 € (hors taxes) pour la réparation.
Ces quelques petits exemples (un fétu de paille sur l'océan des soucis qui nous accablent) pour que vous sachiez que ce qui se passe au refuge lorsqu'il est ouvert, l'après-midi, -et qui est notre raison d'être- n'est que la partie visible de l'iceberg, et n'est rendu possible que par sa partie immergée : un travail très astreignant, ingrat, prenant, souvent ardu et pour lequel il faut sans cesse lutter contre le découragement. Et j'avoue que si je n'avais pas à mes côtés, chaque jour, depuis un peu plus d'un an, notre trésorière, j'y aurais certainement cédé... Odile Boch vient travailler avec moi au secrétariat tous les matins, et si elle ne part jamais avant midi, elle arrive parfois bien avant 8 heures !
En ce qui concerne le personnel : Jean a pris sa retraite, mais il accourt dès que nous avons besoin de lui pour un chien difficile ou une petite réparation. Jeanine dirige les animaliers le matin, se transforme en conseiller d'adoption l'après-midi et devient gardienne le soir venu. Cela fait 28 ans qu'elle court du matin au soir. Danièle, Claude, Cécile, Yann, animaliers sous contrats aidés par l'état, s'investissent à fond dans leur travail et s'en acquittent avec beaucoup de coeur.
Nous le savons tous depuis longtemps, il faut envisager un « déménagement » du refuge, nos locaux étant beaucoup trop petits pour notre activité, très vétustes, ne correspondant pas -et beaucoup s'en faut- aux normes actuelles. Il convient d'étudier et de mettre sur pied un projet que je pourrais soumettre ensuite au Conseil Général et à la Mairie de Dijon, ces deux collectivités locales se montrant très bienveillantes à notre égard. Pour ce faire, la constitution d'une petite équipe efficace et déterminée est nécessaire, et je fais ici appel aux bonnes volontés.
Les nombreuses démarches que nous effectuons depuis des années en faveur des chats errants, et notre combat pour que leur mise en fourrière soit remplacée par leur stérilisation, identification et relâcher sur leur lieu de vie continuent à porter leurs fruits : des conventions R.A.P.A.P.P.E.L. sont signées avec plusieurs mairies : Dijon, Crugey, Fauverney, Izeure, Perrigny-sur-l'Ognon. Des négociations sont en cours avec de nombreuses autres communes. La Mairie de Dijon a bien voulu accorder au R.A.P.A.P.P.E.L., pour cette action, une subvention de 2000 euros, et le Conseil Général nous a attribué une subvention de 1500 euros. Le R.A.P.A.P.P.E.L. a fait stériliser et tatouer, en 2006, plus de 200 chats dans tout le département.
Notre S.P.A. a pu, grâce à vous, recueillir, soigner, sauver, replacer de nombreux animaux. La ligne de conduite que nous avions, tous ensemble, définie en 1996, est toujours respectée : tous les animaux, quels que soient leur âge, leur race, leur état sanitaire à l'arrivée, leur statut (animal abandonné ou animal trouvé), sont systématiquement soignés, vaccinés contre les maladies courantes de leur espèce, tatoués. Les chats, mâles et femelles, sont stérilisés et testés contre la leucose et le F.I.V. Les chiennes sont la plupart du temps stérilisées avant leur sortie du refuge pour adoption. Aucune euthanasie libératoire n'est effectuée ni côté refuge ni côté fourrière, et le fait est assez rare pour être signalé. Tous les animaux entrant dans les bâtiments fourrière -que nous nommons «chenil d'isolation» et «chatterie d'isolation»- en ressortent, après mise en état sanitaire, pour être installés au refuge, en attente d'adoption. (Ce sont les animaux «trouvés» qui doivent obligatoirement être inscrits en fourrière, contrairement à ceux qui sont légalement abandonnés par leur maître). Nous ne pratiquons que des euthanasies médicales, lorsque la médecine vétérinaire se déclare impuissante à soigner l'animal et à soulager sa souffrance. La plupart des animaux arrivant au refuge n'ayant jamais été montrés à un vétérinaire, leur « mise en état sanitaire » coûte cher, mais elle est absolument indispensable. Et je rappelle que notre S.P.A., qui a une importante activité de fourrière, c'est-à-dire d'accueil des animaux «trouvés», ne reçoit pas d'indemnité des municipalités pour ce service (exception faite pour une petite commune).
