Adhésion / Cotisation

Adhésion / Cotisation


SPA des Cailloux: et si vous adhériez?

Aimer les animaux, s'insurger contre les mauvais traitements dont ils sont souvent victimes, déplorer que les lois ne les protègent pas davantage et que trop de gens se montrent irresponsables, c'est bien.
Mais affirmer ses convictions en participant, c'est mieux.

Les adhérents de la Société pour la Défense des animaux reçoivent chaque année une lettre d'appel des cotisations. Peut-être est-ce le moment de les rejoindre?

Leur nombre a beaucoup augmenté en 12 ans : la qualité des soins prodigués aux animaux, la gestion très rigoureuse des fonds recueillis, les orientations prises par la SDA et la détermination de l'équipe agissante y sont peut-être pour quelque chose. Pour que la SDA puisse accroître son oeuvre de protection animale, gagner en puissance et en efficacité, il est nécessaire que le nombre de ses adhérents augmente encore.

Les animaux abandonnés au refuge des Cailloux vivent presque exclusivement de la générosité de ceux qui pensent à eux. C'est avec l'argent des cotisations et des dons de ses membres que l'association héberge, nourrit et fait soigner les bêtes qu'elle recueille. L'union faisant la force, plus l'association sera représentative et plus grand sera le nombre des animaux sauvés. Dans le combat qu'il faut mener contre la misère animale, les bons sentiments ne suffisent pas. L'engagement personnel est indispensable.

Pour devenir membre de la SDA, il suffit d'envoyer un chèque:

-cotisation simple à partir de 19 euros
-membre bienfaiteur à partir de 39 euros

en y joignant une enveloppe timbrée à l'adresse du donateur, qui recevra peu de temps après sa carte de membre et le reçu fiscal.

La SDA étant reconnue d'utilité publique, 66% de la somme versée sont déductibles des impôts.


Appel des cotisations 2010

Cher adhérent,

Bien que rédigeant début janvier le petit compte-rendu que je vous destine, je sais déjà qu'il vous parviendra plus tard que d'habitude. En effet, des tâches exceptionnelles se sont ajoutées à notre travail habituel, déjà bien lourd, et notre petit secrétariat est débordé. Une de ces tâches cependant est la bienvenue, car elle permettra une amélioration du fonctionnement de notre association : il se trouve qu'en assistant, en octobre dernier, au congrès des S.P.A de France, qui se tenait à Clermont-Ferrand, j'ai gagné, lors d'une tombola organisée un soir, le gros lot, offert par la Confédération et attribué par simple tirage au sort parmi les participants. Il s'agit d'un logiciel spécialement conçu pour la gestion d'une S.P.A, d'une valeur de 2000 euros. Notre trésorière, Odile Boch, avait eu l'occasion de se le voir présenter, et le trouvait fort intéressant et bien conçu, mais nous n'aurions jamais envisagé d'effectuer cette dépense, nous contentant d'utiliser un matériel sommaire, dans le souci constant que nous avons de ne dépenser que le strict nécessaire, sauf en ce qui concerne les animaux, qui sont très bien soignés et très bien nourris. Chance, donc, que ce logiciel qui nous échoit, comme tombé du ciel. Mais il a fallu prévoir deux journées entières d'installation et de formation par un informaticien venu de Lyon ( journées offertes par la Confédération) et surtout il convient que chacune prenne de nouvelles habitudes, s'entraîne à fonctionner différemment, et il faut reporter dans nos nouvelles bases une quantité très importante d'informations diverses, ce qui prend énormément de temps.

Parmi les tâches que j'évoquais plus haut, certaines étaient -et restent- contrariantes au plus haut point : je vous ai adressé naguère une petite lettre de mise au point, après le scandale, largement médiatisé, provoqué par la gestion désastreuse de la S.P.A de Paris, que tout le monde persiste à nommer «S.P.A» tout court, ce qui crée une confusion et porte préjudice aux S.P.A de province, dont la nôtre, qui n'ont rien à se reprocher. Il a fallu écrire à tous les notaires de Côte d'Or, obtenir quelques minutes sur France Bleu, un reportage de FR3 etc... toutes ces démarches ne suffisant pas à ce que les médias, et surtout le public, ne fassent plus d'amalgame entre la S.P.A de Paris et la nôtre. Le mauvais feuilleton continue : plusieurs adhérents m'ont fait parvenir une lettre, datée du 16 décembre 2009, que la S.P.A de Paris (dont le siège se trouve au 39 boulevard Berthier) ose, sans vergogne, envoyer un peu partout en Côte d'or, où elle n'a aucune filiale. Il s'agit évidemment, comme d'habitude, d'un appel aux dons. Je vous soumets deux phrases relevées dans cette lettre : « Les 600 salariés de la S.P.A sont mobilisés pour m'aider à accomplir ma mission» et « nous avons besoin de vous pour nous aider à surmonter cette difficulté conjoncturelle». Il faut un bel aplomb (et peu de scrupules) pour qualifier de «difficulté conjoncturelle» ce que la Cour des Comptes appelle «compromettre sa mission et trahir la confiance de ses donateurs».

Malgré toutes les précautions que nous avons prises, je crains, pour 2010, une baisse des dons, les retombées injustes du scandale parisien s'ajoutant à la crise économique. Or, vous savez que notre S.P.A, qui ne reçoit pas les indemnités de fourrière assurant des ressources substantielles à d'autres S.P.A, vit presque exclusivement des dons et cotisations de ses adhérents et sympathisants. Pour exemple, en 2009, les subventions qui ont été accordées à notre association représentaient 4,45 % de nos recettes ; ce sont nos dons qui composaient les 95,55 % de notre budget. Vous pouvez nous aider, en expliquant dans votre entourage que notre association n'a rien à voir avec la S.P.A de Paris, qui est seule concernée par le scandale, et que nous gérons avec rigueur, sans gaspiller un seul centime, les fonds dont nous disposons.

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Ces chiots, victimes d'un départ malchanceux dans la vie, ont tous été adoptés

Autre sujet de contrariété qui nous a fait perdre du temps : en novembre, des personnes, de plus en plus nombreuses, ont pris contact avec le refuge ; on leur téléphonait, sans se nommer mais en prétendant représenter la S.P.A de Dijon, donc la nôtre. A ceux qui s'étonnaient, on répondait que «c'était pour un sondage commandé par la S.P.A de Dijon». Vous devinez facilement que nous n'avons jamais eu l'idée saugrenue de lancer une pareille opération, et que nous ne nous permettrions pas de prendre contact de façon aussi cavalière. Soupçonnant une quelconque escroquerie, j'ai demandé au Bien Public de publier une mise en garde, ce qui a été fait. Les appels continuant de plus belle, j'ai pris conseil et porté plainte, directement auprès du Procureur de la République, pour usurpation de titre. Probablement connaîtrons-nous un jour prochain le fin mot de l'histoire... En attendant, vous pouvez constater que nous sommes confrontés à des faits graves, qui nous obligent à réagir et s'ajoutent à notre mission de protection animale, déjà très lourde et variée, et à laquelle nous devrions pouvoir nous consacrer exclusivement.

