Chaque année, la situation empire et c'est de plus en plus tôt que le refuge atteint sa capacité maximum d'accueil : on peut d'ores et déjà prédire que dès fin mars ou début avril tous les boxes disponibles seront occupés. Que se passera-t-il de fin juin au 15 août, époque à laquelle il faut, traditionnellement, faire face à un nombre accru d'abandons ?
Que faire, face à ceux à qui l'on demande de différer leur projet d'abandon jusqu'à la prochaine adoption, parce qu'aucun box n'est libre, et qui n'hésitent pas à nous menacer de tuer leur animal ou de le perdre dans les bois si on ne l'accueille pas immédiatement ?
Comment les internautes qui réprouvent ce comportement irresponsable peuvent-ils nous aider, s'ils le veulent bien, à gérer cette situation délicate ? A cette question là, au moins, on peut répondre :
- en militant, dans leur entourage, contre la reproduction. Il y a beaucoup plus d'animaux que de maîtres sérieux. N'aggravons pas la situation en laissant notre chienne ou notre chatte faire une portée. Ces choses-là peuvent être expliquées, gentiment, à nos voisins, à nos amis.
- en venant choisir son compagnon à quatre pattes au refuge, si on a décidé d'avoir un chien ou un chat. La place ainsi libérée permettra d'accueillir un nouvel abandonné.
- en devenant bénévole : il faut beaucoup de monde pour caresser tous ces chats sans maître, pour promener tous ces chiens abandonnés.
- en faisant un don à l'association, pour contribuer à l'entretien des animaux qu'elle héherge, ou en apportant de la nourriture pour chiens et pour chats au refuge.
Surpopulation féline
C'est
par portées entières que les chatons arrivent au refuge
depuis le printemps. Apportés par le maître de la chatte
qui les a mis au monde ou bien trouvés ici et là, ils
ont droit aux mêmes soins.
On les garde au moins un mois
avant de les proposer à l'adoption : ce délai permet
d'effectuer la vaccination et son rappel, de les vermifuger plusieurs
fois et d'apprendre à connaître chacun d'entre eux afin
de renseigner au mieux les adoptants.
Tous ne seront pas adoptés
; il y a trop d'animaux pour le nombre de gens qui en désirent.
Certains, aussi jolis et attachants que les autres, grandiront au
refuge sans avoir trouvé de maître et, à l'âge
de 7 mois, après stérilisation et tatouage, ils iront
rejoindre, dans une des chatteries, les cohortes de chats adultes qui
attendent, durant des années parfois, d'être adoptés.
Chaque
année, la SDA diffuse le même message : il
faut absolument enrayer la reproduction féline.
Aimer
les chats, c'est vouloir leur bien, et donc faire ce qu'il faut pour
éviter la naissance de ces vies innocentes à l'avenir
incertain et dont l'arrivée aggrave le douleureux problème
de la surpopulation féline. Faire stériliser sa chatte
est une nécessité. L'opération, de surcroît,
est bénéfique pour sa santé. Il est prouvé
que les chattes opérées développent moins de
tumeurs mammaires que les autres. Quant aux mâles, il faut
aussi les faire castrer. A la satisfaction de savoir que son chat ne
sera pas l'origine de naissances indésirables s'ajoutera le
plaisir d'avoir un chat moins fugueur et moins bagarreur.
De
nombreux chatons européens, de toutes les couleurs, attendent
un maître au refuge.
On
affiche complet, au refuge, depuis le début de l'été:
la chatterie d'isolation est bondée, il ne reste plus un seul
box individuel, et certaines personnes, au lieu d'attendre, comme on
les en prie, qu'une place se libère, déposent leur chat
devant la porte du refuge ou le jettent par-dessus la grille.
On
se hâte donc de tatouer, stériliser et vacciner les
chats qui arrivent, afin de les répartir le plus vite possible
dans les deux grandes chatteries, où sont réunis les
chats adoptables. Mais, trop nombreux, ayant bénéficié
d'un temps d'isolation et d'adaptation trop court, les chats sont mal
à l'aise parmi leurs congénères: ces animaux si
sociables en viennent à se quereller, ou bien ils
stressent.
C'est
le cas de Valentine,
qui attend pour manger de se sentir protégée par la
présence d'un animalier, de Bruno, qu'il a fallu changer
de chatterie, de Minouche, qui ne descend plus de son perchoir, de
Poussy, qui dort sous la pluie et n'ose rentrer dans l'abri trop
fréquenté, et
de bien d'autres encore...
Si
l'on a décidé d'adopter un petit félin, le
moment est bien choisi: on ajoutera à la joie de choisir un
adorable compagnon à 4 pattes la satisfaction de savoir qu'en
lui offrant le bonheur, on a aussi participé à une
amélioration de la qualité de vie de tous les autres,
en diminuant le nombre des hôtes des chatteries.
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