2006,
comme les années précédentes, nous a apporté
son lot d'animaux abandonnés encore plus lâchement que
d'autres : chiens et chats jetés par-dessus le mur du refuge,
dans les jardins de certains administrateurs de la S.D.A. ou encore
dans la salle d'attente d'un de nos vétérinaires !
Parmi eux, le chat Erwan, dont voici l'histoire : le portillon du
refuge s'entr'ouvre et la secrétaire s'attend à voir
entrer un visiteur. Elle n'aperçoit qu'un avant-bras et une
main, qui tient un chat par la peau du cou et le jette brusquement et
très violemment dans la cour, en direction du bureau. Quelques
jours après, on s'aperçoit que le chat peine à
uriner ; il faut le sonder, et à cette occasion on découvre
une lésion de l'urêtre, anomalie gênant la miction
et nécessitant une urétrostomie (ablation du pénis).
On soupçonne donc les raisons de cet abandon sauvage, et on
comprend mieux le comportement terrorisé du chat : une grande
souffrance due à sa malformation s'ajoute à sa crainte
d'être de nouveau maltraité. Nous avons fait procéder
à l'opération nécessaire, et dès la
convalescence terminée, nous avons constaté un
changement radical dans l'attitude de la pauvre bête :
paisible, confiant, câlin, juste un peu timide encore, il
espère maintenant qu'un vrai maître va venir le
chercher. En attendant cet heureux épilogue, un parrainage
serait le bienvenu, car il est conseillé de nourrir Erwan
essentiellement avec des boites, sachets et croquettes CD, que l'on
trouve chez tous les vétérinaires, mais qui sont un peu
onéreuses pour une association.

Erwan
Deux chiots, deux frères, sont abandonnés, légalement cette fois, par une de ces personnes encore beaucoup trop nombreuses qui, au mépris de la loi, font faire à leur chienne deux portées par an, dans le but de vendre la portée, non vaccinée, non tatouée, non examinée par un vétérinaire, donc une deuxième fois au mépris de la loi. Nos deux chiots sont ceux qu'elle n'a pas réussi à «placer». L'un semble en bon état, l'autre est un peu malingre et souffre d'un ulcère à l'oeil. Le premier n'a pas survécu : infesté par les vers, il n'a pas supporté la vermifugation, pourtant tentée avec prudence et parcimonie. Nous n'avons pas pu sauver l'oeil du second, soigné dès son arrivée au refuge, mais beaucoup trop tard quand même. En revanche, il se porte dorénavant comme un charme.