2009 a été pour nous tous, bénévoles et employés, une année très difficile. Les premiers effets de la crise économique se sont faits sentir, et nous avons hébergé cet été jusqu'à 274 animaux. Cet hiver, notre capacité d'accueil est encore largement dépassée. Tous les membres de l'équipe se serrent les coudes pour faire face à l'adversité : les animaliers, qui travaillent dans le froid, ont, comme tout le monde, mal au dos ou à la gorge, un gros rhume, voire une bronchite... Pas un seul jour d'absence. En forme ou pas, ils sont tous là, chaque matin avant l'heure, et ne quittent le refuge que lorsqu'ils estiment s'être occupés comme il convient des bêtes dont ils ont la charge : souvent, l'heure est largement dépassée... Depuis des mois, personne n'a demandé un seul jour de vacances. Tous assument la situation et le surcroît de travail, avec un grand sens des responsabilités. Et cette remarque s'applique aussi , bien sûr, à ceux, employés ou bénévoles, qui effectuent un travail administratif, ainsi qu'aux bénévoles auprès des animaux.

Quant aux employés, très dévoués vous l'avez compris : il y a Jeanine, seule employée en CDI, qui cumule les fonctions de gardienne, chef-animalière, infirmière et conseillère d'adoption; Danièle, Carine, Yann, animaliers à temps partiel; Danièle se charge également d'aller chercher, partout en France, les animaux adoptés au refuge que leurs maîtres ont perdus ou laissés (heureusement, c'est assez rare, et la majorité des adoptions réalisées sont de bonnes adoptions) ; Claude, bricoleur et animalier remplaçant, à temps partiel; excellent menuisier, bon peintre, il aménage actuellement la buanderie pour qu'on y puisse accueillir dans de meilleures conditions les nouveaux animaux de compagnie qu'on nous abandonne. (Actuellement, nous avons même un chinchilla, en plus des lapins, furets et cochons d'Inde habituels !). Il a récemment embauché Yann et Jean-Charles afin d'épandre neuf tonnes de gravier dans les cours, pour que nos chiens ne pataugent plus dans la boue; Jean-Charles, bricoleur à temps partiel, qui a rénové notre installation électrique, chauffage compris, et qui remet en peinture les chatteries et divers locaux; Agnès, à temps partiel également, qui se partage entre le secrétariat, au centre ville, et le refuge où elle accueille et renseigne les visiteurs. Le contrat aidé de Mélanie s'achevant début février, nous cherchons à la remplacer, et le recrutement s'avère laborieux.

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L'adoption rend heureux, et le bonheur rend beau.

Pour nettoyer, soigner, nourrir toutes ces bêtes, pour recevoir les visiteurs l'après-midi, recueillir les abandons et procéder aux adoptions, pour effectuer nos très nombreuses charges administratives, satisfaire à toutes nos obligations et gérer les différents aspects de notre oeuvre de protection animale (enquêtes pour maltraitance, actions en justice, suivi des animaux adoptés, travaux d'entretien du refuge, relations extérieures, gestion du site internet, correspondance, fournisseurs, stérilisation hors refuge de chats errants, rapports et dossiers à envoyer aux différentes administrations, etc...) nous n'avons que 8 employés, dont 7 à temps partiel et sous contrats aidés par l'état. Cela représente 222 heures de travail par semaine, ou encore 6,2 employés en équivalent temps plein. Sachant qu'il nous faut, chaque semaine, consacrer 112 heures au nettoyage des boxes et des chatteries et à la distribution de nourriture, (4 employés pendant 4 heures chaque jour), 15 heures à la présentation des animaux à la visite vétérinaire, aux soins médicaux, aux distributions quotidiennes de médicaments et aux déplacements pour emmener les bêtes à la clinique et les ramener, 40 heures à l'accueil des adoptants au refuge (2 personnes sont nécessaires), 30 heures au minimum aux réparations, bricolages (notre refuge, datant de 1919, est d'une vétusté effroyable, et il y a toujours un mur qui se fend, un plafond qui s'effondre, une porte à changer, une poutre qui cède, une canalisation qui gèle, un grillage qui rouille) et au déchargement des palettes de nourriture et de litière, voyages à la décharge etc... vous constaterez que cela représente -au moins, car j'en oublie certainement- 5,6 employés en équivalent temps plein. Reste donc 0,6 employé -si l'on peut dire !- pour tout ce qui doit être fait au secrétariat. Vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis que presque toute la gestion administrative, qui représente une charge de travail écrasante, est effectuée, bénévolement bien sûr, par quelques administrateurs. Une fois de plus, il me faut rendre hommage à Odile Boch, Trésorière, qui me seconde efficacement, travaillant chaque jour pendant des heures sans épargner sa peine. Et je remercie Jean Coron, qui s'occupe du site internet; Marie-Noëlle Ghisalberti, qui pilote les bénévoles auprès des animaux; Jean-François Jompierre, qui règne sur la pharmacie, et je demande pardon à tous ceux que je ne puis citer ici. En ce qui me concerne, je consacre chaque jour à l'association le plus clair de mon temps, en étant perpétuellement débordée malgré un travail acharné.

L'état nous rembourse une bonne partie du salaire des 7 employés sous contrats aidés, à temps partiel et à durée déterminée, et nous sommes exonérés de la plupart des charges sociales. Cette situation est très intéressante financièrement, mais il y a un revers à la médaille : recrutements fréquents et difficiles, temps à consacrer à la formation des personnes recrutées, dossiers divers à renseigner, possibilité, pour l'employé, de s'en aller du jour au lendemain s'il trouve un emploi en C.D.I. -cela vient de nous arriver- etc...

L'évolution de la société a évidemment des répercussions sur la vie quotidienne du refuge. J'en veux pour preuves les deux anecdotes suivantes, assez tristes : Depuis 1996, date à laquelle vous m'avez élue à la présidence de notre association, je me suis trouvée confrontée à bien des misères, à des faits révoltants, mais ceux que je porte à votre connaissance m'ont laissée pantoise. Cet été, on nous a volé une chienne. C'était déjà arrivé une fois, un jour de portes ouvertes: des jeunes gens s'étaient sauvés en courant, bousculant tout le monde, l'un d'entre eux tenant un teckel par la peau du cou. Mais cette fois, c'est une chienne berger allemand âgée de 10 ans, et qui venait de subir une hystérectomie, que deux malandrins ont jetée, un dimanche après-midi, par-dessus le mur du refuge fermé, après l'avoir prise dans son box. Ils avaient profité de l'absence tout-à-fait exceptionnelle de notre gardienne, qui venait de perdre sa mère, et réussi à neutraliser la chienne de garde, pourtant peu amène, en l'attachant. Heureusement, l'histoire, qui nous a tous beaucoup inquiétés, s'est bien terminée grâce à l'aide inespérée de plusieurs personnes et à un heureux concours de circonstances. Colline nous a été rapidement restituée par la police, elle n'avait pas souffert ; elle a été adoptée depuis et coule des jours heureux auprès de bons maîtres.