Etre au bureau du refuge, l'après-midi, c'est faire face à des situations extrêmes et éprouver des émotions aussi fortes que contradictoires. Je passerai vite sur les adoptions : reconnaissance envers la personne qui est venue là dans le but d'inverser le cours du destin d'un animal malheureux, satisfaction de savoir que le chat Etienne et la chienne Prudence ont enfin trouvé un maître, échanges chaleureux entre des gens qui se comprennent et veulent faire ensemble reculer le front de la misère animale. Mais il y a les abandons, et c'est souvent la douche glacée, le moment insupportable. A celles qui se relaient au bureau (Jeanine, Agnès, Danielle), je rabâche sans cesse les mêmes consignes : rester calme quoi qu'on fasse et quoi qu'on dise, écouter sans broncher, sans contester, sans manifester la moindre désapprobation, toutes les inepsies, voire les horreurs, proférées par certains abandonneurs, et ce dans l'intérêt de l'animal. Il faut une grande maîtrise de soi pour respecter ces consignes, et ce d'autant plus que, si on se trouve là, c'est bien parce qu'on aime les animaux. Quant à moi, si je suis convaincue qu'il faut procéder ainsi, je n'en suis pas capable : récemment, de passage au refuge, je me tenais au bureau lorsqu'arrive une famille, le père marchant devant et tenant un panier de transport pour chat à la main, la mère le suivant et précédant ses deux fils. Probablement avait-on pensé qu'assiter à l'abandon-punition du chat était instructif pour les enfants. Leur vétérinaire a refusé d'euthanasier le chat, aussi on nous apporte le monstre qui, depuis neuf ans, les griffe et les mord. Et la mère d'exhiber son avant-bras griffé, attendant qu'on la plaigne -mais en vain-, car il ne nous a fallu que quelques instants pour comprendre que l'agressivité du chat devait être une réaction de défense. La secrétaire osa demander une explication concernant le carnet du chat et se fit rabrouer vertement. Quant à moi, presque sans m'en apercevoir, je prononçai : «pauvre chat» ; nous avions déclenché une crise d'une violence inouïe : hurlements de la mère qui m'accusait de vouloir que le chat crève les yeux de ses enfants, menaces du père qui allait tirer une balle dans la tête de l'animal, puisque ni son vétérinaire ni nous-mêmes ne voulions les comprendre. Jeanine réussit à les rattraper, car ils partaient en vociférant, puis à parlementer et à «récupérer» la bête féroce, avec laquelle on prit évidemment des précautions particulières, c'est-à-dire qu'on la traita exactement comme les autres chats. Le tigre n'a jamais causé le moindre souci, il est doux et paisible, et manifestement très content d'avoir échappé à son ancienne vie.
La vie quotidienne du refuge est faite de la succession d'événements souvent heureux, puisque ce sont parfois de véritables sauvetages que nous effectuons, grâce à votre soutien. Je pourrais, si je disposais de davantage de place, vous conter l'histoire de Brownie, petite chienne abandonnée à l'âge de 9 ans par des maîtres indifférents, puis adoptée par une gentille institutrice ; celle de Daniel, déposé au refuge parce qu'il était très vieux et aveugle et qui a cependant terminé sa vie traité comme un pacha ; celle de Whisky, qui vivait en permanence attaché à une voiture et qu'une de nos bénévoles a sauvé ; celle de ces deux Saint-Bernard, pour lesquels nous avons peiné à trouver des niches assez grandes, dont nous pensions qu'ils attendraient longtemps avant d'être adoptés, et qui trouvèrent chacun un maître en l'espace de quelques semaines...
Avant de terminer, je tiens aussi à vous dire que notre S.P.A. doit une grande reconnaissance à Michèle Pennequin, adhérente, Chevalier de Saint-François d'Assise, Présidente d'Honneur de «Charlotte et les autres...», grâce à qui beaucoup de bonnes choses sont possibles.
Et puis n'oublions pas que, dans les démocraties, ce sont les nombres qui importent. Plus une association compte d'adhérents, et plus ses dirigeants ont de chance d'être écoutés et considérés par ceux qui disposent du pouvoir. Nous connaissons tous des gens qui se lamentent sur la façon dont notre société traite les animaux sans pour autant être adhérents : à ceux-là, il nous revient d'expliquer gentiment que gémir ne sert à rien, et que si l'on veut vraiment que les choses changent, il faut adhérer à une association de protection.
Depuis mars 1996, date à laquelle vous m'avez fait l'honneur de m'élire à la présidence de notre association, la fidélité des adhérents de la S.D.A. à la cause qu'elle défend ne s'est jamais démentie, leur nombre n'a pas cessé d'augmenter (vous êtes six fois plus nombreux qu'en 1996) et j'ai, chaque année, constaté avec émotion que vous répondiez avec générosité et rapidité à ma demande annuelle. Certaine qu'il en sera de même pour 2007, et vous en remerciant à l'avance, au nom de ceux qui ne vivent que de nos dons, je vous prie de croire, cher adhérent, à l'expression de mes meilleurs sentiments.
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