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La chienne Colline

La deuxième anecdote s'est déroulée lors de la dernière journée "portes ouvertes" : la gardienne a découvert, devant le refuge, sur le trottoir, à même le sol, par temps froid et pluvieux, une chienne doberman âgée, paralysée – elle ne pouvait plus se mouvoir du tout – couverte d'escarres sur tout le côté gauche (celui sur lequel elle se couchait), les pattes écorchées, agonisante...Un mot, rédigé sur une enveloppe, était glissé sous le corps de la chienne : "Je sollicite votre intervention pour euthanasier ma chienne car nous souffrons et avons peu de moyens financiers". Le manque d'argent, on peut comprendre, (encore que, renseignements pris, car nous avons su qui étaient les abandonneurs, ils auraient eu les moyens de recourir à un vétérinaire). Mais les procédés employés sont inacceptables : abandonner un animal mourant dans le froid, le priver de ses maîtres et le mettre dans la situation la plus inconfortable et la plus aléatoire possible au moment où il a le plus besoin de réconfort...n'avoir pas le courage de se présenter, s'enfuir sans savoir ce qu'il adviendra de la pauvre bête, livrée aux regards d'une foule curieuse, infliger aux visiteurs ce spectacle navrant...Vous n' en doutez pas, nous avons fait ce qu'il fallait. Mais nous étions écoeurés, et l'énergie nous a quelque peu manqué pour animer le reste de la journée.

Heureusement, il y a aussi tous ces gens formidables ( certains sont adhérents) qui viennent spécialement au refuge pour adopter un de ces "cas des cailloux" que nous présentons dans le Bien Public et sur notre site internet. Ils furent plus nombreux encore cette année que l'an dernier ; certains récidivent, ayant gardé un bon souvenir de leur première adoption. Et nos vieux chiens, nos chats handicapés, toutes ces bêtes dont on nous disait, en 1996, qu'elles "ne seraient jamais adoptées" trouvent une famille aimante, un foyer accueillant. Comme chaque année, nous remercierons, le 22 avril prochain, en leur attribuant un diplôme de « Compagnon de Saint-François d'Assise », ces personnes au grand cœur. Comme d'habitude, nous publierons les photos de cette réunion sur notre site internet, dans la rubrique « distinctions ».

Nous avons accueilli, en 2009, comme les années précédentes, des animaux en provenance de tout le département, et nous avons procédé pour chacun d'entre eux à la mise en état sanitaire et légale nécessaire avant de les proposer à l'adoption. Tous les animaux, quels que soient leur âge, leur race, leur état sanitaire à l'arrivée, leur statut (animal abandonné ou animal trouvé), ont été systématiquement soignés, identifiés, vaccinés contre les maladies courantes de leur espèce. Les chats, mâles et femelles, ont été stérilisés et testés contre la leucose et le F.I.V. Les chiennes ont été stérilisées avant leur sortie du refuge pour adoption. Fidèles au principe que nous avons adopté, tous ensemble, dès 1996, nous n'avons effectué aucune euthanasie libératoire ni côté refuge ni côté fourrière, et le fait est assez exceptionnel pour être signalé. Tous les animaux qui sont entrés dans les bâtiments fourrière -que nous nommons «chenil d'isolation» et «chatterie d'isolation»- en sont ressortis, après mise en état sanitaire, pour être installés au refuge, en attente d'adoption. (Ce sont les animaux «trouvés» qui doivent obligatoirement être inscrits en fourrière, contrairement à ceux qui sont abandonnés au refuge par leur maître). Nous n'avons pratiqué que quelques euthanasies médicales, lorsque la médecine vétérinaire s'est déclarée impuissante à soigner l'animal et à soulager sa souffrance. Pour fixer les idées, depuis 1996, nous faisons pratiquer environ une dizaine d'euthanasies, par nécessité médicale, au total, par an. A titre d'exemple, euthanasies pour l'année 2009 : au refuge, 3 chiens et 3 chats ; en fourrière, 2 chiens et 1 chat. Chaque fois, il s'agissait de cas désespérés.

Les chiens qui ont été saisis le 9 juin dans l'élevage fermé par décision de justice sont enfin adoptables, et cette nouvelle va faire plaisir à ceux qui s'interrogeaient à leur sujet. Ces chiens nous avaient été confiés, le jour même de leur saisie, mais si nous en avions la garde, nous n'en avions pas la propriété et ne pouvions pas, par conséquent, les proposer à l'adoption. Le procès de l'éleveur a eu lieu cet été. Nous avions demandé au tribunal de nous accorder la propriété des animaux, mais celui-ci s'est déclaré incompétent à ce sujet, après avoir rendu son jugement sur les autres points en question. L'éleveur faisant appel du jugement, cette situation préjudiciable aux chiens aurait pu durer encore longtemps. Heureusement, l'éleveur s'est enfin décidé à nous permettre de les faire adopter.

Dès leur arrivée au refuge, ils avaient été soignés et réconfortés : une chienne très âgée, des cockers atteints de démodécie, l'un d'entre eux ayant été hospitalisé fort longtemps et suivant encore à présent un traitement, deux jeunes chiens amputés l'un du carpe, l'autre de l'extrémité d'un postérieur, une chienne craintive au point de se déplacer en rampant à son arrivée etc... toute une petite troupe qui ne cachait pas sa joie de découvrir le refuge, de disposer de vrais boxes au lieu de cages à lapins, de voir le jour au lieu d'être confinée dans un sous-sol, d'être soulagée de ses maux et de recevoir en abondance tout ce dont elle avait besoin, sans lésiner sur les caresses, aussi indispensables que les croquettes... Le bien-être ressenti par ces pauvres bêtes était visible ; leur reconnaissance est touchante. Comme tous les autres chiens et chats hébergés au refuge des Cailloux, ils attendent, confiants, une nouvelle vie, heureuse cette fois.

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Ce cocker a été soigné pendant des mois pour une démodécie

Beaucoup d'entre vous sont impatients de voir aboutir le projet de nouveau refuge, et nous questionnent à ce sujet. Nous n'avons pas beaucoup avancé cette année, je le crains ! On évoque dorénavant la possibilité d'une construction nouvelle, par étapes, sur le même site. Il ne s'agirait donc plus du tout du même projet mais, à la réflexion, l'idée nous semble bonne. En effet, notre emplacement actuel, en plein Dijon, présente bien des avantages. J'espère pouvoir vous en dire plus lors de l'assemblée générale, et j'espère surtout qu'à cette date le projet aura pris forme.

Comme chaque année, je compte sur votre fidélité et votre générosité. Je sais que vous êtes tous très attachés à notre oeuvre commune, et que vous aurez à coeur de nous permettre, grâce à vos dons et cotisations, de continuer à secourir toutes ces bêtes abandonnées, de plus en plus nombreuses, et auxquelles notre refuge offre une chance, un espoir et la vie.

Je vous prie de bien vouloir agréer, cher adhérent, l'expression de ma reconnaissance et de mes meilleurs sentiments.

Le Président

Nicole Bacqué

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Ne tenez pas compte de cet appel si vous avez déjà réglé votre cotisation, et par conséquent reçu votre carte 2010.

Cotisation simple à partir de 19 €

Cotisation membre bienfaiteur à partir de 39 €

Merci de nous adresser, avec votre cotisation, une enveloppe timbrée à vos nom et adresse, qui servira à vous envoyer votre carte d'adhérent ainsi que le reçu fiscal. La S.D.A. étant reconnue d'utilité publique, vous pouvez bénéficier d'une réduction d'impôts de 66 % sur vos dons dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. La cotisation est considérée comme un don. Elle est donc déductible. Si votre don dépasse 20 %, l'avantage fiscal peut être reporté sur 5 ans. Ainsi, lorsque vous donnez 100 € à la S.D.A., cela ne vous coûte en réalité que 34 € car, grâce au reçu fiscal que nous vous adressons, vous pourrez retirer 66 € de la somme que vous devez aux impôts. Si vous désirez donner 100 € à notre association, vous pouvez faire un don de 295 €, car vous économiserez alors 195 € d'impôt. Pour les entreprises, une réduction d'impôts de 60 % de vos dons est permise, dans la limite de 5% du chiffre d'affaires. L'étalement sur 5 ans est possible.

L'assemblée générale de la S.D.A. se tiendra le vendredi 28 mai 2010. Comme d'habitude, chaque adhérent à jour de sa cotisation 2010 sera convoqué par lettre

Berthine Marceau, peintre animalier, bien connue en Bourgogne, adhère avec conviction à notre association. Elle nous a fait don d'une centaine de très jolies affiches représentant des chats. Une affiche-modèle, scannée, est visible sur notre site internet, rubrique « boutique ». Dimensions réelles : 41 cm x 80,5 cm. Ces affiches seront en vente, au prix de 10 € l'une, lors de l'assemblée générale. Il est également possible de commander une affiche par courrier et d'aller la retirer au refuge des Cailloux quelque temps après. En ce cas, ne pas oublier de mettre un post-it portant la mention « affiche» ainsi que votre numéro de téléphone sur le chèque. (On vous téléphonera lorsque l'affiche sera à votre disposition au refuge).

Depuis 30 ans, Berthine, dans sa boutique "Les après-midi de Berthine", 18 rue Charrue à Dijon, peint des animaux, surtout des chats. Elle peut faire le portrait de votre compagnon d'après photo. (http://berthine.marceau.free.fr)

Bien que nous ne disposions pas d'un nombre d'heures de secrétariat suffisant pour toutes les tâches qui nous incombent, et bien que notre maîtrise de l'informatique laisse beaucoup à désirer, nous envisageons d'enregistrer dans notre ordinateur les adresses électroniques de ceux de nos adhérents qui voudraient bien accepter qu'on leur envoie par e-mail la lettre d'appel des cotisations et la convocation à l'assemblée générale. Cela nous permettrait de réaliser des économies importantes, les frais de poste ne cessant d'augmenter. Aussi ne soyez pas surpris par la présentation inhabituelle du bulletin réponse que nous joignons à cette lettre.

N'oubliez pas d'apporter régulièrement au refuge les médicaments que vous n'utilisez plus pour vos animaux, même s'ils sont entamés ou légèrement périmés. Certains médicaments destinés aux humains (antibiotiques en particulier) peuvent être utilisés pour les chiens. Apportez-nous aussi des couvertures, pulls, tissus chauds dont nous garnissons les niches pour garantir les animaux du froid ; des draps pour l'été ; de la nourriture (boîtes, croquettes, légumes frais ou en boîtes, pâtes, riz...).

67 vétérinaires ont signé le protocole d'accord de la SDA. Ces praticiens offrent une visite gratuite à nos adoptants et des tarifs de faveur à notre SPA, pour la stérilisation et le tatouage des chats qui ont été confiés lorsqu'ils étaient chatons. La liste de ces vétérinaires est communiquée aux adoptants. Elle peut être consultée par tous les adhérents.

La Société pour la Défense des Animaux, « Charlotte et les autres... » et Le Chat libre dijonnais coopèrent au sein du R.A.P.A.P.P.E.L. (Rassemblement des associations de protection animale ne pratiquant pas l'euthanasie libératoire). Le R.A.P.A.P.P.E.L. a fait stériliser et tatouer, en 2008, 345 chats des rues, dans toute la Côte d'Or, les sauvant ainsi de la fourrière et de l'euthanasie. Ce nombre sera plus important encore en 2009 : au 15 novembre 2009, le R.A.P.A.P.P.E.L. et «Charlotte et les autres... » ont déjà dépensé plus de 14000 euros en stérilisations de chats errants pour 2009.

60 vétérinaires ont signé le protocole d'accord du R.A.P.A.P.P.E.L. Ces praticiens, disséminés dans toute la Côte d'Or, nous consentent des tarifs de faveur pour la stérilisation et le tatouage des chats errants qui sont nourris sur leur lieu de vie par des bénévoles. Les particuliers ne peuvent adhérer au R.A.P.A.P.P.E.L., qui est une association regroupant des associations, mais ils peuvent, s'ils souhaitent soutenir la cause des chats errants, adhérer à «Charlotte et les autres... » Maison des Associations, Boîte AA6, 2 rue des Corroyeurs, 21068 Dijon cédex, et consulter le site internet www.charlotte-et-les-autres.com.

La Fondation 30 Millions d'Amis aide notre refuge. En 2009, elle a acquitté une de nos factures d'aliments pour un montant de 2500 euros et une de nos notes d'honoraires vétérinaires pour un montant de 3500 euros De surcroît, elle nous a aidé à faire adopter nos chiens âgés, en offrant un avoir de 600 € de frais vétérinaires à chaque adoptant d'un « chien doyen ».

N'oubliez pas que vous pouvez établir un testament en faveur de notre association, qui est reconnue d'utilité publique et par conséquent exonérée de droits de mutation. Il existe différentes possibilités. N'hésitez pas à nous demander des modèles de testaments ou à les chercher sur notre site internet, rubrique «dons et legs/testaments».

Il est également possible de souscrire une assurance-vie au profit de l'association. Dans les deux cas (testament ou assurance-vie), il est indispensable de bien préciser la dénomination en entier : Société pour la Défense des Animaux de Bourgogne et de Franche-Comté, et l'adresse exacte du refuge : 5, rue Django Reinhardt à Dijon.

Grâce à Arnaud Métral et à la société Evonux, www.evonux.com, la S.D.A. dispose d'un outil très performant, son site internet www.spa-des-cailloux.com. Tout au long de l'année, nous avons pu constater que le site faisait connaître notre association, attirait des adoptants au refuge, était à l'origine d'agréables surprises. Pour notre S.P.A., c'est un progrès considérable, pour lequel il convient de dire de nouveau notre reconnaissance à Arnaud Métral.

Il nous faut aussi remercier Jean Coron, notre web-master, qui vient chaque semaine au secrétariat pour mettre à jour le site, ainsi que Colette Descaves, qui prend les photos numériques. Un web-master assistant serait le bienvenu.

Il s'avère que notre site internet rencontre un très vif succès. Nous recherchons donc des « sponsors » et nos adhérents sont particulièrement bien placés pour nous aider dans cette tâche. Nous pouvons proposer, en échange d'une aide à l'association, cette aide pouvant être financière ou en nature, un partenariat publicitaire sous différentes formes : hébergement de la publicité de notre sponsor sur notre site, avec pose de « liens en dur » sur les pages de sponsoring ou installation de panneaux publicitaires sur les murs du refuge ou dans nos locaux. D'avance, merci à ceux d'entre vous qui nous proposeront des partenaires.

Si vous disposez d'un peu de temps et voulez bien nous aider, de nombreuses activités peuvent vous être proposées, qui seraient fort utiles à l'association : visites de courtoisie post-adoption (nous n'avons pas assez de visiteurs, surtout pour les chats), collecte des remèdes chez les vétérinaires, bricolage et maintenance, travail administratif, caresses et coups de brosse aux chats, pour lesquels nous manquons de bénévoles réguliers, promenades et sorties dans les cours des chiens, organisation des journées portes ouvertes et autres manifestations etc...

L'organisation de collectes de nourriture (dans les grandes surfaces par exemple) est une activité supplémentaire que nous ne sommes pas toujours en mesure d'assumer (manque de temps, de bénévoles...) Si le coeur vous en dit, si vous pouvez en organiser une, merci de prendre contact. C'est d'autant plus important que la banque alimentaire nous donne beaucoup moins de nourriture qu'avant : nous n'y allons plus que deux jours par semaine, et on ne nous donne plus que ce que les « restos du coeur » ont refusé. Avant que la banque alimentaire ne soit créée, nous allions tous les jours recueillir à Carrefour – Quétigny les invendus périmés, et cela nous permettait de confectionner d'excellentes soupes pour les chiens.

Sont en vente au refuge : des auto-collants, des stylos lumineux, des aimants représentant des animaux, des bijoux de téléphone portable, des peluches, os en buffle, porte-clefs, mallettes de transport pour chats, laisses et colliers, jouets pour animaux, les revues de la Confédération, les calendriers 2010, des auto-collants et de nombreux nouveaux objets de propagande, ainsi que de très jolis petits sujets en provenance de Bali.

Marché de Noël. Comme l'année dernière, la Ville de Dijon nous a accordé un chalet, sur le marché de Noël, Place de la Libération, les 24 et 31 décembre. Des bénévoles ont bravé le froid et se sont relayés pour vendre aux passants divers petits objets. Une somme rondelette a ainsi été collectée, au profit de nos protégés.

La Confédération des S.P.A. de France fédère plus de 250 associations régionales, dont la nôtre. Chacune de ces associations est bénévole, autonome, indépendante et gère un budget qu'elle ne doit qu'à elle-même. Contrairement à une idée largement répandue, il n'existe pas de S.P.A. nationale regroupant et aidant toutes les S.P.A. de France. La SPA de Dijon n'a aucun lien avec la SPA de Paris, qui ne fait pas partie de la Confédération des SPA de France. Une nouvelle fois cette année, la SPA de Paris a envoyé dans notre département (et probablement dans toute la France), un appel aux dons, alors que l'accueil des animaux abandonnés et trouvés, la stérilisation massive des chats errants et le secours aux animaux maltraités sont assurés, dans notre région, par des associations confédérées à Lyon, comme la nôtre. Certains Côte d'Oriens envoient leur contribution à Paris, en pensant nous aider, et convaincus que leur participation nous sera reversée, alors qu'il n'en est rien, évidemment. Il ne se passe pas de semaine sans que nous recevions au moins une lettre (demande d'aide ou d'enquête) dans une enveloppe au dos de laquelle trône une des fameuses vignettes largement distribuées par la SPA de Paris. Le rédacteur de la lettre (qui n'est pas adhérent de notre SPA, mais croit cependant l'être) est persuadé qu'il s'adresse à « sa » SPA. Il arrive même assez souvent qu'il fasse état du don qu'il a versé à Paris avant de présenter sa demande ! De surcroît, cette année encore, une vente de petits objets a été organisée chez certains commerçants. Quelques-uns d'entre eux nous ont dit avoir cru qu'ils les vendaient à notre profit !

Si vous le pouvez, adhérez aussi, même symboliquement (pas de montant minimum) à l'Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs – 10, place Léon Blum. 75011 Paris. La souffrance que l'homme inflige aux animaux qu'il destine à sa consommation est si intolérable qu'il devient difficile, voire impossible, de manger de la viande lorsqu'on sait comment sont traités et abattus les animaux de boucherie. Cette oeuvre courageuse est présidée par le Docteur Jean-Pierre Kieffer. (Nicole Bacqué, qui siège au Conseil Départemental de la santé et de la protection animales où elle représente notre association, est également la suppléante de Jean-Pierre Kieffer au sein de ce conseil).

Pour mémoire, sont « Chevaliers de Saint-François d'Assise » (titre rare décerné aux personnes ayant considérablement aidé l'association au cours d'une longue période) :

Jean-Claude Jeannin

André Desvignes

Docteur Stéphane Cadorel (Direction des Services Vétérinaires)

Jean-Luc Rémy

Claude Gaudeaux

Marius Estivalet

Docteur Franck Capotosto (vétérinaire)

Michèle Pennequin (qui est aussi Présidente d'honneur de « Charlotte et les autres... »)

André Guyot

Maître Sandrine Anne (avocat)

Docteur Dominique Métral (médecin)

Jacqueline Gros

Jean-François Devalière

Depuis quelques années, nous avons pris l'habitude de décerner un « Caillou d'or » (symbolisé par une petite statuette représentant un chat) à un vétérinaire praticien, pour son esprit protection animale, sa bienveillance à l'égard de notre association et l'accueil chaleureux qu'il réserve à nos adoptants.

Pour mémoire : Caillou d'Or 2000 : Docteur Philippe Behiels

Caillou d'Or 2001 : Docteur Isabelle Molli-Mougeot

Caillou d'Or 2002 : Docteur Gabriel Grée

Caillou d'Or 2003 : Docteur Franck Capotosto

Caillou d'Or 2004 : Docteur Cédric Lescure

Caillou d'Or 2006 : Docteur Stéphane Cadorel (Direction des

Services Vétérinaires)

Caillou d'Or 2008 : Docteur François Maisonneuve

Caillou d'Or 2009 : Docteur René-Paul Lomi (Direction des

Services Vétérinaires)

En 2009, nous avons crée une nouvelle distinction, la médaille de la S.P.A. De Dijon, afin de rendre un hommage appuyé à Michèle Pennequin, bienfaitrice de l'association.


Lettre d'appel des cotisations 2009

Cher adhérent,

J'aurais quantité d'informations à porter à votre connaissance concernant l'activité 2008 de notre association, les difficultés qu'il a fallu résoudre, celles qui perdurent, les réussites obtenues, les contrariétés et les satisfactions, mais je préfère vous conter d'abord quelques histoires de bêtes, sources de chagrin ou de joie car, si nous nous appliquons à faire fonctionner cette énorme machine qu'est le refuge, véritable entreprise -mais entreprise sans but lucratif, et dont le fonctionnement est assuré en majeure partie par des bénévoles, - c'est évidemment dans le seul but de venir en aide aux animaux malheureux, pour lesquels nous sommes bien souvent la dernière chance de salut.

Des dijonnais découvrent dans leur jardin un chaton tigré roux qui crie famine et se déplace sur trois pattes. Apitoyés, ils le nourrissent, le baptisent Carotte et font procéder aux premiers soins par leur vétérinaire, avant de l'apporter au refuge. Diagnostic : fracture du coude ancienne, consolidée, trop tard pour opérer. On imagine la détresse dans laquelle s'est trouvée cette petite bête, abandonnée et souffrant le martyre, pendant tout le temps nécessaire à la consolidation. Carotte, devenue Leslie, a peu à peu repris confiance, à force de tendresse et de bons soins. Retranchée dans sa petite cage de la chatterie d'isolation, elle en a fait son paradis : enfin un endroit où l'on ne souffre pas, où l'on a chaud, où l'on mange à sa faim !

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Le chaton Carotte-Leslie, adopté

Onze ans, une santé de fer, une pêche d'enfer et un caractère en or : malgré toutes ses qualités, malgré son âge, malgré tant d'années passées ensemble, Homère, superbe labrador sable, doit faire face à un abandon ; ses maîtres attendent l'arrivée d'un bébé, le chien est devenu encombrant.

Trouvé près de la gare de Velars, un matou mal en point est apporté au refuge. Après quelques semaines de soins, le chat Janvier, en pleine forme, rejoint en chatterie ses compagnons d'infortune. Il ne reste plus qu'à lui chercher un bon maître, et ce n'est pas le plus facile, car il a souffert si longtemps d'une gale auriculaire, parasite provoquant des démangeaisons insupportables, que cette affection a provoqué un othématome : l'oreille du chat est toute fripée, plissée, ratatinée, et le restera, bien qu'il soit guéri.

Grande joie en novembre dernier : du fin fond de l'Yonne, un jeune couple est venu pour adopter le chien Baptiste, au refuge depuis le 6 avril 1999 et jamais adopté malgré un article dans le journal et diverses incitations à l'adoption. Une malchance incompréhensible semblait s'acharner sur ce brave chien. A l'âge de dix ans, et après avoir séjourné presque neuf ans au refuge, notre Baptiste découvre enfin la vraie vie, et l'affection de bons maîtres qui consacrent une grande partie de leur temps à lui rendre la vie douce.

Je n'en finirais pas d'évoquer les «cas» que nous recevons à longueur d'année et que nous parvenons à faire adopter malgré une infirmité, une difficulté particulière qu'ils présentent ou le peu de temps qu'il leur reste à vivre : Heidi, seize ans et des tumeurs mammaires, trouvée dans un champ à Dijon Valmy, adoptée en toute connaissance de cause afin qu'elle puisse mourir au chaud, et blottie dans des bras rassurants, après avoir été choyée pendant quelque temps. Lambert, jeune fox tricolore oublié sur l'autoroute, adopté malgré les séquelles d'une attaque, conséquence probable du stress, qui survint peu avant son arrivée au refuge ; chiens abandonnés en raison de leur âge, sous divers faux prétextes, le cocker Norway parce que son maître partait pour l'Espagne, la chienne Patka parce que le sien abandonnait ses fonctions de gardiennage, le berger allemand Luigi parce que ses maîtres divorçaient, le braque Oliver parce qu'il ne chassait plus...

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Le gentil teckel Ralph attend toujours un maître

On pourrait citer aussi Sophia et Snoopy, bichons maltais inséparables, la première guidant le second, devenu aveugle ; Titus et Mirette, chiens âgés arrivant au refuge parce que le maître de l'un entrait à l'hôpital et la maîtresse de l'autre en maison de retraite ; des chats timides traumatisés, dans les chatteries surpeuplées, par le nombre de leurs congénères : Capucine qui n'osait plus faire sa toilette, Jacob qui ne mangeait pas si quelqu'un ne restait pas auprès de lui ; Hubert le chaton borgne, Harold le chat courageux arrivé au refuge pantelant, borgne, la gorge déchirée d'où coulait un mélange de sang et de pus... José, le vieux chien qui cherchait sa pitance dans les poubelles d'Auxonne... Tous ont été adoptés et coulent des jours heureux...

Je pense aussi au vieux chien de chasse Hippolyte, lâché dans la ville de Bèze pour qu'il aille mourir ailleurs, au chat Isaac qui trouvait refuge dans les égoûts d'Aloxe-Corton et qui arriva au refuge enfermé dans une cage pour oiseaux, au teckel Ralph abandonné à cause d'un cancer des testicules, que nous avons pu faire opérer et pour lequel le risque de métastases est très faible...

Le 29 mai prochain, nous remettrons à tous ceux qui, au cours de l'année, ont accueilli un de ces «cas des cailloux», leur diplôme de «Compagnon de Saint-François d'Assise». Un grand merci aux personnalités qui acceptent régulièrement d'honorer de leur présence cette petite réunion, conférant davantage de solennité à la remise des récompenses, et démontrant par leur présence l'importance que les collectivités locales accordent à ces actions généreuses et l'estime qu'ils portent à ceux qui les accomplissent. Vous pouvez voir les photos des réunions passées sur notre site internet, dans la rubrique «distinctions».

Nous avons, nous, adhérents de la S.D.A., la volonté, et l'honnêteté aussi, de mettre nos convictions en pratique. Car c'est bien beau de se réunir tous autour du refus de l'euthanasie libératoire, d'être légitimement indigné par le fait qu'on puisse envisager de mettre à mort un animal qu'il est possible de soigner, et même s'il est jeune, beau et en pleine santé, simplement pour dégager une place, encore faut-il faire ce qu'il faut pour que la belle idée de la chance donnée à chaque animal puisse être réalisable. En effet, il faut bien libérer les boxes pour les animaux qui arrivent, donc faire adopter tous ceux qui échouent au refuge. Et nous constatons, depuis 1996, sans que faiblisse jamais la détermination et l'engagement de chacun d'entre nous, que les adhérents de la S.D.A. se donnent les moyens de faire vivre leurs convictions, en accordant à leur association le soutien financier important qui est nécessaire à la réalisation de ses missions, et en adoptant les «cas des cailloux» que nous présentons dans le Bien Public et sur notre site internet.

Il y a bel et bien une «exception S.D.A.», je le constate lors de chaque congrès des S.P.A. de France, en discutant avec les autres présidents, stupéfaits que nous parvenions à trouver de bons maîtres pour tous les doyens et éclopés que nous recueillons, d'une part, et que nous arrivions à faire tourner le refuge, à procurer à nos protégés tout ce qui leur est nécessaire, sans recevoir d'indemnités de fourrière, d'autre part. Il faut préciser que bien qu'ayant une activité importante de fourrière, c'est-à-dire d'accueil des animaux errants, nous ne percevons pas d' indemnité des municipalités à ce titre, puisque c'est la S.P.A de Messigny qui, ayant de longue date les contrats avec les municipalités, reçoit la presque totalité des indemnités fourrière des communes du département (Dijon inclus). Or, ces indemnités constituent habituellement la principale ressource des S.P.A., ressource dont nous devons nous passer.

Néanmoins, nous avons accueilli, en 2008, comme les années précédentes, des animaux en provenance de tout le département (voir liste de la provenance des animaux trouvés dans les informations complémentaires) sans compensation financière, et nous avons procédé pour chacun d'entre eux à la mise en état sanitaire et légale nécessaire avant de les proposer à l'adoption. Tous les animaux, quels que soient leur âge, leur race, leur état sanitaire à l'arrivée, leur statut (animal abandonné ou animal trouvé), ont été systématiquement soignés, identifiés, vaccinés contre les maladies courantes de leur espèce. Les chats, mâles et femelles, ont été stérilisés et testés contre la leucose et le F.I.V. Les chiennes ont été stérilisées avant leur sortie du refuge pour adoption. Aucune euthanasie libératoire n'a été effectuée ni côté refuge ni côté fourrière, et le fait est assez exceptionnel pour être signalé. Tous les animaux qui sont entrés dans les bâtiments fourrière -que nous nommons «chenil d'isolation» et «chatterie d'isolation»- en sont ressortis, après mise en état sanitaire, pour être installés au refuge, en attente d'adoption. (Ce sont les animaux «trouvés» qui doivent obligatoirement être inscrits en fourrière, contrairement à ceux qui sont abandonnés au refuge par leur maître). Nous n'avons pratiqué que quelques euthanasies médicales, lorsque la médecine vétérinaire s'est déclarée impuissante à soigner l'animal et à soulager sa souffrance. Pour fixer les idées, depuis 1996, nous faisons pratiquer environ une dizaine d'euthanasies, par nécessité médicale, au total, par an. A titre d'exemple, euthanasies pour l'année 2007 : au refuge, 4 chiens et 3 chats ; en fourrière, 0 chien et 4 chats. Chaque fois, il s'agissait de cas désespérés.

La plupart des animaux arrivant au refuge n'ayant jamais été montrés à un vétérinaire, leur «mise en état sanitaire» coûte cher, mais elle est absolument indispensable. Au total, ce sont 634 animaux (pensionnaires y compris) qui ont transité par notre refuge en 2007. (les statistiques 2008 ne sont pas achevées au moment où j'écris). Pour les six premiers mois de 2008, nous avons déjà pris en charge 314 animaux ; plus de 150 familles nous ont déjà confié leur animal en pension. Et les mois les plus chargés (juillet-août) n'ont pas encore été pris en compte, puisqu'ils font partie du second semestre, de loin le plus important.

Il ne faut pas oublier cependant que, si nous évoquons beaucoup les «cas des cailloux» parce qu'il faut les mettre en lumière pour qu'ils soient adoptés, la plupart de nos protégés sont des animaux jeunes, en bonne santé, assez souvent dotés d'un pédigree, document que nous nous empressons d'ailleurs de détruire. En janvier, on abandonne beaucoup les «cadeaux de Noël» : le chiot ou le chaton qu'on ne désirait pas, mais qu'on n'a pas osé refuser à celui qui l'offrait. Une allergie imaginaire sert parfois de prétexte. Assez souvent, sont abandonnés des animaux qui viennent d'être achetés dans une animalerie : chiots et chatons, parce qu'un enfant, qui a beaucoup insisté pour qu'on lui achète un compagnon à quatre pattes, ne s'en occupe plus au bout de quelques jours ; nouveaux animaux de compagnie (furets, souris, oiseaux, octodons, lapins...) parce qu'on ne sait pas comment il faut s'en occuper, ou simplement parce qu'on s'est rendu compte peu après l'achat que les besoins liés à leur espèce ne sont pas compatibles avec le mode de vie des humains.

Mais, en grande majorité, ce sont des animaux «trouvés» qui arrivent au refuge.(Ce sont en fait soit des abandons déguisés, soit des abandons particulièrement lâches : on jette l'animal dans la nature au lieu de le déposer dans un refuge). S'ils viennent de tout le département, beaucoup ont été trouvés à Dijon par des dijonnais.

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Pourquoi m'avoir acheté, si c'était pour m'abandonner à la première occasion ?

Des nouvelles concernant le projet de nouveau refuge : un programme de construction et des besoins a été établi, bénévolement, par Jean-François Devalière, architecte en chef honoraire de la Ville de Dijon et membre de notre association. Ce travail très important a nécessité, en plus des compétences techniques indispensables, de nombreuses séances de concertation, des visites d'étude au refuge etc... Pierre Chaillot et moi-même avons participé de notre mieux, mais c'est Jean-François qui portait la responsabilité du projet avec tous les soucis que cela implique (et même plusieurs nuits d'insomnie !), et qui effectuait le travail. Nous sommes allés tous les trois, l'été dernier, remettre le dossier à Mme Carole Chalopin, Directrice du service de gestion du patrimoine de la Ville de Dijon, dont M. Alain Millot m'avait proposé l'aide précieuse. Enfin, Pierre Chaillot et moi-même avons été reçus à la Mairie le 23 décembre dernier, pour une concertation au sujet du projet, par M. Alain Millot, Premier Adjoint, et par M. Laurent Grandguillaume, adjoint au Maire, assistés par le Directeur général des services. Nous avons été très satisfaits de cette réunion, et sommes particulièrement reconnaissants à la Ville de Dijon de l'intérêt qu'elle porte à ce dossier et de la bienveillance qu'elle manifeste à l'égard de notre association. Nous avons par ailleurs sollicité un entretien auprès de M. François Sauvadet, Président du Conseil Général, et attendons que soit fixée la date de cette rencontre, dont nous espérons également beaucoup. Je ne manquerai pas de vous tenir régulièrement au courant ; je sais que vous attendez tous avec impatience le «déménagement» de notre refuge, qui permettra enfin à notre association de fonctionner normalement dans des installations respectant les normes actuelles (nos locaux sont conformes aux normes en vigueur... en 1919 !) mais une telle réalisation ne peut pas voir le jour rapidement. Vous avez néanmoins compris que désormais tous les espoirs nous sont permis.

Sujet d'inquiétude : l'augmentation très importante de nos dépenses obligatoires. Les médicaments tout d'abord, pour lesquels nous ne faisions, auparavant, que quelques rares dépenses, vraiment minimes, auprès de la centrale d'achat des vétérinaires. Les nouvelles lois entourant le médicament nous sont toutes défavorables, et leurs conséquences néfastes nous privent de nos sources d'approvisionnement habituelles : certains vétérinaires, qui nous donnaient leurs médicaments périmés, donc devenus invendables, mais néanmoins toujours utilisables pendant un certain temps, n'osent plus le faire en ce moment (il est interdit de donner un remède soumis à prescription sans avoir consulté l'animal et rédigé une ordonnance. Cette précaution, peut-être justifiée dans certains cas, devient inepte en ce qui nous concerne, puisque ce sont nos vétérinaires qui gèrent nos remèdes). J'ai moi-même reçu une lettre de «rappel à la loi» parce que j'avais fait paraître dans le Bien Public un petit article pour demander aux particuliers de nous apporter leurs médicaments entamés ou légèrement périmés. Depuis 1996, je faisais paraître cet article deux fois par an, et chaque fois, on assistait au refuge à un véritable défilé de personnes tout heureuses de se défaire pour une bonne cause de remèdes dont leur animal n'avait plus besoin, avec pour résultat plusieurs mètres cubes de spécialités diverses. Je ne pourrai plus le faire sans risquer de mettre l'association dans un mauvais cas. Les tests leucose/F.I.V. nous étaient fournis gratuitement par un laboratoire contre une étude portant sur les résultats. Nous devons désormais acheter les tests, vendus 7 € pièce. (coût en 2007 : 1113 €).

Nous avons en permanence 170 animaux à soigner, plus de 200 en période d'été, et le renouvellement est fréquent (l'un est adopté, le suivant arrive et il faut recommencer les soins). Après quelques mois de dépenses exorbitantes, car notre stock de remèdes, pourtant impressionnant, était pratiquement épuisé, après des périodes de colère, de découragement et d'exaspération, des pétitions demandant que les S.P.A. puissent continuer à se fournir auprès des centrales d'achat des vétérinaires, signées par des milliers de personnes et dont il n'a pas été tenu compte, nous sommes finalement arrivés à une solution, la moins onéreuse possible, et j'ai signé un contrat avec une pharmacie de Saint-Août, dans l'Indre, auprès de laquelle nous commandons à prix réduits les médicaments qu'il nous faut. Mais entre les prix réduits pour soigner 170 bêtes présentes au refuge en même temps, plus de 600 par an, et la gratuité précédente, il y a... une dépense considérable. Un exemple : la première commande effectuée en novembre auprès de la pharmacie de l'Indre, déjà très largement consommée fin décembre, a coûté 1785 €.

Frais vétérinaires : Ils ont augmenté de plus de 33 % en deux ans, et une nouvelle augmentation est intervenue dans l'été. Nous en sommes actuellement à 1600 € par mois en moyenne (contre 837 € en 2005), c'est-à-dire que nos frais vétérinaires ont presque doublé depuis 2005. La bonne volonté et le dévouement de nos vétérinaires, ainsi que les tarifs amicaux qu'ils nous consentent, ne sont évidemment pas en cause.

Nourriture : Avec la viande que nous fournit la banque alimentaire, nous pouvions auparavant préparer la soupe des chiens 5 jours sur 7. Les quantités ayant beaucoup diminué, nous ne pouvons plus préparer qu'une soupe par semaine avec ce qui nous est donné. Et les pâtes que nous ajoutons à la viande ont elles aussi beaucoup augmenté ! Nous nous fournissons auprès de «Mars P.F. France» en palettes d'une tonne d'aliments déclassés. Or, il n'y a plus de croquettes déclassées depuis plus d'un an ; nous devons donc les acheter au prix du commerce. Quant aux boîtes déclassées, pour lesquelles nous ne payions, naguère, que le transport, elles nous sont livrées maintenant presque au prix du commerce, le transport seul étant gratuit. Frais de nourriture pour 2007 : 22714 €.

Salaires : Nos moyens financiers réduits nous obligent à employer essentiellement des personnes ayant droit à des contrats aidés par l'état (contrats d'avenir et contrats d'accompagnement vers l'emploi). Nous n'avons qu'une seule employée en C.D.I. Or, le remboursement par l'état est descendu, pour les personnes que nous employons, à 65 % ou 50 % du salaire pour 20 heures seulement, alors qu'il était naguère de 80 % ou de 85 % sur un nombre d'heures plus important.

Dans le même temps, nos recettes restent pratiquement stables : Les cotisations et dons augmentent légèrement chaque année, mais pas dans la même proportion que nos dépenses obligatoires. Or, notre budget est essentiellement alimenté par nos adhérents. Pour 2006, les dons et cotisations de nos adhérents représentaient 91,51 % de nos recettes, et ils représentaient 96,34 % de nos recettes en 2007. Le total des subventions et indemnités perçues par notre association réprésentait 8,49 % seulement de nos recettes en 2006 et 3,66 % en 2007. (Les variations dépendent des legs perçus, et non d'une diminution des subventions qui nous ont été accordées, pour 2007 et 2008, par la Ville de Dijon et le Conseil Général. Nous n'avons pas encore tous les résultats de nos demandes de subventions pour 2009).

C'est assez dire, une fois de plus, que la S.P.A. des Cailloux n'existe que par la détermination sans faille et la générosité de ses adhérents. Pendant longtemps, une inscription, disparue avec des travaux de rénovation, accueillait les adhérents en visite au refuge : «Nous vivons de vos dons». On aurait pu ajouter : «et de votre volonté». C'est vrai, plus que jamais, et je pense vous l'avoir démontré dans ce qui précède. Nous pouvons légitimement être fiers de notre oeuvre commune, de la qualité de l'entente qui règne entre nous tous et que révèle, chaque année depuis treize ans, le déroulement de l'assemblée générale : comptes approuvés à l'unanimité, administrateurs élus ou réélus à l'unanimité. Alors, à vous tous, merci et bravo !

Je viens ici, une fois de plus, vous proposer de poursuivre cette belle aventure. Je sais que je peux compter sur vous et que, malgré la crise, malgré les difficultés de tous ordres qu'elle génère, malgré l'abondance des sollicitations qui parviennent à chacun d'entre nous, vous continuerez à faire vivre notre association. Je vous en remercie au nom de toutes ces bêtes qui vous doivent la vie et un destin enfin heureux, et au nom de toutes celles qu'en 2009 nous sauverons ensemble.

Je vous prie de bien vouloir agréer, cher adhérent, l'expression de mes meilleurs sentiments.

Le Président,

Nicole Bacqué


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Une bénévole câline les chats.